07 juillet 2009

Les vacances de Monsieur Hulot - De Jacques Tati

Les vacances de Monsieur Hulot
Un film français de Jacques Tati
Avec Jacques Tati, Nathalie Pascaud, Michele Rolla, Valentine Camax, Louis Perrault ...
Sortie en salles le 25 Février 1953
Reprise le 01 Juillet 2009


Synopsis
Les vacances, tout le monde le sait, ne sont pas faites pour s'amuser. Tout le monde le sait, sauf Monsieur Hulot qui, pipe en l'air et silhouette en éventail, prend la vie comme elle vient, bouleversant scandaleusement au volant de sa vieille voiture Salmson pétaradante la quiétude estivale des vacanciers qui s'installent avec leurs habitudes de citadins dans cette petite station balnéaire de la côte atlantique. Il promène dans l'ennui balnéaire, le plaisir émerveillé des châteaux de sable. Et, d'un seul coup, l'ennui éclate de rire, tandis que les châteaux de sable s'ouvrent sur la belle au bois dormant et qu'aux cris des enfants, la petite plage pétarade et reluit comme un quatorze juillet... Mais voilà septembre. Monsieur Hulot, inconscient du scandale, rentre... Où rentre-t-il au fait ? Dans les nuages sans doute, dont il n'était, d'ailleurs, jamais sorti. Mais les enfants, après qu'il ait disparu, ont regardé le ciel longtemps.
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Oui c'est bien de cela qu'il s'agit un émerveillement d'enfant, doublé du plaisir d'adulte face à cette somptueuse réédition. Une image toute en contraste de gris et blancs, une piste sonore qui ajoute une dimension supplémentaire à la photographie ainsi saisie.
D'une petite station balnéaire, un hôtel, une ou deux demeures cossues,, une plage, les fameuses cabines telles qu'on les croisent ici ou là en Normandie ou le long de la mer du nord!
Dans cette pension de famille, cet univers quasi réglé comme du papier à musique n’attend plus que son trublion, le dynamiteur, la bonne âme qui va révolutionner souvent bien malgré lui tout cela.
Ce gentleman zélé, qui fait trois fois le tour de votre pavillon en voulant vous aider à porter vos bagages, cet homme qui à peine arrivé crée sur son passage des courants d’airs à défriser les moustaches des militaires en retraite….Et j’en passe ..Oui Monsieur Hulot n’en rate pas une, mais il le fait avec classe, une certaine élégance qui nous le rend plus que sympathique, à nous ainsi qu’à la jeune fille splendide de bonne famille. Sa prestation sur le court de tennis moment d’anthologie achèvera de la séduire, son jeu si efficace et tellement peu académique (on dirait du John McEnroe à la sauce Dyonisos )..
Résumer ici par écrit tant de gags, non, évoquer la lumière du bord de mer, la couleur sable du noir et blanc, la poésie qui baigne le tout, cette immense silhouette dégingandée et son tacot pétaradant..Oui un instant de bonheur. Sourires et rires garantis, et un pincement de cœur quand l’aventure s’achève et que la belle s’éloigne. ..Trop de soucis mécaniques et une mère un peu trop froide face à ce soupirant non déclaré !. ..Allez elle reviendra l’année prochaine, Monsieur Hulot s’adonnera alors peut-être aux joies du camping. ..allez savoir !
Une comédie qui reste toujours aussi nerveuse et drôle, la qualité d’images, les gags à foison, boostés par un fond sonore ( terme plus adéquat que bande son, encore que je fus surpris par l’abondance des sons et dialogues .. )
ha quel magnifique feu d’artifice improvisé (m’a fait songer à «Un singe en hiver » Gabin et Belmondo..juste une parenthèse et pourtant Mr Hulot ne soufre t'il pas d'une involontaire solitude, le clown est il toujours voué à etre un peu triste )..
Voilou j’ai apprécié le magnifique travail accompli sur ce film, cette minutieuse restauration, images, sons, j’entends encore le cri des mouettes, le soir au fond des bois..Heu non désolé je m’embrouille dans les « story »..N’y voyez rien d’irrespectueux, peut-être un petit grain de fantaisie. ..Normal au sortir d’un film de Tati !

Telerama.Fr "...Grâce aux Films de mon oncle, que dirigent Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps, le long métrage de Tati le tatillon ressort en salles dans une version restaurée (et fidèle). Nouvelle vague, quoi. L’occasion de (re)voir et de (ré)entendre l’Hôtel de la plage, les bourgeois en goguette et la pétaradante guimbarde de l'une des plus célèbres silhouettes du cinéma français…"

CritiKat.Com "L’îlot drôle et poétique d’Hulot....Tati exploite le comique de geste et de situation comme un inventeur prolixe .."

Le Monde.Fr - "Les Vacances de M. Hulot" : les réjouissantes tribulations d'un saboteur de vacances nommé Jacques Tati

05 juillet 2009

SUITE NOIRE ...Dans la chaleur de l'été !

