30 janvier 2011

Shahada - de Burhan Qurbani

Shahada
(Allemagne, 2010)
Réalisation de Burhan Qurbani

Avec Maryam Zaree (Maryam), Jeremias Acheampong (Sammi), Carlo Ljubek (Ismaïl), Marija Škaricic (Leyla), Sergej Moya (Daniel), Vedat Erincin (Vedat), Anne Ratte-Polle (Sarah), Nora Abdel-Maksoud (Renan), Burak Yigit (Sinan), Yolette Thomas (Amira), Alexandros Gehrckens (Kinay), Gerdy Zint (Rainer)...

Festival de berlin 2010 en compétition
Festival de st-jean-de-Luz 2010 - Grand prix
Festival cinessonne 2010 - Grand prix


Synopsis
Berlin de nos jours, trois jeunes musulmans cherchent à concilier leur pratique religieuse au mode de vie occidentale.Ismail, officier de police, est sur le point de rompre avec ses valeurs depuis qu'il est attiré par une jeune clandestine. Sammi est quant à lui déchiré entre sa foi et son désir pour Daniel. Maryam, la fille de l'Imam du quartier, voit sa vie bouleversée suite à une grossesse non désirée.
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Dans les toilettes sordides d’une discothèque, Myriam assisté de sa copine, une pilulle avalée avorte illégalement, sang et douleurs, naissance aussi d’une culpabilité qui n’aura de cesse de grandir, nous le verrons.
Un peu plus loin dans les halles où tout un chacun s’active, démarre l’irruption policière, à la recherche de l’on ne sait pas vraiment qui, mais occasion toutefois d’un contrôle d’identité, titre de séjour, permis de travail, etc…Pour le jeune inspecteur Ismail à la mine décomposée, les yeux cernés de celui qui ne trouve plus le sommeil l’exercice semble fastidieux, pourtant cette fille aux papiers périmés capte toute son attention, deux mains s’effleurent dans une lente caresse et celle-ci peut partir.
Dans les halles où le contrôle s’éternise, le stagiaire Daniel serait un peu le souffre douleur si Sammi ne s’interposait pas fermement entre lui et la brute des halles et ce plusieurs fois par jour. Invité dans la famille De Sammy, il  manifeste son désir de pénétrer les voies du coran, de l’islam.
Trois jeunes musulmans, principalement, un policier qui ne croit pas mais qui laisse le remord et la souffrance envahir son âme, allant jusqu’à mettre en péril sa propre famille. Un jeune enfin envahi de pulsions inexpliqués, mas c’est cela l’amour et qui vacille dangereusement entre des sentiments contradictoires, transformant son désir en haine puisque le coran dit ses pensées impures. Il faudra l’interprétation du vieil Iman, grosso modo "  laisse toi guider par l’amour " ….
Peut-être un peu facile quand on constate les barrières qui ici même subsistent !
Le plus spectaculaire, comment la culpabilité, le sentiment de faute grave, allié à la peur peut vous changer radicalement, transformant l’agneau en passionaria ! La propre fille de l’iman, entrainé dans un délire fiévreux et croyant échappé à une quelconque punition divine, plonge dans un islam des plus acharné ! Dévoré de fièvre, l’esprit ne fait plus la part des choses !
Trouver sa propre limite, tiraillé entre occident et un restant d’origines, quasiment muselé par une profession de foi, la « shahada », les personnages évoluent dans un univers un peu hostile et doivent se plier à des lois qui n’appartiennent qu’à eux, tout comme le pouvoir de les faire sauter d’ailleurs.
Mais face à l’avortement, à l’adultère, au fait d’avoir, accidentellement certes usé d’une vie humaine ne sommes nous tous point là sur un  pied d’égalité !


Burhan Qurbani réalise un film choral où des jeunes musulmans, à la foi pas encore véritablement enracinée errent dans un no man’s land fait de doutes et de craintes. Leurs actes, leurs pensées, leur sexualité les mettent à l’épreuve et un terme semble prédominer : Culpabilité !

CritiKat.Com "...De la vraie « shahada » − la profession de foi musulmane − Burhan Qurbani, jeune réalisateur allemand issu de l’immigration afghane, ne tire pas plus que le titre de sa profession de foi à lui. Soit ce film de fin d’études, où il a pu prouver à l’Académie de Cinéma de Bade-Württemberg avec quelle habileté il maîtrisait la mise en scène carrée et sans fioritures, la création d’une ambiance urbaine d’aujourd’hui bien comme il faut où la musique ethno-électronique anime la grisaille humide, l’écriture d’un scénario faisant s’entrecroiser des intrigues limpides avec sujet de société en toile de fond. Ledit « sujet de société », lui, pris en otage pour cette démonstration d’académisme, ne peut que disparaître sous les gros sabots plombés des récits formatés qui le désincarnent..."
Le Monde.Fr - "Shahada" : comment concilier désirs sexuels et respect du Coran ?
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28 janvier 2011

Angèle et Tony - D' Alix Delaporte

Angèle et Tony 
(France, 2010)

Réalisation & scénario d' 
Alix Delaporte

Avec Clotilde Hesme (Angèle), Grégory Gadebois (Tony), Evelyne Didi (Myriam), Jérôme Huguet (Ryan), Antoine Couleau (Yohan), Patrick Descamps (le grand-père)...

