05 juin 2011

This is The End !


Pour mettre les choses au clair, et éviter ainsi l'avalanche de points d'exclamations, interrogations et j'en passe, oui le blog ferme définitivement ses portes. J'imagine comme doit être grande votre détresse, comme à l'annonce de la  mise en quarantaine de votre bar préféré, de votre cinoche de quartier avalé par un horrible multiplex , de la mise en quarantaine des concombres (masqués ou pas ) votre légume favori !
Oui Il me devenait de plus en plus difficile de pondre quelques lignes cohérentes, les films parfois trop nombreux pour que je me décide à un choix, la plume qui crissait sur le papier accouchant ainsi d'un post sans saveur bien souvent !
Il fallait que cela cesse, que cela change ! Et pourtant commencer comme un simple jeu , je me suis vite pris d'affection pour les réalisateurs, les auteurs, les interprètes et surtout ces histoires. Je pourrais vous dire que demain je m'envole pour les steppes de Mongolie, l'Europe centrale, l’Amérique du sud , là et ailleurs partout à la rencontre de personnages divers mais toujours riches et succulents...
Oui c'est cela que j'ai vécu et parfois réussi à partager sur ce modeste blog !
Je n'oublierai pas non plus  EcKmuhL sans qui je n'aurais jamais fait mes débuts sur la toile !
Les archives du blog restent en place mais ne sont pas à vendre..lol..non à l'internet marchand..s'il n'est pas déjà trop tard !
Bon sinon comme dirait Moustic
"BATAILLEZ"

Peut-être me croiserez-vous lors d'une sortie de salle , qu'elle soit de concert ou de cinoche en tout cas je ne louperais pour rien au monde "Pater" De Alain Cavalier
Irène m'avait dévasté
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La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.
[ Albert Einstein ]
P.S : tu peux aussi la mettre sur sa béquille, So I do It

29 avril 2011

Mercredi 4 Mai - Je maudirai...

...les 36 cms de ma minuscule T.V, ce qui ne m’empêchera pas  le nez collé à l'écran de replonger dans l'univers si particulier de " L'homme de Londres"  de Bela Tarr...
Une expérience et un premier contact avec un auteur qui m'avait laissé chancelant ! La magie résistera-elle à l'étroitesse de mon minuscule écran ? à suivre !

 

Mercredi 4 mai 2011 - Arte 23H10

L'homme de Londres

De Bela Tarr &  Agnes Hranitzky

Les Irreductibles - Septembre 2008 " L'homme de Londres"

18 avril 2011

Robert Mitchum est mort - De Olivier Babinet & Fred Kihn

Robert Mitchum est mort
(France, Belgique, 2010)
Réalisation et scénario de
Olivier Babinet & Fred Kihn

Interprétation : Olivier Gourmet (Arsène), Pablo Nicomedes (Franky), Bakary Sangare (Douglas), Danuta Stenka (Katia), André Wilms (le Texan / Ströller)...

Présenté au 63e Festival de Cannes dans la Sélection Acid (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion).
Raindance London – Best first films
Mar del Plata – Panorama Sense of Humor
Festival international du film de Dieppe – Prix d'interprétation / Prix de l'insolite
L'étrange Festival – Sélection officielle
Premiers Plans d'Angers – Grand Prix du Jury


Synopsis
Franky est un acteur de seconde zone en pleine dépression. Arsène, son manager, croit en son potentiel de star, et l'embarque sur les routes d'une Europe improbable, à la recherche d'un cinéaste mythique, direction le cercle polaire. Une odyssée « mélancomique » entre vitamines et somnifères, rock'n roll et femmes fatales.

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Robert Mitchum est mort
Y a Arsène (Olivier Gourmet) parfait dans son costume trois pièces, style années 70, un rien démodé mais l’est-il vraiment ? Y a son poulain, Franky (Pablo Nicomedes) grande silhouette à l’allure picaresque ou plutôt pittoresque, Franky la tignasse longue et grasse, une figure mémorable. Franky ne dort pas, sinon à grand renfort de somnifères, Franky rêvasse face à une photo d’une hypothétique fiancée tout en jouant sur un électrophone les répliques de « Fatal Angel » ! Est-il réellement fiancé, voir marié, Fatal Angel  est elle une tragédie classique, sorte de film noir !