Oui Les Irréductibles rechignent face à la petite lucarne..
Cependant ce programme ci est par trop alléchant
Qu'il mérite que l'on branche le magnétoscope
(oui c'est tout ce que j'ai incorporé sur mon combi Sony de 36cm équipé d'un bon vieux tube cathodique,non pas catholique bien que nous soyons dimanche...et que je hais les dimanches)
Jugez plutôt !
Dés ce soir "On achève bien les disc-jockeys" sur France 2 22H50
Tout le programme Noir cela risque d'être Noir

Toute la programmation des deux mois d'été
sur le site
Suite-Noire.Com
Vous noterez de superbes signatures dans ce projet signé
du créateur du Poulpe
Jean-Bernard Pouy-Sur Evene.Fr
Suite Noire Sur Evene.Fr

03 juillet 2009

Whatever Works - De Woody Allen



Whatever Works
De Woody Allen

Avec Larry David , Evan Rachel Wood , Patricia Clarkson , Ed Begley Jr , Henry Cavill ...
(Etats-Unis)

Synopsis
Un excentrique New-Yorkais, Boris Yellnikoff ,génie de physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide laisse de côté sa petite vie confortable au profit d'une existence "bohème". Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter...
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Quand Woody Allen se présente face au miroir sous les traits de Larry David (Boris Yelnikoff), que ce dernier use d’un discours qui s’il n’est pas dénué d’humour, (et comment pourrait-il l’être chez Allen, encore que le merveilleux mais terrible Mach Point soit une histoire d’amour des plus sombres..), est donc teinté d’une certaine misanthropie chez ce vieux professeur un rien aigri peut-être un peu trop lucide. Il en vient parfois à lasser jusqu’à ces propres amis dans quelques coins de Greenwich Village.
Quand Boris rencontre Melody (Evan Rachel Wood ), quand la mère Marietta (Patricia Clarkson) de celle-ci croise un puis deux amis de celui-ci, quand le père de celle-ci..et donc le ou l’ex (je ne sais plus. ..veillez consulter l’état civil..) Mari rejoint l’équipée. Quand tous ces bons croyants aveugles sont comme inondé d’une rincée de scepticisme, le bon (hum !) Boris balayant toutes ces stupidités et la vie se chargeant d’éliminer le reste.


Le message ici est clair, face à l’absurdité de la condition humaine la seule chose qui reste est l’amour. Et ce dernier n’est quoi qu’il en soit pas un refuge sur !
Soyez libertaire semble nous dire Woody par la voix de Boris, quand à la religion..On ne peut être plus clair. ..Ainsi de la transformation des deux parents de Melody, mes passages favoris !
Je fus sinon un peu décontenancé par les multiples changements de plans, on assiste en effet à une multiplication des plans séquences, de l’appartement aux extérieurs de New-York, besoin de se réapproprier sa ville ? L’absence de transition me laissait comme une impression de coupe séches, comme si cela résultait du montage.
Surprenant aussi mais efficace la prise de parole de Boris, face à la caméra, s’adressant directement au spectateur, dés le début son " Ce n'est pas le feel good movie de l'année " fait mouche, il réitérera l’expérience plusieurs fois allant jusqu’à se cacher des autres personnages et se gardera la conclusion, de cette façon, pour la fin.... « Whatever Works » !
Cet acteur je le découvre juste vient du stand-up, a déjà collaboré avec Woody Allen, ceci expliquant cela ! Larry David sur Evene.Fr

Voilou en attendais-je un peu trop, si j’avoue avoir passé un bon moment me manque juste soit les étoiles dans les yeux, soit ce fameux coup de poing à l’estomac..Ce sont surtout les petites productions qui s’avèrent le mieux à même de me les procurer ces derniers temps !

Excessif.Com "..Woody Allen impose des plans séquences magistraux dans la simplicité et la fixité de leur cadre et laisse le temps à chacun de s'épanouir dans des scènes truculentes..."

CritiKat.Com "...Woody Allen revient à New York pour une comédie ..... Faussement léger, Woody tire à boulets rouges sur les petits travers de ses contemporains : un film mineur, certes, mais sacrément drôle..."

Le Monde.Fr - "Whatever Works" : Woody Allen se convertit à l'optimisme

30 juin 2009

FAIS-MOI PLAISIR ! - D'Emmanuel Mouret


FAIS-MOI PLAISIR !
Un film d'Emmanuel Mouret

Avec Emmanuel Mouret, Judith Godrèche, Déborah François, Frédérique Bel, Jacques Weber, Danny Brillant...