Lauréat du Prix Michel d’Ornano 2010

Synopsis
Un port de pêche en Normandie. Angèle a de bonnes raisons de se construire une nouvelle vie lorsqu'elle débarque dans celle de Tony, marin pêcheur en quête de sentiments.
Malgré le désir qu'il a pour elle, Tony garde ses distances. Angèle le cherche. Tony l'observe. Trop belle, trop déroutante, il ne peut croire qu'elle est là pour lui...
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Angèle et Tony
Un peu  garçon manqué, elle descend les canettes  au goulot, se fait enfiler adossée à un mur de béton pour un troc quasi enfantin, sous son petit cuir noir la jeune femme sait cependant ce qu’elle veut !
Son corps contre un jouet, un super G.I Joe ou un truc du genre pour son mouflet, qu’elle guette à la sortie de l’école, aperçoit et fuit remettant le cadeau au grand-père venu chercher son petit-fils.
Tony lui est patron pêcheur, un peu massif, un peu bourru, pas des masses causant ! Un solitaire, Angèle l’attend au troquet, longuement, elle ne sait pas à quoi il ressemble, une rencontre via internet ou une annonce allez savoir.
Une des forces de ce premier film réside dans le fait d’installer des situations en posant juste les premières pierres, inutiles d’en faire trop, d’en révéler des tonnes, des silences, des non-dits, un sourire gêné, un haussement d’épaule en dise parfois bien plus long.
Deux caractères  que tout semble opposer. Lui plus introverti qu’expansif, elle jeune femme longiligne, un peu sauvage mais déterminée. Que peut-elle bien lui trouver, lui-même se pose la question, tout comme sa mère chez qui il vit. Pour Angèle il faut jongler avec une situation sur le fil du rasoir, entre convocations chez l’officier probatoire, et surtout trouver comment récupérer la garde de son fils.


Alix Delaporte déroule son intrigue, le but caché inavoué d’Angèle, son intégration progressive dans ce groupe du bord de mer, là au milieu des hommes et des femmes de pêcheur, peu à peu Angèle trouve sa place. Au sein de la famille aussi, la force du récit : beaucoup de non-dit, les situations s’imposent sans qu’il faille y mettre des mots, de la grogne des marins, aux pères  disparus, l’un en mer semble-il, l’autre, le compagnon d’Angèle..Nous ne le saurons pas ….Elle seule en garde un souvenir cultivé derrière les barreaux…
Angèle et Tony, une superbe rencontre, aussi belle qu’elle paraissait improbable !
Angèle et Tony également une fantastique interprétation, Clotilde Hesme et  Grégory Gadebois y font merveille donnant toute la mesure de leur art : suggérer sans insister, deux comédiens exceptionnels pour deux personnages puissants ! Ha, et puis aussi le grand plaisir de retrouver l’espace de quelques instants Patrick Descamps….
Voilou sinon le monde de la mer, et plus particulièrement de la pêche est un univers si dur que tout le monde y mérite une seconde chance…
Chaudement recommandé !
Evene.Fr "...La réalisatrice souhaitait que « les spectateurs soient dans le désir de ses héros, que l’on vibre avec eux, que ça emporte ». Son voeu est exaucé. "
Excessif.Com "...Angèle et Tony tient essentiellement à son duo d’interprètes incarné par Clotilde Hesme (Les mystères de Lisbonne) valeur montante du cinéma français et Grégory Gadebois (Une exécution ordinaire), pensionnaire de la Comédie-Française. Les deux comédiens nous offrent ici un jeu naturel tout en retenu et simplicité. .."
CritiKat.Com "..Un premier film avec Clotilde Hesme sélectionné à la Semaine de la Critique de la dernière Mostra, lauréat du prix Michel d’Ornano (meilleur premier film français), on se dit : « tiens, pourquoi pas Angèle et Tony ». Après la projection, la proposition s’est raccourcie : « pourquoi Angèle et Tony ? ».."
Le Monde.Fr - "Angèle et Tony" : le pêcheur ferré par une sauvageonne
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21 janvier 2011

Somewhere - De Sofia Coppola

Somewhere 
(États-Unis, 2010)
Réalisation & Scénario de 
Sofia Coppola

Avec Stephen Dorff (Johnny Marco), Elle Fanning (Cleo), Chris Pontius (Sammy), Michelle Monaghan (Rebecca)...

Lion d'Or au 67ème Festival International Du Cinéma 
De Venise 2010
Synopsis
Johnny Marco, acteur à la réputation sulfureuse, vit au Château Marmont, l’hôtel légendaire de Hollywood. Il se balade en Ferrari, et une ribambelle ininterrompue de filles lui tiennent compagnie. L’esprit embrumé, Johnny dérive sans trop se poser de questions.
Puis, un beau jour, sa fille de 11 ans, Cleo, débarque au Château….