Les réalisateurs nous baladent et tant pis et tant mieux si la réalité n’est qu’une faux semblant ! Comme ce festival, ce but qu’il va leur falloir atteindre, objectif rencontrer le metteur en scène qui offrira, qui reconnaitra en Franky le génie méconnu, de cela Arsène en est convaincu. Pour gagner ce réalisateur mythique il faut se mettre route, porter au clou une guitare sacrée, solliciter la famille et retrouver le temps de quelques accords un garage band, groupe de psychobilly  (mélange de rock sixty et de punk à bretelles, genre redoutable, I like It !) . L’occasion d’hériter d’un passager d’abord clandestin ( un musicien céleste à la banane flamboyante)…
Commence alors un trip parfois cocasse vers le pole, trouver ce réalisateur mythique, alors que dans une mallette surement bouclée Arsène transporte..Mais quoi donc ? Vous le découvrirez de par vous-même !
Ce film fait de rencontres, à l’image magnifiquement soignée, on pense bien sur à Kaurismaki, le grand nord peut-être, on évoque Lynch pour l’atmosphère et parfois l’improbable, on entrevoit Jim Jarmush, la faute peut-être au personnage de Douglas (Bakary Sangare), le clandestin , le space mélomane, le philosophe peu dissert, on le verrait bien commander deux petits expresso à une terrasse de café(perso je ne les commande plus que comme cela, même si cela n’amuse que moi! ! La faute ou plutôt la grâce, car tous ces clins d’œil sont discrets, à peine entrevues comme aussitôt démentis, seule l’histoire, les rencontres prédominent, de la belle italienne dans sa belle américaine, mais était elle italienne et la voiture us, ce film regorge de tant de détails, souvent cocasses, il y puise au fil des rencontres sa particularité,, à nous de profiter du voyage et de ses péripéties.
Oui j’ai l’impression d’avoir fait un drôle de rêve, exaltant et excitant, qui me laisse comme un gout de revenez-y !
Chaudement recommandé, ne serait que pour ces trois acteurs, mais vous allez voir du pays et faire de bien étranges rencontres !


CritiKat;Com "...Quel plaisir de voir un film qui ne ressemble à aucun autre ! ......Entre road trip déluré et quête philosophique ludique, le film constelle le cinéma français de nouvelles étoiles hallucinées. Car, si Robert Mitchum est mort, Olivier Babinet et Fred Kihn ne le sont définitivement pas...."
Le Monde.Fr - "Robert Mitchum est mort" : sur la route, direction le cercle polaire
Libération.Fr "...Trip «mélancomique» en direction du Grand Nord au programme de «Robert Mitchum est mort»...."
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09 avril 2011

Ivre de Zique et de décibels (belles, belles, belles comme le jour !)


Grand Mix
 Festival 
Les Femmes s'en mêlent

Mon coup de cœur de la soirée ANIKA, Une présence stupéfiante car sans artifices !

Quelques jours plus tard  un interlude folk avec James Vincent Mc Morrow, c'est balèze mais je ne suis décidément par trop branché par ce style de zique, énorme malgré tout, le personnage assure !

Deux nuits trop courtes et  
passent en revue  les titres accrocheurs de leurs précédents album et ceux de leur dernière création, le style subsiste, la qualité et le son évoluent dans le meilleur des sens, dommage que ce  oit un concert d’après-midi (18 h00) pas l'idéal pour déplacer les foules et faire bouger les jambes ! Le groupe donne cependant tout ce qu'il a !