Synopsis
Ariane est persuadée que son compagnon Jean-Jacques fantasme sur une autre femme. Pour sauver son couple, elle lui demande d'avoir une aventure avec celle-ci, pensant qu'il s'agit du meilleur remède pour le libérer. Lorsque Jean-Jacques se rend chez cette femme qu'il connaît à peine, il ne sait pas encore qu'il s'agit de la fille du Président de la République...
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Avec un rien de candeur, Jean-Jacques (Emmanuel Mouret) plonge au sein du couple, celui qu’il forme au coté d’Ariane (Frédérique Bel). Sur la trame d’un rendez-vous arraché grâce à un drôle de piège à filles, et je pense à Dutronc, il en informe sa compagne. Bien qu’il ait décidé d’y renoncer, cette dernière l’empresse de s’y rendre afin de consommer le fantasme entrevu et ainsi libre de lui revenir.
Voilà pour la mise en bouche, la mise en route, accrochez vous si l’intro vous a semblé un chouia pénible, la suite n’est qu’une formidable aventure jouissive !
De son air un peu gauche, sous des dehors follement romantique, à commencer par sa coiffure, Jean-Jacques va atterrir dans un monde qui n’est pas le sien, promu en un instant coup de foudre de la fille…du Président de la république !
De son arrivée au domicile de cette dernière, à la rencontre informelle mais cocasse avec le président et une délégation japonaise, puis à une réception « branchouille », notre héros va multiplier gaffes, situations cocasses, un véritable régal. Face à lui en amoureuse languissante, Elisabeth (Judith Godrèche) toute émoustillée par cette rencontre et cette fameuse missive, le fameux piège à filles.


Emmanuel Mouret joue sur le décor, les couleurs, passant de l’ancien, le bureau présidentiel à l’ultra moderne et son mélange de tons percutants et d’objets insolites. gère aussi l’espace, l’appartement de nos deux tourtereaux, possède deux portes d’entrée ,chacun ayant la sienne symbole d’indépendance.. Multiplie les scènes drolatiques, comique de situation plus que de texte, aidé par une Judith Godrèche épatante, de même Aneth (Déborah François) en servante de confiance apporte encore plus de fraicheur et de folie.
Quand il faudra sauver. ..les apparences..recoudre une fermeture éclair, c’est sur elle que l’on pourra compter..elle et toutes ses sœurs ! Hilarant !
Quand au final, les retrouvailles entre Jean-Jacques et Ariane, l’histoire fermera la boucle, un tout petit soupçon d’amertume..Le sel de la vie, le piment de l’amour !
Voila une comédie joliment et finement réussie !
Excessif.Com "..Emmanuel Mouret filme du Emmanuel Mouret, entre cinéma et théâtre, entre comédie satirique et comédie de boulevard. Les dialogues flirtent avec l'excès pourtant l'overdose ne survient jamais..."
CritiKat.Com "..Emmanuel Mouret poursuit son travail de variations sentimentales, de petites et grandes misères du couple, dans un beau jeu d’équilibriste entre le léger et le grave. Dans la droite ligne de ses précédents films, il use et abuse de l’humour absurde, qui cette fois-ci ne se cantonne pas au verbe mais se délecte de burlesque..."
Le Monde.Fr - "Fais-moi plaisir !" : un gentil garçon pris dans les méandres du désir

Sherrybaby - De Laurie Collyer


Sherrybaby
Réalisation de Laurie Collyer

Avec Maggie Gyllenhaal (Sherry Swanson), Brad William Henke (Bobby Swanson), Sam Bottoms (Bob Swanson Sr.), Danny Trejo (Dean), Ryan Simpkins (Alexis Swanson)...

Prix du scénario et Prix de la critique internationale du 32e Festival Du Cinéma Américain De Deauville 2006. Golden Globes : Nomination meilleure actrice. Sélection au Festival de Sundance.