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Somewhere
Le ronronnement, ou plutôt le feulement d’un moteur rythme ce que l’on devine être des tours de pistes. Puissance, accélération et décélération, captés en un seul plan fixe, cette succession de sons nous entraine dans cette ronde, trois, quatre, cinq fois jusqu’à en être lassant.  Las le pilote l’est aussi, comme un enfant de son joujou. Dans son appartement – résidence de luxe au sein d’Hollywood, il alterne les longs instant de solitude avec des fêtes trop arrosées, des étreintes sans amours, des passages en tête à tête avec lui-même entre les murs de ces demeures sans âmes, comme éteintes.
Il faudra l’arrivé imprévu de sa fille, une gamine extravertie, la tête sur les épaules pour le sortir d’une léthargie et d’un ennui  conséquent. Commence alors une lente redécouverte entre ce père, par trop absent et sa fille, enfant de riche, abandonnée à elle-même.
L’espace d’une récréation, qu’ils prolongeront à plaisir le père et la fille vont se redécouvrir, s’amuser comme deux grands enfants, après tout n’en est elle pas encore une, quand à lui n’a t’il jamais cessé de l’être, même contraint d’endosser un habit d’artiste qui semble parfois taillé trop grand pour lui. Après tout il ne doit qu’à sa jolie gueule et très certainement une facilité d’interprétation de s’être hissé si haut. De s’être enfermé dans une tour d’ivoire, et rançon du succès doublé d’un zeste de parano  de se condamner à vivre claquemuré en quelque sorte, les fiestas fréquentes laissant place à de longs moments où l’esprit semble tourner à vide, comme malade de solitude ou de lassitude.
Sofia Coppola reprend des thèmes déjà entrevu notamment dans  « Lost in translation » la solitude magnifiée par ces hôtels-palaces par exemple et qui s’ils vous contraignent à garder la chambre (peur du territoire ennemi) vous coupe d’une réalité. Ici la succession avant l’arrivée de sa fille des multiples plans-séquences, assis sur un sofa, le regard dans le vide, plans que S .Coppola inscrit dans la durée impose le malaise. Le luxe et le confort, la facilité jusqu’à la nausée.
La jeunesse, et enfin un peu d’amour, filial, complicité et premiers éclats de rire réveille la star au bois dormant, le film trouve son second souffle. Mais les séparations sont hélas toujours et encore plus redoutables !

Sofia Coppola signe un film minimaliste, la lenteur, le fait de faire durer certains plans, provoquent des sentiments bien révélateurs, vu de ce vide abyssal où Johnny assis sur son sofa laisse apparaitre un regard complètement vide presque désespéré. Il s’illuminera au contact de sa fille avant de sombrer à nouveau. La solitude rançon non pas du succès mais  de la gloire.
Voila un film délicat où il faut noter l’interprétation fantastique de la jeune Elle Fanning ainsi que le sans faute de Stephen Dorff, il dévoile les fêlures de son personnage,, sur la brèche, petit à petit avec beaucoup de talent.
Voilou, je suis rentré voir ce film sur la pointe des  pieds( ayant fait rarissime lu une ou deux critiques auparavant) et en suis ressorti enchanté. En finesse Sofia Coppola explore son personnage, ses acteurs et ici les faiblesses de ceux qui ont tout…Sauf peut-être l’essentiel…l’amour ?
Fan de Cinema.Com "... La fin de Somewhere, instant suspendu mais trop attendu, laisse presque espérer qu'en abandonnant Johnny Marco à sa possible rédemption, Sofia Coppola laisse aussi derrière elle ses thématiques de jeunesse et offre enfin prochainement une œuvre plus adulte qu'éternellement adolescente..."
CritiKat.Com  "...À court d’idées de scénario et de mise en scène, la réalisatrice recycle péniblement la recette de ses précédents films (la blondeur évanescente d’héroïnes adolescentes, le spleen quatre étoiles des nantis, les hôtels anonymes comme seuls repères), mais le charme de Lost in Translation et de Marie-Antoinette (qui fit grand débat au sein de la rédaction de Critikat à sa sortie) a disparu pour faire place à un mélo neurasthénique et pataud, désespérément ennuyeux et ridicule..."
Le Monde.Fr - "Somewhere" : Hollywood, capitale du spleen, du toc, du rien
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20 janvier 2011

ABEL - De Diego Luna

ABEL
(Mexique, États-Unis, 2010)
Réalisation de 
Diego Luna
Scénario de Diego Luna & Augusto Mendoza.
On notera à la Production exécutive les noms de John Malkovich & Gael García Bernal.

Avec Christopher Ruíz-Esparza (Abel), Karina Gidi (Cecilia), Gerardo Ruíz-Esparza (Paul), Geraldine Alejandra (Selena), José María Yazpik (Anselmo), Carlos Aragón (Fili)...