Changement de lieu, La Boite à Musique, mini salle, pour son énorme ! elle accueille ce soir " The  Lords of Altamont "  concert 150% rock'n'roll et une salle chauffée à blanc, deux rappels...comme pour dire merci..à eux...à nous !
Et puis jeudi
Aéronef Lille

 Bien sur la belle affiche est pour Paname,
Pô grave, nous on a eu le bon son...lol
 le lieu divisé en deux, une formule club et la grande scène, soit juste le temps de passer d'une scène à l'autre, pour se faire les six groupes programmés ce soir là, plus de cinq heures de concerts, avec comme points d'orgues mais là c'est selon tout un chacun, "The legendary Tigerman" seul ou pour des duos en charmante compagnie, une de mes révélations, "The Bellrays" oui on ne les présente plus, incandescant ce soir là,  et "The Jim Jones Revue" en ce qui me concerne...voilà une superbe affiche et un programme qui vous laisse exsangue et knock-out....allez demain je me repose...et dimanche.... ho vous le savez..je n'aime pas les Sunday pourtant celui-là je vais le passer avec le groupe Deerhunter...vous voyez cela continue ...
Kilucru, ivre de musique..et de fatigue..lol

28 mars 2011

Dans le collimateur des Irréductibles !

On guettera avec envie et attention
Et pour continuer à faire bonne figure
Nous Princesses de Clèves

Un film de Régis Sauder

Sortie nationale le 30 mars 2011

27 mars 2011

Cirkus Columbia - de Danis Tanovic.

Cirkus Columbia
(Bosnie-Herzégovine, 2010) 
Réalisation de Danis Tanovic.

Scénario de Danis Tanovic & Ivica Dikic
D’après le roman Cirkus Columbia d’Ivica Dikic.
Interprétation : Miki Manojlovic (Divko Buntic), Boris Ler (Martin Buntic), Mira Furlan (Lucija), Jelena Stupljanin (Azra), Milan Strljic (Ivanda), Mario Knezovic (Pivac), Svetislav Goncic (Cpt. Savo)...

Synopsis

Bosnie-Herzégovine - 1991. A l'effondrement du communisme, Divko revient dans son village après 20 ans d'exil à l'ouest en compagnie de la jeune et séduisante Azra qu'il compte épouser, le chat noir Bonny et les poches remplies de Deutschemarks. Il entend retrouver tout ce qu'il a laissé et plus particulièrement son fils Martin qu'il n'a jamais connu.

Mais personne ne s'attendait à son retour et Bonny ne semble pas se plaire dans ce nouvel environnement...
Bref, en 20 ans, les choses ont quand même changé et le retour de Divko ne s'avère pas être celui auquel il rêvait.
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Cirkus Columbia
Voici l’histoire d’un vieux matou de retour au pays, les poches pleines de Deutschemarks, de quoi acheter plein de pâté pour chat, c’est qu’il le bichonne son matou, avec un rien de superstition ! Quasi à la rue avant de tomber sur ce malheureux greffier, c’est alors que la roue a tournée § Depuis il roule dans une robuste Mercedes promène à son bras une poupée blonde très alléchante et veille scrupuleusement sur sa majesté le chat, symbole coïncidant avec sa nouvelle réussite. Vingt années d’exil, le retour sur la terre natale officiellement pour régler les papiers du divorce avec son ex, mais aussi découvrir ce fils qu’il n’a dans sa fuite pas eu le temps de connaitre.
Divko Buntic (remarquable Miki Manojlovic)débarque dans son ancien vilage comme un américain en visite, les poches pleines à craquer, l’attitude ostentatoire, celle de celui qui a une revanche à prendre. Il est ici chez lui, même après vingt ans d’absence, n’a il pas soutenu le parti de la municipalité actuelle, allant semble il jusqu’à leur acheter des armes, bref l’américain teuton est ici chez lui, faire expulser son épouse et par la même son fils par la police locale ne le gene nullement, parader dans les rues, dans le plus pur style bling-bling non plus, non la situation ne se dégradera réellement qu’avec la disparition du chat, la mascotte, le talisman, mettant l’homme aux abois, presque à genoux.
tandis qu’aux alentours de légers signes semblent évoquer une montée de la température, les infos diffusent des images de guerre, les tensions internes dans le village s’exposent…et pendant ce temps le fils de notre héros , grand gamin trop vite poussé, radio amateur passionné, parcourt le village en compagnie de sa jeune  et peut-être future belle-mère. l’été est brulant, les bains dans la rivière tentant, les nerfs sont aussi à fleur de peau. Ne voit on pas les deux amis d’hier, adeptes tous deux de radio et de baignades se disputer et se battre, innocemment d’abord avant que la situation ne s’envenime…balbutiements  d’une guerre annoncée.
Danis Tanovic réalise une chronique de prime abord presque intimiste, reconstituant la vie d’un petit bourg presque tranquille, traversé par les péripéties d’un village presque comme les autres, mais ici le passé à déjà laissé des traces et l’avenir qui se présente ressemble de plus en plus à un ciel qui se couvre…les victimes ne seront pas tout à fait les même, quoique, mais ceux qui hier avait fuit leur destin seront bien présent, ensemble nous disent-ils et chez nous quoi qu’il advienne !
Le manège de la vie tourne alors que retentissent les premières déflagrations, bien assis, Divko et Lucija profitent d’une peut-être dernière récréation après tant de temps perdu !
Voguant vers l’ouest deux autres jeunes tourtereaux s’en vont construire leur nid…pour un jour peut-être revenir au pays !