Synopsis
Sherry Swanson, ancienne droguée, sort de prison après avoir purgé trois ans. Totalement sevrée, elle goûte à son premier jour de liberté et décide de tout faire pour regagner la garde de sa fille, dont se sont occupés son frère et sa femme en son absence...
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Une vision très réaliste, cette sortie de prison, le bus walkman sur les oreilles, celui qui n’a pas du la quitter de ces trois années écoulées ! Yeux grands ouverts, sourire aux lèvres elle regarde défiler le paysage semi urbain. Semi aussi sa libération, trois ans pour vol butin destiner à financer son addiction à l’héroïne, liberté assujettie à un pointage régulier auprès du shérif chargé des conditionnelles, fouilles et analyse d’urines en prime. Placée en foyer, Sherry n’attends qu’une chose pouvoir revoir sa fille. Placée au bon soin de sa famille, son frère et sa belle sœur .
Seulement les retrouvailles n’auront pas la chaleur prévue,, tout au moins rêvée par Sherry, trois ans c’est long, et sa fille la considère comme une revenante de mars quand à sa belle sœur trois ans c’est suffisamment long pour créer un lien bien trop important ,pour cette femme sans enfant..Et oui Sherry bien que clean a encore et toujours les nerfs à vif, que les séances, aux A.A et aide aux addicts en tout genre ne parviennent pas toujours à soulager.
La rencontre d’une vielle connaissance, Dean(Danny Trejo imposant), depuis un moment déjà sorti d’affaire, va lui offrir un court répit. Le sexe en lieu et place de drogue…mais la pression familiale, le manque de confiance la mine.
Même ses parents, cherchent à moins qu’il ne s’agisse que d’un excès de parano à la rouler.
La mère complètement absente et le père terriblement présent, stupéfiant plan fixe où celui-ci console sa fille en larmes sur ses genoux, tout en lui caressant les seins ..la caméra s’attarde, la fille se lève et part, le père reste les yeux plantés dans la caméra..pas un mot..à nous de peser toute l’importance de ce geste…
La réalisatrice Laurie Collyer filme un peu à la manière d’un documentaire, foyers de sortie de taule, cérémonial policier lors des pointages, séances des alcooliques et addicts anonymes sans jugements, très convaincants.
Désir de réintégration, fragilité et replongeons ou pas… !
Désir de fuite, roulez, là-bas, loin avec sa fille..inconscience.. ?
Quelle option choisira finalement Sherry, pour elle et sa petite fille..A vous de voir….
Voilou forte en Mother Sherry, coriace en fille de la rue, faible en Sister Morphine, Maggie Gyllenhaal s’impose à l’écran et donne véritable vie à son personnage !
Excessif.Com "..Et puis il y a Maggie Gyllenhaal, de tous les plans. En poupée brisée, ancienne taularde et junkie, qui déploie des efforts surhumains pour se racheter une conduite et récupérer la garde de sa fille,.."
CritiKat.Com "...Or, Sherrybaby ne semble pas relever de cette famille avilissante : elle ne prend pas en otage la bonne conscience émotive, elle tente tout au plus de la titiller avec gaucherie........L’actrice régule avec une grâce fragile le pathos du récit, lui rendant un semblant de crédibilité. Elle incarne avec talent une humanité moins factice que celles semées autour d’elle, en somme elle est l’élément de vie du film faisant presque oublier la facticité de l’ensemble. Bravo à elle..."
Le Monde.Fr - "SherryBaby" : portrait d'une femme fragile et déterminée

28 juin 2009

Amerrika - Réalisation de Cherien Dabis


Amerrika
Réalisation de Cherien Dabis
Avec Nisreen Faour (Mouna), Melkar Muallem (Fadi), Hiam Abbas (Raghda Halaby), Alia Shawkat (Salma), Yssef Abu Warda (Nabeel), Joseph Ziegler (Mr Novatski)...
(Amreeka) États-Unis-Canada-Koweit

Prix FIPRESCI (Fédération internationale de la presse cinématographique) à Cannes 2009 - Quinzaine des réalisateurs

synopsis
Mouna, divorcée et mère d'un adolescent, est une femme palestinienne enthousiaste et optimiste. Au coeur des territoires occupés, le quotidien est pourtant éprouvant et l'horizon morose.
Et puis un jour, quitter cette vie et aller travailler aux Etats-Unis devient possible : étrangère en son pays, Mouna peut bien l'être ailleurs. Elle part alors avec son fils Fadi rejoindre sa soeur installée depuis 15 ans au fin fond de l'Illinois.
Après le réconfort des retrouvailles, Mouna et Fadi vont devoir trouver leur place dans cette "Amreeka" tant rêvée. Mais les Etats-Unis, partis en guerre contre le "diable" Saddam, ont une bien étrange conception de l'hospitalité. Il en faudra davantage pour freiner Mouna dans sa quête d'une vie meilleure ...
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Amerrika
L’exil. Quitter les territoires palestiniens, son chez soi, sa patrie qui n’est pas encore officiellement une. Las des allers-retours quotidien entre Palestine et Israël, las de longer ce mur (de honte..) , las de subir les files d’attente au check-point et d’encaisser bien trop souvent les vexations de trop jeunes soldats de Tsahal . Sans cesse jongler avec un horaire aléatoire, récupérer son fils au lycée avant de rentrer, ce dernier encaisse de plus en plus mal en grandissant la suffisance et répond du haut de sa jeunesse..Et comment ne serrait elle pas bouillante.
Tout cela Mouna (Nisreen Faour) le sent, ce fils que vaillamment elle élève seule. Aussi quand l’occasion inespérée de quitter la Palestine pour le territoire américain, là où vit sa sœur, en Illinois se présente, c’est presque un peu la mort dans l’âme qu’elle se décide au départ, le leitmotiv principal, l’avenir de son fils, les études qu’il pourra suivre. .bref le rêve américain contre le ghetto Palestinien !
Sur le sol US, alors que subsiste encore les visions cauchemardesques du onze septembre et que les troupes américaines s’installe en Irak l’ambiance, l’accueil sera délicat. Au point de faire douter le jeune Fadi (Melkar Muallem) tandis que sa mère plus que jamais combattive, connaitra le reve américain au guichet d’un fast-food. Mais c’est sa nature, imposante, déterminée, protectrice qui aura le dessus. A l’image des premiers exilés arrivés sur ces terres, elle s’aura y trouver sa place.