Synopsis
Abel, 9 ans, ne parle plus depuis que son père a quitté la maison. Un beau jour il retrouve la parole, et se prend pour le chef de famille. Devant ce miracle, nul ne proteste. Jusqu'au jour où un homme sonne à la porte : son père.
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Abel
Impossible de « tuer » l’image d’un père quand celui-ci est absent, que l’on n’a que neuf ans et que depuis le départ de ce dernier on est plongé dans un profond mutisme, de façon presque autistique.
Quand à neuf ans donc l’on rentre chez soi, après deux ans d’hospitalisation, sous traitement certes mais que soudainement la parole vous revienne en même temps qu’une toute nouvelle autorité. Que l’enfant d’hier et d’aujourd’hui endosse  soudain l’autorité du chef de famille, prenne en main l’éducation du tout jeune frère, qu’il considère donc comme son fils, surveille les fréquentations de sa grande sœur (comme sa fille..) Cela va ?  vous me suivez toujours, cet aspect des choses constitue la partie la plus humoristique du film mais à chaque fois affleure pour chaque situation une certaine gravité, l’enfant, roi de retour met en évidence les carences  affectives mais aussi le gouffre béant laissé par le père manquant, sans compter la difficile condition pécuniaire à laquelle la famille et donc principalement la mère doit faire face.
En recréant comme dans un délire schizophrénique la famille menée par un père de neuf ans, au discours posé et parfois surprenant de justesse ( Il semble que durant deux ans Abel , muré dans son silence , ait attentivement écouté, copié les discours des adultes ) Diego Luna crée des situations parfois cocasses, souvent justes.
Le retour du père engendrera un certain malaise puis une certaine vengeance vis-à-vis de celui qui doit occuper une nouvelle place, passant de père à oncle…Et ce n’est pas fini !

Diego Luna tisse une œuvre étrange où une certaine condition humaine, la famille écornée affronte une dure réalité, la santé fragile d’un enfant, aussi proche d’une certaine folie que d’une vérité anecdotique. Une famille encore une fois bouleversée, un père qui se révèle enfin tel qu’il est…
Et pour Abel, me direz vous….A découvrir sur vos écrans bien sur !!!

CritiKat.Com "..Première fiction de l’acteur Diego Luna présentée au dernier festival de Cannes, cette fable intimiste impose son charme espiègle et inquiétant, entre enjouement et sourde détresse. Luna, auteur en devenir ? Abel vaut déjà mieux qu’une promesse..."
Le Monde.Fr - "Abel" : portrait sensible d'une famille sans père
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17 janvier 2011

Poupoupidou - de Gérald Hustache-Mathieu

Poupoupidou
Un film français de 
Gérald Hustache-Mathieu

Avec Jean-Paul Rouve, Sophie Quinton, Guillaume Gouix, Olivier Rabourdin, Clara Ponsot  ...

Synopsis
Il est parisien et l’auteur de polars à succès.
Elle est l’effigie blonde du fromage Belle de Jura, la star de toute la Franche-Comté, persuadée qu’elle était, dans une autre vie, Marilyn Monroe
Quand ils vont se rencontrer à Mouthe, la ville la plus froide de France, lui est en panne totale d’inspiration et elle déjà morte.
“Suicide probable aux somnifères” conclue la gendarmerie. David Rousseau n’y croit pas. En enquêtant sur le passé de Candice Lecoeur, ill est sûr de tenir l’inspiration pour un nouveau roman…
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Quel plaisir en effet de se retrouver plongé dans cette immensité blanche, de croiser des icones et mille et un  symboles de l’imaginaire américain. Ici  à Mouthe, le Jura a des allures de rocheuses, montagnes enneigées, motel isolé tenu par une jeune gothique extravertie, température sibérienne.
Que notre écrivain venu toucher un héritage en forme d’ultime pied de nez, décide de creuser un peu cet apparent fait divers, lui l’auteur en mal d’inspiration et y trouver fouillant la vie de la starlette locale, une possible et certaine matière à son futur roman.
Guidé par les carnets intimes dela jeune morte, il remonte son passé et peu à peu se crée un étrange lien d’autant que le suicide se fait de plus en plus improbable.
Commence alors une reconstitution de la vie de celle qui croyait son destin inexorablement lié à celui de Marilyn.

Là réside une des grandes réussites du film, mettons trois personnages, David Rousseau ( Jean-Paul Rouve, ) en enquêteur-écrivain, dans la tradition des polars US, il roule en Peugeot coupé et s’avère plutôt comme un gentil  looser, une miss locale remarqué à une station service par un photographe de mode. Là encore le mythe US à donf’, le calendrier pneumatique transposé en icône pour le fromage local ! Voici tout la saveur une gentille ironie, établissant un véritable parallèle entre les étapes de la vie de Candice Lecoeur ( Sophie Quinton) et celle de la réelle Marilyn ,l’auteur  nous construit une Marilyn chez les » Bidochon « en quelque sorte.
Autre gage de réussite et troisième entité la nature, la blancheur de Fargo pour lorgner coté Coen , quelques flirts timides avec l’irrationnel pour un léger parfum venu de chez Lynch, et là je regrette que l’on n’ai pas forcé la dose, quitte à nous épargner cette fin rationnelle …je serais volontiers resté sur ma faim, sur une once de mystère non éclairci…afin de pouvoir encore rêver..à Marilyn - Candice …et peut-être voir notre enquêteur définitivement s’installer à Mouthe, enfin céder à aux appels gothiques, poursuivre indéfiniment un fantôme , peut-être y laisser sa raison..Un peu comme Nicholson dans « The Pledge »
Quitte à se désintéresser de l’enquête proprement dite, une part de mystère voire d’irréalité supplémentaire n’aurait pas nuit au film. La fin  gâche un peu, mais juste un iota  le plaisir pris cependant tout au long de ce film au demeurant passionnant car différent de l’ensemble de la production habituelle française.
Fan de Cinéma.Com "...C'est tout le film qui baigne dans ce fantasme du rêve américain avec policier se voyant déjà dans la police montée canadienne et autres clins d'œil amusés et amusants à la mythologie US (et spécialement à celle de l'actrice blonde la plus célèbre d'Hollywood qui aura fait chavirer le cœur de tant d'hommes), le tout pourtant solidement ancrée dans une France provinciale et fière de l'être.
Le Monde.Fr - "Poupoupidou" : en plein coeur d'un Jura polaire, un polar anémié et saugrenu
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13 janvier 2011