Voila Danis Tanovic signe un film en tous points remarquable  et si comme entendu de ci de là on lui reproche d’avoir trop développé le coté romance de son œuvre au détriment de l’aspect du conflit qui déjà germer,   montrer qu’avant d’être un champ de fureur et de ruines régnait  ici une fragile mais bien réelle pourtant tranquillité. Oui cela méritait d’être souligné !
Avant que les hommes frères d’hier, ennemis d’aujourd’hui ne l’enfouisse dans le sang et la boue !
« Errare et débilitum humanum est »…je vous dis !
Voilà un film chaudement recommandé ! Coup de Cœur !

L'Express.Fr - Cirkus Columbia, le retour aux racines de Danis Tanovic
"...Très inspiré (sûrement par des souvenirs), Danis Tanovic tisse sa propre toile sans emprunter la cocasserie d'un Kusturica. Mieux, l'humour vient du réalisme et la tristesse de l'excès. Miki Manojlovic, qu'on avait l'habitude de voir en chien fou chez Kusturica, trouve ici des accents de vérité et de maturité, et l'un de ses plus beaux rôles."..."
Critikat.Com "...La toile de fond sur laquelle Cirkus Columbia se raconte dégage un intérêt bien supérieur à la trame elle-même. L’intrigue amoureuse développe des ficelles assez convenues, et on regrette parfois que la pierre angulaire du récit soit le jeune Martin et ses doutes de fin d’adolescence. Sa mère, pourtant au second plan, fait face à la barbarie qui se répand, la violence qui dort et peu à peu se réveille, l’équilibre de la paix qui se désagrège irrémédiablement. Elle est le dernier témoin lucide de cette transition dramatique, s’obstinant jusqu’à la fin à ne pas croire que les pompistes puissent devenir des assassins. Pendant ce temps là, son fils se baigne à la rivière, où les hanches de sa belle-mère nourrissent copieusement ses fantasmes...."
Le Monde.Fr - "Cirkus Columbia" : retour d'exil dans la Bosnie de 1992
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The Adjustment Bureau ( L'Agence) - De George Nolfi

L’Agence
(The Adjustment Bureau, États-Unis, 2010)
Réalisation de
George Nolfi
 Scénario : George Nolfi d’après la nouvelle Adjustment Team (Rajustement) de Philip K. Dick.
 Interprétation : Matt Damon (David Norris), Emily Blunt (Elise Sellas), Terence Stamp (Thompson), John Slattery (Richardson), Anthony Mackie (Harry)...

synopsisSommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l'avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu'il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre la femme dont il est tombé follement amoureux, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains.David Norris est un homme politique ambitieux qui s'apprête à siéger au Sénat quand il fait la connaissance d'une éblouissante danseuse étoile, Elise Sellas. C'est le coup de foudre, mais David s'aperçoit rapidement que de mystérieux hommes conspirent à le séparer de l'objet de son affection.Il prend conscience que ses adversaires ne sont autres que les agents du Sort lui-même - les hommes de L'Agence - qui feront tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher son union avec Elise. Face à une adversité écrasante, David doit choisir entre perdre l'être aimé et accepter le destin qui lui est dicté ou tout risquer pour défier le Sort et conquérir Elise.
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 "Reality is that which, when you stop believing in it, doesn't go away."
(La réalité est cela qui, quand vous cessez de croire à elle, ne part pas) - Philip K. Dick
L’Agence, il a suffit de trois critiques emballées, entrevues, ouïes plutôt sur une chaine privée pour que mon premier film de la journée soit celui-ci . Pas bien au courant de ce qui m’attendait mais là réside tout le piquant et le charme de la découverte. Matt Damon constitue il est vrai une valeur sure et sa prestation dés le départ en homme politique nouveau style, presque nouvelle vague convainc et s’il n’évite la bourde , remontée d’un passé pas si lointain, cela nous semble étrangement familier habitué que nous sommes de voir les vies des candidats et futurs  gouvernants passés à la moulinette, passé épluché à la recherche de la moindre caballe. Et elle figure ici sous la forme encore une fois très actuelle ,une photo potache, sur un postérieur de futur sénateur, à l’heure du 3W vous en comprenez tout l’interet ou le désagrément c’est selon !
Et l’homme donné gagnant pour un cul dévoilé se retrouve dans la position de l’outsider, battu, contraint de modifier un chant de victoire en discours de défaite avec malgré tout une promesse de revanche ! Alors qu’isolé dans les toilettes spacieuses et luxueuses du grand hôtel de campagne, il déclame à voix haute son allocution : excuses et promesses de futur combat, apparait face à lui curieusement tapie dans les toilettes pour hommes une bien agréable créature, bouteille de champagne à la main et une langue bien pendue, une jeune et jolie demoiselle, jouant au jeu de l’incruste ,discipline qui consiste à s’inviter dans des cérémonies, de mariage notamment auxquelles vous n’avez jamais été convié, ..et à ingurgiter max de petits fours et coupes de bons vins pétillants avant généralement de vous faire virer avec perte et fracas !
A cette première rencontre, écoutée par la sécurité de l’hôtel, il faudra le hasard, le destin, d’un bus pour que nos deux tourtereaux se retrouvent à nouveau. Quoi de plus hasardeux qu’in coup de foudre, quoi de plus aléatoire qu’une encontre amoureuse. Cette dernière devrait suivre un court tout à fait ordinaire, amours et péripéties amoureuses ? oui mais le hasard ici obéit à de drôles de régles, le hasard, le destin semble être chapeauté par d’étranges membres d’une agence aux fonctions et pouvoirs bizarres.


Entre une ascension vers les plus hautes sphères de l’état pour David Norris  (Matt Damon) et son irrésistible attirance pour Elise Sellas (Emily Blunt) , l’agence entrevoit une incompatibilité totale. Quand par un pur hasard (mais en est-ce vraiment un ?) David découvre l’existence presque irréelle car difficilement concevable de L’agence, il ne peut en parler à quiconque, qui le croirait…
Une première puis une seconde tentative pour s’opposer à eux , mais toujours tel un boomerang la menace revient, l’affectant lui puis Elise, son tendon d’achille, pour elle, il l’oubliera ou feindra de la rayer des ses pensées, encore une illusion…
Finalement l’espoir viendra de là où on l’attend le moins, l’opposant d’hier l’allié d’aujourd’hui…et si tout cela avait un sens …
Rentré dans ce cinéma, l’esprit libre de tout à priori sur ce que j’allais voir, les premiers effets visant à déformer la réalité, à la manipuler, et un gros et grand tilt se faisait dans mon esprit, là régnait  la patte du maitre (du haut château ) Philip K.Dick ! En effet qui d’autre peut-aussi bien vous emmener dans un univers où la réalité tangue, oscillant entre vision paranoïaque ou schizophrénie, où le tangible se dérobe, vous laissant seul égaré. K .Dick excelle dans la mise en place de ces univers mentaux le plus souvent  fruit de longues et propres expériences, d’une observation aigue des failles et des doutes des humains. K . Dick ancre  ses histoires sur la ligne fragile entre le réel et le pas que l’on peut faire pour sortir de celui-ci !
Ainsi de David Norris, suffisamment lucide pour savoir ne pas pouvoir être pris au sérieux, mais qui mu par l’amour fera voler en éclat le miroir ( smash the mirror !)..Oui un film pas vraiment majeur, mais gouter une adaptation de Philip K.Dick  est une chose bien trop précieuse pour que l’on fasse la fine bouche surtout quand l’ensemble s’avère être plus qu’honorable !
CritiKat.Com "...Adapté d’une nouvelle de Philip K. Dick (décidément une vraie banque d’idées pour le cinéma américain), L’Agence met en scène un ancien candidat au Sénat qui découvre que sa vie est coordonnée par une étrange agence, manipulant à l’envi les destins de l’humanité. Entre conspirationnisme effréné, quête de liberté et romance à l’eau de rose, le film a du mal à trouver un équilibre scénaristique malgré un jeu d’engrenages malins et des trouvailles visuelles pertinentes...."
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14 mars 2011