Ce film oscille toujours entre une légère gravité, il ne sous-estime aucun cas les problèmes existants, racisme ordinaire et choc des cultures, et un ton proche de la comédie ainsi de l’apprentissage du service à « l’occidentale » en fast food !
Du portrait d’une famille typiquement américaine de souche orientale se désagrégeant peu à peu face au choc des événements internationaux et la farouche énergie de sa sœur fraichement débarquée, Cherien Dabis réalise un film efficace et tendre. Nous ne sommes pas sans songer, notamment face au personnage bienveillant qu’est le directeur du lycée, au film The Visitor.
Règne ici la même bienveillance et une actrice généreuse qui vous noie dans son sourire !

Excessif.Com "...Ainsi, Amerrika s'impose comme le complément optimiste idéal à The Visitor, tout en creusant des thèmes chers aux Enfants de l'exil. Par la même, il s'inscrit dans la lignée de ces films silencieusement politiques dont la force repose sur la puissance de leurs situations et sur l'intelligence de leur traitement. Ici, la comédie nourrit le propos, sans jamais l'appuyer et pourtant, on en ressort tout autant marqué que si l'abord avait été documentaire..."
CritiKat.Com "..Cherien Dabis trouve un ton qui semble le bon pour ce sujet casse-gueule et compose un film aussi anecdotique que fréquentable et attachant..."
Evene.Fr "..En choisissant de rester dans ce ton doux et fragile qu'est celui de la comédie dramatique, Cherien Dabis emmène son film au-delà de la stricte dénonciation morale et politique. Elle imprime à son film une enveloppe éminemment optimiste. Et, à la fin de l'envoi, elle touche..."

LASCARS - de Albert Pereira Lazaro & Emmanuel Klotz


LASCARS
Un film de Albert Pereira Lazaro & Emmanuel Klotz
Animation
Avec (les voix) Vincent Cassel, Diane Kruger, Omar Sy, Fred Testot, Gilles Lellouche, Frédérique Bel, Diam's, IZM, Vincent Desagnat, François Levantal, Hafid Benamar...

Synopsis
C'est l'été à Condé-sur-Ginette. Comme chaque année, il y a ceux qui restent, ceux qui partent, et... ceux qui auraient dû partir. Y a ceux qui, comme José Frelate, travaillent au noir dans les beaux quartiers et perdent la tête pour une jolie fille.
Y a ceux qui, comme Tony Merguez, s'improvisent business man et passent l'été à fuir caïd et meuf psychopathe. Et y a ceux qui, comme Sammy et Narbé, font semblant d'être partis. Pour les Lascars, les caraïbes sont loin loin ... mais l'été sera chaud !
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Oui en blackboulant quasi à 90% la petite boite à images, Lascars m'était totalement inconnu..aussi quelle bonne et salutaire claque..Un bonheur !
Un bon gros délire. Une totale réussite, pour un immense travail, un scénario loufoque sur fond de cité, dans la ligne de mire l’exil vers les tropiques et leurs myriades de meufs. Une mise en image de créateurs doués, le tout baignant dans une mélodie et une imagerie hip-hop rende ce film tout simplement guedin !
Je ne connaissais pas la série, et tant mieux ma surprise fut encore plus forte ! Ces lascars là vont se croiser et nous entrainer dans de folles équipées. Partir se la dorer, ouiche mais la tune? Qu’il s’agisse de trouver un taf honnête pour l’un ou d’aider son prochain en refourguant deux kils de beuh pour le compte d’un caïd explosé et explosif, de se pointer à l’aéroport pour d’autres, billets en poche mais tellement "déchirés" qu’ils finiront au jardin d’acclimatation. Rien ne se passe comme prévu et ..Heureusement pour nous nous entrons dans une histoire géniale, croisons des personnages assez allumés, même les keufs sont graves à commencer par une fliquette nympho et sexuellement insatiable….


Le scénario est riche, les dialogues soignés, mijotés, ici bien sur la tchatche est reine, les voix pile poil dans le ton, Canal + s’est invité, d’Omar et Fred à Frederic Bel , Vincent Cassel et IZM et les autres. on sent le plaisir derrière tout cela .
Une création terriblement colorée, des tags des graffeurs qui enchantent les murs, de la bande son, hip hop ou rap, comme dans " le petit village des irreductibles " où tout se terminait par un banquet et des chansons….ici nous aurons droit à une méga teuf, les platines crachent avant l’apothéose….
Et plus tard..une fin bien morale ma foi sur un rap explicite à mourir de rire « .. "J'crache plus par terre, j'traite plus les mères, j'traverse que quand le p'tit bonhomme est vert !"..Etc…
je crois que je vais profiter de la fête du cinéma pour en reprendre une tranche..C’est trop bon !

Maintenant reste un petit coté angélique, rien à voir avec "Ma 6-T va crack-er" de Jean-françois Richet bien sur !