Incendies - De Denis Villeneuve

Peut-etre s'y rendre l'esprit libre de toute infos et recevoir ce film comme il vient !

Incendies
(Canada, 2009)
Réalisation &Scénario de
Denis Villeneuve.
Adapté de la pièce de Wajdi Mouawad .


Interprétation : Lubna Azabal (Nawal), Mélissa Désormeaux-Poulin (Jeanne Marwan), Maxim Gaudette (Simon Marwan), Rémy Girard (le notaire Lebel), Abdelghafour Elaaziz (Abou Tarek)...

Prix du Public,Prix du meilleur scénario et Prix du jury des jeunes à la Semaine du cinéma international de Valladolid, Espagne.
Prix de la meilleure actrice pour Lubna Azabal au Festival du film d'Abou Dhabi .
Prix du public du Festival international du film francophone de Namur, Belgique.
Grand prix du Jury au Festival du film de Varsovie.

Synopsis
À la suite du décès de leur mère Nawal Marwan (Lubna Azabal), les jumeaux Jeanne (Mélissa Désormeaux-Poulin) et Simon (Maxim Gaudette) Marwan se voient remettre à la lecture du testament ,deux enveloppes : l'une destinée à un père qu'ils croyaient mort et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l'existence.
Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de sa mère, enfermée dans un mutisme inexpliqué les dernières semaines précédant sa mort. Elle décide immédiatement de partir au Moyen Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien...
Simon, lui, n'a que faire des caprices posthumes de cette mère qui s'est toujours montrée distante. Mais son amour pour sa sœur jumelle le poussera bientôt à rejoindre Jeanne et à sillonner avec elle le pays de leurs ancêtres sur la piste d'une mère bien loin de celle qu'ils ont connue. Ils découvriront peu à peu le lourd passé de leur famille.

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Ce récit, cette histoire, d’une dramaturgie redoutable, (et comment), vous colle littéralement à l’écran. Subtilement construit, ce film ne vous perd pas en chemin malgré les nombreux allers retours entre le passé de Nawal et le présent : Sa fille remonte le temps et nous aussi et sous nos yeux se déroule l’histoire, la tragédie de la mère. En arrière plan le proche orient et le passé du pays se mêle alors à la terrible romance. De souvenirs douloureux ou alors des faits où la honte le dispute à l’honneur. Là aussi où soufflent des remugles de folie, celle des hommes qui s’entretuent plus ou moins cruellement parfois au nom d’un Dieu !
Le Liban reconnaissable en mille et son douloureux passé, voici ce que détricote sur les pas de sa mère, Jeanne. Comme elle nous irons de surprises en douleurs, jusqu’à l’incroyable vérité. Une partie au Liban, l’autre encore au Canada.
La réalisation au cordeau de Denis Villeneuve délivre, entre les gris du Québec et les couleurs du « Sud », , un film fort, terrible dans lequel l’histoire d’une famille suit l’ « Histoire » avec un grand « H » cette fois, celle du sud nous indique le film, découpant le récit par personnages ou encore lieux.
L’occasion aussi de délivrer un point de vue supplémentaire, un témoignage, sur le Liban et les drames qui l’ont traversé au travers une fiction remarquable et son scénario exceptionnel autant d’effrayant.
Voila sans nul doute une des premières claques de ce début d’année, deux heures et quelques que l’on ne voit pas passer !

CritiKat.Com "..Pourtant, Incendies captive, malgré l’agacement qu’il suscite occasionnellement. D’abord, parce que l’histoire inventée par Wajdi Mouawad est d’une imparable puissance dramatique : avec ses allers-retours temporels entre l’enquête des jumeaux au présent et la quête de la mère dans le passé, le film tient en haleine de bout en bout jusqu’à son dernier acte, vraiment bouleversant. ..."
Le Monde.Fr - "Incendies" : comment refléter au cinéma la tragédie du Proche-Orient ?
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10 janvier 2011

Même la pluie (También la Lluvia) - De Icíar Bollaín

Même la pluie
(También la Lluvia, Espagne, Mexique, 2010)

Réalisation de Icíar Bollaín
Scénario de Paul Laverty

Avec Luis Tosar (Costa), Gael García Bernal (Sebastián), Juan Carlos Aduviri (Daniel), Karra Elejalde (Anton), Carlos Santos (Alberto)...