Fighter - De David O.Russell

 Respectueux des codes immuables des grandes sagas de la boxe, David O. Russell raconte avec brio le retour inattendu d'Irish Micky Ward (Mark Wahlberg) entraîné par son demi-frère Dicky Eklund (Christian Bale).
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Fighter 
(The Fighter, États-Unis, 2010)
Réalisation de 
David O. Russell

Scénario : Scott Silver, Paul Tamasy et Eric Johnson,
sur une histoire de Keith Dorrington, Paul Tamasy et Eric Johnson.
Image : Hoyte Van Hoytema (Morse)
Interprétation : Mark Wahlberg (Micky Ward), Christian Bale (Dicky Eklund), Melissa Leo (Alice Ward), Amy Adams (Charlene Fleming), Jack McGee (George Ward), Mickey O’Keefe (lui-même)...

Oscars 2011 du meilleur acteur dans un second rôle pour Christian Bale
Oscars 2011 de lameilleure actrice dans un second rôle pour Melissa Leo


Synopsis
Micky Ward est un jeune boxeur dont la carrière stagne. Il va rencontrer Charlene, une femme au caractère bien trempé, qui va l'aider à s'affranchir de l'influence négative de sa mère, qui gère maladroitement sa carrière, et de ses sœurs envahissantes. Son demi-frère Dicky Eklund, lui, a connu la gloire sur le ring, il y a bien longtemps. C’était avant qu’il ne sombre dans la drogue, avant son séjour en prison. Entre le sportif en quête d’un second souffle et l’ex-toxico, il y a longtemps que le courant ne passe plus. Trop de non-dits, d’échecs et de souffrances. Pourtant, parfois, les hommes changent, et Micky et Dicky vont peut-être avoir ensemble, la chance de réussir ce qu’ils ont raté chacun de leur côté…
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Fighter
Evidemment au premier plan, en filigrane figure la boxe mais fort heureusement elle n’accapare pas tout l’écran, loin s’en faut !
Bien sur  il s’agit d’un biopic, inspiré car remarquablement adapté, de l’histoire des frères Ward, mais plus encore car se greffe sur l’histoire de ces deux frangins, demi-frères pour être précis, celle de leur famille et de la petite ville qui les a vu grandir Lowell, cité industrielle textile à l’agonie dans le Massachussetts.
Ce film parvient avec une redoutable efficacité à nous emmener sur les pas des deux frères, l’un Dicky Eklund qui connut une relative et courte heure de gloire surfe sur son aura locale et sur une tchatte à toute épreuve mais s’oublie trop fréquemment dans les volutes de crack (formidable Christian Bale) faciès émacié du drug-addict et élocution survoltée. Censé entrainer son frangin Micky (Mark Wahlberg) ses absences à répétitions sont sources de problèmes. Micky qui entre deux entrainements  bosse comme cantonnier (voir la splendide séquence d’ouverture, le balai-râteau raclant les graviers, plan au ras du sol  avant d’élargir le champ jusqu’au deux frérots et d’emprunter la rue principale élargissant celle-ci jusqu’à son point de fuite, images d’une petite cité américaine, elles seront nombreuses et toutes forts  justes et à propos ces images superbes que nous devons  au  responsable de la photographie Hoyte Van Hoytema (Morse) .
Pour chapeauter le tout ,la mère Alice Ward (Melissa Leo),  clamant les louanges du frère ainé et son (ancienne) gloire, véritable tiroir caisse de la famille, elle manage et parle bizzness tant bien que surtout mal, envoyant son cadet dans des combats merdiques et n’hésitant pas à le faire boxer dans une catégorie qui n’est pas la sienne , l’envoyant ainsi véritablement au casse-pipe.
Qu’il proteste et l’on évoque l’esprit de famille, l’ex-gloire du frère. Pourtant après une sévère défaite dans un combat par trop inégal, Micky va remporter un autre défi, aborder une bien  jolie barmaid, obtenir un rencard et de séance de ciné (imparable le cinéma d’auteur français) en rendez-vous, se trouver une allié dans cette fille lucide et déterminée. Charlene (Amy Adams) va lui ouvrir les yeux(et son cœur...et son lit..), le réveiller, l’émanciper, bousculer la famille …