Excessif.Com "...Graphiquement, Lascars s'appuie sur un mix entre 2D et 3D qui sied à merveille à la vitesse du récit. Le film libère une multiplicité de tons aussi colorés que le langage de ses personnages parfois ringards, parfois Tony Scarface, toujours galériens. L'univers visuel parvient sans mal à canaliser les démences, l'amour et la folie furieuse qui émanent de ses protagonistes gentiment loosers et méchamment attachants.....dans un méli-mélo qui ne vous laissera pas une seconde de répit. En additionnant les aventures tumultueuses d'un tournage porno, d'une arrestation à l'aéroport, d'une baston pour quelques euros de plus et d'une course-poursuite façon Jason Bourne..."
CritiKat.Com "..les personnages des Lascars poursuivent à présent leurs tribulations sur grand écran, dans un long-métrage plein d’humour et riche en rebondissements, où la jeunesse des banlieues est mise à l’honneur, croquée sans complaisance mais avec un joli sens de la dérision, par des artistes au style vif et ludique..."
Le Monde.Fr - "Lascars" : halls d'immeuble et "jeunes de banlieue" font leur entrée en dessin animé

16 juin 2009

SOUL POWER - Un film de Jeffrey Levy-Hinte

SOUL POWER
Un film de Jeffrey Levy-Hinte
Avec James Brown, Muhammad Ali, B.B King, Bill Withers, Celia Cruz, The Spinners...

Zaïre 1974, à Kinshasa, se prepare l'un des plus grands matchs de boxe de l'histoire... Muhammad Ali est ici pour remporter le titre de Champion du Monde face à George Foreman. Quelques semaines auparavant aura lieu un autre événement. Un festival de musique réunissant des pointures de la scène Zaïroise et une floppée de stars afro-américaines... Le Rn'B, la Soul et le Blues vont se jouer trois soirs de suite dans le stade de Kinshasa dans lequel James Brown, The Spinners, Bill Withers, B.B King et bien d'autres vont se rencontrer.

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Ha..J’en aurais bien avalé des kilomètres de pelloche, moi ! Prêt à assister à l’intégralité des trois jours de concert…mais bon, oui vous l’aurez compris, , trop court donc frustrant…mais cependant délicieux !
De la présence imposante de Muhammad Ali et son discours assez radical, l’instant ou il refuse qu’un blanc l’interpelle comme "Brother " est assez sidérant et juste, à celle d’une majeure partie de la scène black des Etats-Unis, en tête d’affiche B.B King mais surtout le King of soul, The Godfather himself : James Brown !
A leur coté d’innombrables artistes plus ou moins connus, de l’embarquement à l’aéroport JFK, au voyage animé et musical, alors qu’à Kinshasa, on s’affaire pour monter une gigantesque scène et surtout pour trouver les derniers fonds nécessaires au projet, le Zaïre alors sous le régime de Mobutu se refusant à tout apport financier..(Ce qui n’empêche pas une cérémonie d’ouverture à la gloire du dictateur)..
D’agréables moments quand à une ou deux reprises des musiciens « s’égarent » dans la population Zaïroise pour une improvisation au sax ou alors aux percussions, véritables instants de communions, retour au source d’une musique !
Reste alors la prestation des différents groupes, sur cette immense scène inondée de lumières, le matos est le même qu’ont et qu’emploieront à nouveau les Stones , des « Spinners » de Détroit et leur soul vitaminée laisseront la place à B.B King roi du blues pour alterner avec des artistes Zaïrois . Mais aussi Miriam Makeba artiste sud-africaine, naturalisée guinéenne dans les années 1960..(merci à Lo pour ce rectificatif). Moments forts , ils le sont tous à leur façon, Bill Withers et sa ballade à la guitare sèche, l’émotion laisse la place à la furia cubaine enivrante et haute en couleur, aujourd’hui disparue, Celia Cruz embarque tout sur son passage, entourée de cuivres mais surtout de percussionnistes aptes à mettre le feu, moment chaud (je me trémousse sur mon siège en marquant la cadence..)…Voilou pour le principal..Ha . Comment ? vous n’êtes toujours pas convaincu..Voyons que pourrais dire de plus, comment vous voulez du lourd, du très lourd, et oui pour deux morceaux James Brown clôt ce film, nous le suivons jusqu’en coulisse, où à plusieurs reprises, sur le générique de fin, il nous adresse des signes de la main. Sur scène il nous a scotchés par son groove unique et sa performance, l’homme déjà un peu lourd se fend en deux dans des grands écarts sidérants et sa voix nous emporte… So lovely !