Synopsis
Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d'un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l'un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l'accès à l'eau courante. Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d'un peuple démuni. Ils devront choisir entre soutenir la cause de la population et la poursuite de leur propre entreprise sur laquelle ils ont tout misé. Ce combat pour la justice va bouleverser leur existence.
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L’arrivée d’une équipe de cinéma dans un village Bolivien plutôt placé sous le signe de la pauvreté suscite l’espoir. Ce tournage dans ce coin retiré est une aubaine, avec  à la clé l’embauche de quelques figurants, de ceux qui rempliront les rangs à ceux qui figureront en premier plan … Pour les habitants et aussi pour la production qui voit lo une manne de main d’œuvre bon marché. Si la queue qui se presse dans l’attente du « casting » effraye un peu, une sélection rapide élimine le gros de la troupe pour ne garder que quelques « gueules marquantes » ainsi de Daniel (Juan Carlos Aduviri) au visage amérindien fier et bien marqué et sa jeune sœur.
Les préparatifs, repérages dans cette nature somptueuse commencent alors qu’une gigantesque croix survole les lieux suspendue à un câble, son installation se fait quasi manuellement, et l’on partage l’inquiétude du réalisateur Sébastian (Gael García Bernal) tandis que le producteur Costa (Luis Tosar) rivalise d’optimisme. .  . Et se réjouit de la perspective de financer son film à moindre cout, main-d’ œuvre bon marché et un tournage qui se déroule sans anicroches...Pour l’instant !
Alors que le film avance, occasion pour revenir sur la colonisation et l’esclavagisme qui s’installe en même temps que les hommes de Colomb, une vision à deux faces, l’exploitation de l’homme par l’homme, allant pour cela jusqu’à la barbarie, et l’église désireuse de récupérer les âmes mais bien incapables de sauver les vies. Si l’on peut regretter de passer peut-être un peu trop rapidement, de survoler ce chapitre, tout autant intéressant est l’autre lutte qui s’anime !

Bien contemporaine celle-là, la lutte pour l’eau, cette « Aqua » pour laquelle ils ont construit des collecteurs chargés de leur ramener ce bien précieux l’eau pour la vie. L’eau ce bien précieux et jusque là gratuit. Alors que l’état vient de passer des accords avec de s multinationales, leur octroyant la gestion de ce patrimoine vital, rendant ce don du ciel inaccessible au plus démunis la colère monte, emmené par Daniel la révolte s’installe, perturbant le bon déroulement du film.
Arrivé à son paroxysme, les hommes devront faire des choix, ignorer le conflit, s’enfuir, tourner ailleurs..ou témoigner d’un minimum de compassion et de fraternité..

La réalisatrice Icíar Bollaín aidée de son mari Paul Laverty au script , deux fidèle de Ken Loach, signe ici un film social et comment pourrait-il en être autrement ! Après être passé rapidement sur les deux discours, des faits pour l’un, ceux du colonialisme, faits brutaux sans  concessions, aux discours hélas inefficaces voire hypocrites des missionnaires, remplaçons les amérindiens par des noirs, tout est questions d’âme alors et qui donc en possède une ? Ils affrontent et nous jettent à la figure cette révolte pour l’ « Aqua » . Autre véritable révolution…qui verra cette fois, images d’archives à l’appui les amérindiens gagner face aux multinationales et diable que cela fait du bien !
Animé par une distribution impeccable, Le film trace son chemin, les mentalités s’y révèlent, évoluent, pour notre plus grande satisfaction ! Belle réussite ! 
CritiKat.Com "...La réalisatrice fait également la part belle aux acteurs, dont elle sait capter, à travers un geste ou un regard, le trouble intérieur – les trois interprètes principaux sont remarquables..."
Fan De Cinema -Même la pluie, un film Max Havelaar ! Par Emmanuel Pujol
Le Monde.Fr - "Même la pluie" : le cinéaste et les conquistadors
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Même la pluie - Bande annonce
envoyé par hautetcourt. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

07 janvier 2011

Sound of Noise - De Ola Simonsson & Johannes Stjärne Nilsson

Sound of Noise
(Suède, 2010)
Réalisation De
Ola Simonsson & Johannes Stjärne Nilsson
Scénario de Ola Simonsson, Johannes Stjärne Nilsson, Jim Birmant.
Musique : Magnus Börjeson, Fred Avril
Avec Bengt Nilsson (Amadeus Warnebring), Sanna Persson Halapi (Sanna), Magnus Börjeson (Magnus), Anders Vestergard (Anders), Fredrik Myhr (Myran), Marcus haraldso, Boij (Marcus), Johannes Björk (Johannes)...