Le film de David O. Russell  restitue à merveille une  certaine Amérique, les décors  et la photo fantastique créent  une ambiance très réaliste ou du moins qui semble telle pour ceux qui comme moi ne connaissent les states qu’en images ! Il faut voir ce cinéma, ce bar, et cette maison à crack d’où Dicky s’évacue presto chutant de deux étages sans problèmes atterrissant toujours sur le  même tas d’ordures.
Fighter reste un film sur la boxe, mais que dire de cette histoire d’amour, que dire de la dégringolade du frangin et sa possible rédemption, enfin toute cette galerie de personnages, ceux qui font la vie d’une petite cité, où le shérif  endosse la tenue d’entraineur-soigneur  assistant par exemple .
Fighter ménage son lot de suspense et constitue en cela un film prenant et malgré les coups rempli d’humanité ! Les amateurs du « noble art » apprécieront eux le combat final et même si l’on nous a maintes fois fait le coup force est de reconnaitre que cela marche toujours !!!


Fighter offre enfin de magnifiques numéros d’acteurs, ceux qui furent primés, Christian Bale évidemmentstupéfiant ! Melissa Leo prête à faire le coup de poing ou de talons aiguille à la tête de sa bande de harpies ! Et ceux qui ne le furent pas, Mark Wahlberg  sans doute victime du choix cartésien qu’il fallut faire face à Bale ! Et puis pour sa jolie frimousse mon petit oscar du joli sourire ira à Amy Adams bien sur !
Oui voila un film fort bien agréable, de par son sujet mais d’autant plus de par l’univers qu’il nous fait pénétrer, une plongée in America le tout emmené par une troupe d’acteurs au top de leur forme !
Allez je glisse une pièce dans le juke- box et tout à l’heure j’irai trainer mes guêtres du coté du boxing-club, à moins que j’me fasse un bowling (tiens si le Duke était par là ) …

CritiKat.Com "...e film se distingue par une relative et peut-être trompeuse économie de moyens, qui mêle style documentaire et codes du ciné indé, privilégiant caméras portées ou steadicam, du moins dans ses séquences "socio-dramatiques" ; plus inédites que la parabole du champion qui se relève, ces dernières rognent donc (comme sa famille) sur la reconquête de Micky, quand bien même les combats, cadrés par les équipes de HBO (pas des inconnus pour Wahlberg), atteignent une vérité pas si fréquente. S’adjoignant le talent du directeur photo de Morse, Russell étouffe l’esbroufe et développe son élégant réalisme, servi par des interprètes pas toujours subtils mais souvent bluffants. Il touche ainsi dans ses moments les plus réussis à la simplicité émouvante,...."
Le Monde.Fr - Entre réel et fiction, le cinéma vainqueur aux points


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