CritiKat.Com "..Soul Power revient sur le festival zaïrois de Kinshasa qui s’est déroulé en 1974 en amont du fameux combat entre Muhammad Ali et George Foreman. L’événement consacrait alors le sommet de la lutte des afro américains par la réunion des grandes voix de la soul et du rythm’n’blues U.S. mais surtout l’exercice d’un cri que des siècles de colonisation et d’esclavage ont constamment cherché à bâillonner..."
Excessif.Com "..Zaïre ‘74 a enfin son film ! 35 ans après l'un des événements musicaux les plus bouleversants d'Afrique, Jeffrey Levy-Hinte, chef monteur sur le film de Leon Gast, When We Were Kings, s'est enfin décidé à vider les caves du studio où les kilomètres de pellicule s'accumulaient et prenaient la poussière. Car, des heures de rushs, le réalisateur et monteur a dû en visionner avant de pouvoir nous offrir ce doc d'1h30 .... Démarrant son film en se tournant principalement vers la figure symbolique et puissante de Muhammad Ali, le cinéaste introduit ainsi toute la dimension politique du festival qui appelle à un retour aux sources afin de légitimer le pouvoir des noirs face aux blancs. Le boxeur, fortement influencé par ce mouvement politique, le Black Power, nous offre durant tout le film diverses interventions, prenant parfois les allures d'une fine diatribe et ponctue de sa présence le métrage qui, doucement mais sûrement, se dirige alors vers le simple spectacle musical, à mi-chemin entre le documentaire sur ce fameux "retour aux sources" et le concert filmé..."

14 juin 2009

Jaffa- De Keren Yedaya

JAFFA
Un film de Keren Yedaya

Avec Dana Ivgy, Moni Moshonov, Ronit Elkabetz, Mahmoud Shalaby...

Titre original : KALAT HAYAM (Israël)

Synopsis
Situé au coeur de Jaffa, une ville que les Israéliens surnomment "la fiancée de la mer", le garage de Reuven est une affaire familiale. Il y emploie sa fille Mali et son fils Meir, ainsi que Toufik et Hassan, un jeune Palestinien et son père. Personne ne se doute que Mali et Toufik s'aiment depuis des années. Alors que les deux amants préparent en secret leur mariage, la tension monte entre Meir et Toufik...

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Quand une naissance annoncée soulage d’un deuil récent. Celui du fils perdu, celui du frère pour cette sœur. Elle a presque tout perdu, son frère Meir (Roy Assaf) qui étouffant dans l’ambiance étriqué du garage familial s’est heurté avec Toufik l’employé palestinien et y a laissé la vie, conséquence d’une dramatique chute. Son amour, caché et maintenant impossible à révéler, le fruit de cette relation elle le porte en elle maintenant, le père lui est en prison, coupable d’homicide involontaire, Toufik qui provoqué par ce frère irascible l’a violement poussé, provocant l’accident fatal.
A ce dernier Mali (Dana Ivgy) laisse penser qu’elle a pris la décision d’avorter et l’enjoins de ne plus chercher à la revoir, à ses parents elle refuse de dévoiler le nom du père, prétextant qu’il s’agit d’un homme marié. Elle et ses parents quittent Jaffa et le bord de mer, s’installant en ville pour élever la peite fille à naitre.


Le film s’ouvre sur une superbe vue découpée, la minuscule baie et Jaffa en hauteur, dans les rues resserrées, les boutiques et petits commerces semblent s’entasser. Pourtant la réalisatrice Keren Yedaya ne s’intéresse qu’au principal, débutant par le garage puis l’habitation des Reuven (Moni Moshonov ) et son épouse Osnat (Ronit Elkabetz) y forment un couple très fusionnel où la personnalité de madame semble étrangement affermie. Leur fille joue profil bas surtout lorsqu’elle s’apprête à déserter la demeure familiale, fantastique scène du baiser dans la cuisine où Ronit Elkabetz (fantastique.. ) s’étonne de ce baiser, fait rarissime, accordé avant de partir bosser.
Le garage et l’appart, là où le fils ne semble trouver sa place nulle part… Gros plans sur cette tablée ou le repas n’est pas toujours de tout repos, ambiance électrique, ces soirées où la mère se fait masser les pieds avachi devant la télévision.
Mali se tait, discrète, elle attend, de retrouver son amoureux, le père de cet enfant qui pousse dans son corps. Ce fruit d’alliance entre elle juive et lui palestinien.
Surviendra le drame et des années plus tard, alors que Mali et sa fille vivent toujours chez ses parents, l’annonce de la libération de Toufik.!!!
Une seconde chance..Peut-être ! Oser rompre le cercle du mensonge peut-être !
Affronter ses parents, leur dévoiler la vérité, toute la vérité..Peut-être ! Affronter Toufik et son éventuelle colère de cet enfant caché..Peut-être!
Pour enfin se poser sur la plage, la baie de Jaffa, le bruit des vaguelettes, une enfant pieds nus sur le sable, sa mère assise prés d’elle…Et plus loin qui doucement s’approche pour aussi s’assoir…
Mais à ce stade je crois que vous l’aurez compris
Est-ce la fin de l’histoire, du film certes, quand au reste il ne fait sans doute que commencer !
Voilà une œuvre délicate, économe de mots, comme de leçons inutiles, juste ce qu’il faut ! Recommandé !