Synopsis
L'officier de police Amadeus Warnebring est né dans une illustre famille de musiciens et, ironie du sort, il déteste la musique.
Un groupe de musiciens déjantés - mené par la belle et révoltée Sanna - décide d'exécuter une œuvre musicale apocalyptique en utilisant la ville comme instrument de musique...
Leur art dévoyé provoque chaos et désordre dans la cité.
Warnebring s'engage alors à corps perdu dans la traque de ces terroristes musicaux. Lorsqu'il réalise que la jeune femme qu'il aime en secret fait partie de ce gang, il ne voit plus qu'une solution, entrer dans le monde qu'il a fui toute sa vie, le monde terrifiant de la musique.
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Sound of Noise
la séquence d’ouverture, une camionnette lancée à pleine allure, slalomant dans la cité, sur une bande son fracassante…Sauf qu’il ne s’agit d’un enregistrement, ou bien encore d’une B.O censée accompagner les images. La caméra est embarquée et le son aussi, à savoir une batterie installée à l’arrière du fourgon sur laquelle un drummer fou s’en donne à cœur joie, se déchaine positivement. La route trace, le son du moteur associé à celui des drums, puissance et montée d’adrénaline, celle que provoquent la vitesse et la puissance des percussions ! Bienvenue dans Sound of Noise, opéra en quatre actes, pour terroristes sonores ,soniques et déjantés, musiciens  ayant des comptes à solder avec une institution où la musique formatées les a rejetés sinon dégoutés.
Leur projet, une mélodie folle, symphonie que ne renierait pas Pierre Henry et ses soupirs pour une porte, eux joueront du tiroir caisse et du tampon dateur après une ouverture en vert opératoire, symphonie pour assistance respiratoire et autres électrocardiogramme. La musique est partout pour peu qu’on veuille sans donner le rythme…Broder tout cela sur fond d’enquête policière, celle du détective lancé sur leur piste, un mélomane réfractaire ,tombée dedans étant petit et depuis allergique maladif à la moindre note…dur-dur quand son frère est chef-d-orchestre et toute sa famille mélomane..

D’attentat percussionniste en déflagration pour bulldozers  en ut majeur, notre petite équipe approche du grand final, dans une cité plongée temporairement dans le noir, une drôle de partition pour cordes électriques s’annonce, notre fin limier aux oreilles sanglantes y fera-il obstacle…il est si prés du but..et ne se meurt-il pas d’amour pour la belle « terrosymphoniste »…à suivre !
Voila une petite partition que l’on suit avec plaisir et amusement, et milles et un souvenirs remontent à la surface..Surtout si vous avez eu la chance de voir « Stomp » par exemple ou toute autre expérience musicale...à consommer sans modération puisque cela adoucit les mœurs…
Bon je me mets un petit Liars " They were wrongs so we drowned liars " juste pour le tempo !..non ce n’est pas in ze movie !
Excessif.Com "...Un thriller symphonique en sourire majeur..."
CritiKat.Com "...Proposition jouissive de cinéma, Sound of Noise enivrera ceux qui se délectent de constructions rythmiques farfelues. D’une fraîcheur absolue, cette expérience révèle surtout que le cinéma, obnubilé par de plates illustrations de scénario, ne sait plus vraiment s’amuser ni travailler les matériaux dont il dispose..."
Le Monde.Fr - "Sound of noise" : terrorisme sonique
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Octubre - De Daniel & Diego Vega - Pérou

Octubre (Pérou – 2010)
Réalisation, scénario et dialogues  
Daniel & Diego Vega

Interprétation : María Carbajal (Juanita), Carlos Gassols (Don Fico), Bruno Odar (Clemente), Sofía Palacios (Brenda), Victor Prada (Julián Gomez), Gabriela Velásquez (Sofía)...

Sélection Officielle, Un Certain Regard au Festival de Cannes 2010

Synopsis
Clemente est un prêteur peu communicatif. Il est aussi le nouvel espoir de Sofía, voisine célibataire, dévote à chaque octobre du culte du Seigneur des Miracles. Leur relation commence lorsque Clemente découvre une petite fille nouvelle-née, fruit de sa relation avec une prostituée qui a disparu. Pendant que Clemente cherche la mère de la petite, Sofía prend en charge le bébé et s'occupe du ménage du prêteur. Avec l'arrivée de ces deux êtres dans sa vie, Clemente aura l'occasion de remettre en question ses liens avec les autres.
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Octubre
ou comment l’arrivée d’un nouveau né (non nous ne sommes pas encore à Noel) Mais à Lima, et ce nourrisson déposé sur le seuil de Clemente s’avère etre sa fille. Fruit d’amours tarifiées avec une prostituée qui vient de prendre la tangente lui laissant l’encombrant colis.

Clemente le préteur sur gage, sorte de banquier-usurier des pauvres, sa succursale, une table bancale et un tiroir où en échange de quelques babioles, d’une reconnaissance de dette, l’être terne qu’est Clemente prête quelques espèces, nul le trace de charité ni vraiment de cupidité. Il exerce le même métier que son père avant lui, tout cela est terne, comme ses repas, l’inévitable œuf dur écrasé entre deux tranches pain.

La nuit venue Clemente cherche refuge dans les bras des professionnelles pour des étreintes tarifiées, il cherche aussi à retrouver la trace de la mère de son encombrant colis. Qu’il confie celui-ci à une voisine, Sofia, le temps de sa quéte, retrouver la mère de l’enfant dans un quelconque bordel et l’univers tout doucement bascule pour Clemente, lui qui compte ses sol  au plus juste doit dépenser pour les repas et la garde de l’enfant, ses affaires périclitent, le préteur sur gage un bébé sur les bras et son autorité baisse.
Seule sa serviable voisine Sofia, fan de pèlerinage et grande joueuse de loto, tous ses espoirs en la vierge et au saint loto, complémentaire évidemment !

L’univers de Clémente se fige, vacille à peine mais pourtant peut-on imaginer qu’il se transformera ? Ho ! D’infimes soupçons, l’accueil sous son toit d’un couple quasi grabataire, une photo, presque une sainte famille, un presque foyer  en tout cas, un léger souffle de chaleur pour tout un chacun.
Un éclair contrastant dans cet univers de multiples solitudes, Soledad ici in pérou !
Traçant une histoire toute simple, avec pourtant son lot de retournement, tout ne se passe jamais comme prévu, Daniel et Diego Vega nous surprennent souvent et toujours une bulle d’humanité finit par faire surface. 



CritiKat.Com "...« Le film parle de solitude, de désespoir, de l’incapacité d’avoir des relations saines avec les autres et nous pensons que ceci est suffisamment terrible et dur pour ne pas avoir à le traiter de manière mélodramatique » expliquent les frères Vega. Bien au contraire, les minuscules drames de l’incompréhension et du silence du quotidien de leurs personnages sont traités par un humour noir très fin, allant parfois jusqu’à l’absurde, notamment dans une fameuse scène d’anniversaire rassemblant des éclopés de la vie formant une drôle de famille recomposée..."
Le Monde.Fr - "Octubre" : une carte de Lima en forme de labyrinthe des passions
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05 janvier 2011

Rendez-Vous l'été prochain

Jack goes boating
( États-Unis, 2010)
Rendez-vous l’été prochain
Réalisation : Phillip Seymour Hoffman
Scénario de Robert Glaudini, d’après sa pièce.

Interprétation : Phillip Seymour Hoffman (Jack), Amy Ryan (Connie), John Ortiz (Clyde), Daphne Rubin-Vega (Lucy)…
Synopsis
Jack est un chauffeur de limousine attachant et socialement un peu inadapté. Il passe le plus clair de son temps avec son ami Clyde et sa femme Lucy. Grace à eux, il rencontre la fragile et maladroite Connie et en tombe amoureux.
Afin de la séduire, Jack apprend à cuisiner avec ténacité, se prend à rêver d'une nouvelle carrière  et va même jusqu'à apprendre à nager. Jack veut absolument tenir la promesse qu'il a faite à Connie lors de leur rencontre : une balade en bateau à Central Park !
Mais alors que le couple de Jack et Connie tente de dépasser ses inhibitions sans renoncer à son idéal, celui de Clyde et Lucy commence, lui, à s'effriter ...
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Rendez vous l‘été prochain,
on se laisse séduire par cette bluette, où un couple d’ amis bien intentionnés joue les entremetteurs faisant se rencontrer l’introverti et complexé Jack et la fragile, nerfs à fleurs de peau  Connie.
Phillip Seymour Hoffman passe des deux cotés de la caméra et réalise une œuvre certes imparfaite mais au charme duquel on peut sans défiance se laisser aller.
Explorant un amour naissant entre deux déshérités de la vie, deux êtres oubliés par Cupidon, en brossant un portrait charmant et attachant de son personnage, sorte de gros ours amateur de ganja , ce chauffeur de limousine de luxe qui va apprendre à nager, apprendre à cuisiner pour mériter sa belle ne peut que nous faire fondre.
Alors que Jack  progresse dans son apprentissage amoureux, la liaison timidement presque maladroitement avec Connie se construit, dans le couple d’en face, le doute, les mauvaises pensées, les mauvais souvenirs font surface et menacent  dangereusement l’équilibre de leur avenir, pour Clyde et Lucy la barque tangue dangereusement.
Survint le fameux souper, soir de gala, Jack est aux fourneaux, les deux couples s’apprêtent à déguster la fameuse cuisine, fruit de tant d’amour de Jack..pour Connie…Hélas défonce et gastronomie ne font pas toujours bon ménage..Pourront-ils rattraper le coup ?
A vous de le découvrir…

 Ha Phillip Seymour Hoffman* cheveux blonds fillasse semi rasta..No woman no cry !
Excessif.Com "...Des premiers pas poussifs pour le réalisateur Philip Seymour Hoffman..."
CritiKat.Com "...récit initiatique minimaliste, où Seymour Hoffman s’en donne à cœur joie dans le registre du gros nounours complexé, face à une Amy Ryan grimée en célibataire angoissée et asociale. Pour contrecarrer l’ineptie de son propos, le scénariste Robert Glaudini (qui adapte ici sa propre pièce de théâtre) a la mauvaise idée de jouer la carte de l’effet miroir : alors que Jack et Connie vivent un début d’idylle, Clyde et Lucy sont un couple en crise..."
Le Monde.Fr - "Rendez-vous l'été prochain" : solitudes new-yorkaises
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