CritiKat.Com "...Keren Yedaya réussit le tour de force de filmer une histoire d’amour poignante et romantique, dans la lignée du cinéma populaire égyptien, en même temps qu’un récit éminemment politique. Les rebondissements scénaristiques tiennent en haleine un spectateur captivé..."

A lire de préférence après avoir vu le film ou alors si vraiment vous hesitez trop...mais foi de Kilucru courrez-Y!
Le Monde.Fr - "Jaffa" : terre de toutes les hypocrisies et du malaise entre Arabes et Juifs

12 juin 2009

Who's That Knocking At My Door? - de Martin Scorsese


WHO'S THAT KNOCKING AT MY DOOR?
Un film de Martin Scorsese (États-Unis, 1967)
Avec Harvey Keitel (J.R.), Zina Bethune (la fille)...

Synopsis
Petite frappe du quartier italien de New York, J.R. décide de se poser pour épouser la femme qu'il aime. Il apprend que celle-ci a été violée quelque temps plus tôt et il ne peut en supporter l'idée...

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J’ai aime cette première ballade à laquelle nous convie le jeune Scorsese ! Petite Italie, la Mama prépare la Pasta généreusement farcie, autour de la table de cette cuisine simple, un four, un évier, une table et quatre ou cinq enfants, sur un meuble une miniature de la sainte vierge et son petit !
La pellicule gagne en netteté et dans les rues de New-York, la « petit Italie » sans doute, deux bandes rivales s’affrontent à coups de pieds et de battes, mauvais garçons en tenue nickel, costards cintrés et gomina, parmi eux le jeune J.R (Harvey Keitel).
Plus tard dans un bar, minuscule troquet rital, propriété du chef du groupe, J.R et les siens arrosent le début de soirée non sans avoir claqué le museau d’un des leurs, voleur et tricheur.
L’ennui est l’ennemi des jeunes nous les suivrons malgré les réticences de J.R dans une virée, la ville, ces grosses américaines, que l’on charge sur un ascenseur, bref autant d’images propre à cette immense cité.
Cela devait constituer le sujet d’étude de Martin Scorsese, insatisfait il décide d’y greffer, et ce pour notre plus grand bonheur un volet sentimental. La rencontre à bord du ferry de Long Island , entre J.R et une jeune femme véritable océan de blondeur, la fille interprété par Zina Bethune.
Une longue discussion, suivie d’autres rencontres, magnifiques balades sur les toits de New-York, un amour naissant. Des discussions animées, où Scorsese révèle quelques unes de ses passions, ainsi de John Wayne et donc le genre western.
Restent les instants plus troubles, ceux où un homme marqué, trempé dans un esprit machiste et catho, laisse entrevoir le fossé subsistant entre la modernité de Zina et la barrière que l’éducation, des décennies d’imprégnation religieuse et familiale ont creusé dans la tête de J.R .
Il classe sans appel les femmes en deux catégories, celles que l’on « couche » , (voir la partie rajoutée, véritable clip sexy, immense Keitel sur un fond signé des Doors, ), et celle qui aussi pure que la sainte vierge deviendra une épouse et une mère pour les enfants.


La révélation de Zina, son orgueil de male, le trahira, incapable de dépasser cette blessure alors que ce n’est pourtant pas lui qui l’a reçu !
Voila, dans une église, recherchant un apaisement ou un pardon, allez savoir !
Je suis sorti de cette séance ravi, imprégné de splendides images, fonds de New-York, Club où des jeunes en délire joue avec un gun, morts de rire, remarquablement saisis au ralenti par la camera du chef operateur, Harvey Keitel si jeune et accrochant déjà si bien l’image, immense, avec Zina Bethune, couple qui dans un premier temps nous fait littéralement fondre, magnifique love story, pour finalement si mal finir..Oui je connais la chanson
Voila très franchement, très sincèrement, pour ce petit essai, un gros coup de cœur et de plaisir, Je suis sorti du ciné avec un certain gout en bouche, une odeur de N.Y que je ne connais pas, des mauvais garçons, qu’il m’arrive de croiser, odeur d’amour qu’on entrevoit, croit saisir et s’échappe aussi ! Bref Ravi !

CritiKat.Com "...ce sera par l’alternance de séquences où Harvey Keitel vivote à Little Italy avec ses deux compères et celles des balades amoureuses avec la fille que le film va trouver sa portée et sa circulation première. Ainsi, lorsqu’il regagne son clan, le personnage de Keitel est toujours ramené à son enfermement secret et face à ces projections mentales qui le plongent dans des tourments saisissants (l’acteur Keitel se révèle ici). Isolé dans son for intérieur et pétrit par son éducation catholique, J.R se retrouve constamment dans un entre-deux inconfortable et absolument inconciliable..."
Le Monde.Fr - "Who's That Knocking at My Door" : Martin Scorsese, retour à la source d'une oeuvre