30 décembre 2007

Actrices - Un film de Valeria Bruni-Tedeschi


Actrices
Un film de Valeria Bruni-Tedeschi
avec Valeria Bruni-Tedeschi, Noémie Lvovsky, Mathieu Amalric, Louis Garrel, Valeria Golino, Maurice Garrel, Robinson Stevenin, Bernadette Laffont, Laurent Gréville…


Présenté en Sélection Officielle, Section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2007

Synopsis
Marceline (Valeria Bruni-Tedeschi )ne va pas bien, Marceline a quarante ans et surtout Marceline n’a ni enfants, ni mari et ne vit que pour le théâtre. Sa mère(Marisa Borini), une ancienne croqueuse d’hommes à la volupté italienne, ne cesse de se pencher à son oreille pour lui rappeler cette solitude. Marceline joue le rôle de Nathalia Petrovna, dans une pièce dirigée par Denis (Mathieu Almaric), metteur en scène toujours en grand écart entre le grotesque et la finesse. La femme ne trouve pas son personnage, elle passe à côté, ce qui la pousse un peu plus dans les recoins vertigineux des regrets.

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Actrices ou acteurs, un Je, un Moi, un égo prononcé bien souvent nécessaire pour interpréter, donner vie à un personnage et emprunter ainsi son identité.
Marcelline traverse une crise, ou sa vie et donc sa carrière repose sur un état de crise. Ses interrogations, nous les partageons, au long de sa journée, installation, répétitions, doutes et interrogations.
Le personnage se crée, l’individu résiste puis se fragilise. C’est du moins l’impression que j’en retire, ce film, cette pièce en fait que je vois grandir.
Ici tout est cependant traité au second degré, derrière une dose juste d’humour, mais un sourire qui vire parfois au rictus grinçant. Ces situations au parfum de vécu, la caméra agit comme une loupe, sous son focus la star est de plus en plus déstabilisée, star glorieuse mais fragile, son double, l’assistante du réalisateur Nathalie (Noémie Lvovsky), ancienne compagne de conservatoire, cachetonne pour survivre.
Une star esseulée, à qui l’amour fait faux bond taraudée par un désir urgent de maternité, de l’autre coté du miroir une actrice refoulée, mariée, mère de famille, aimée mais qui étouffe rêvant d’une certaine gloire.
Au milieu Denis (Mathieu Amalric), fabuleux en metteur en scène habité, acteur flamboyant et irrésistible. Autour toute une troupe les comédiens, seconds roles du film comme de la pièce que celui-ci nous conte. Eric (Louis Garrel) en jeune premier, Nathalie (Noémie Lvovsky) bras droit de Mathieu Amalric et amoureuse passionnée, un amour « liant ;o) « se noyent dans une superbe troupe.
Tout cela est vif, grave aussi parfois, savamment dosé, vif et vivant comme une pièce de théâtre, survivant à ses acteurs, entrainant derrière elle leurs fantômes « Valeria Golino ».
Belle réalisation, une troupe sur les planches, une femme qui s’interroge, Valeria Bruni-Tedeschiy a mis du sien, peut-être plus qu’elle ne se l’imagine .Bravo !
Actrices..vues par un homme. .Kilucru !
Excessif.Com ".. A première vue, le film semble prétentieux, égocentriste et une fois de plus bourré de maladresses. En creusant un peu plus, on y trouve une oeuvre attachante, intelligente, drôle et parfois émouvante..."
CommeAuCinema.Com "..Tragi-comédie savoureuse !.."


20 décembre 2007

La Visite De La Fanfare - Un film de Eran Kolirin


LA VISITE DE LA FANFARE
Film israélien d'Eran Kolirin
Avec Sasson Gabai, Ronit Elkabetz, Saleh Bakri, Khalifa Natour....
Cannes 2007
Prix de la critique Internationale
Prix de la Jeuness
Coup de Coeur d'Un Certain Regard

Un jour, il n'y a pas si longtemps, une petite fanfare de la police égyptienne vint en Israël. Elle était venue pour jouer lors de la cérémonie d'inauguration d'un centre culturel arabe. Seulement à cause de la bureaucratie, d'un manque de chance ou de tout autre concours de circonstance, personne ne vint les accueillir à l'aéroport. Ils tentèrent alors de se débrouiller seuls, pour finalement se retrouver au fin fond du désert israélien dans une petite ville oubliée du monde. Un groupe de musiciens perdu au beau milieu d'une ville perdue. Peu de gens s'en souviennent, cette histoire semblait sans importance...
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Et dire qu'ils auraient pu ne pas s'égarer, et par la même nous priver de cette magnifique histoire. Histoire, ho il ne se passe en fait que peu de choses. Rien que de très ordinaires rencontres, des instantanés où parfois l’objectif reste ouvert, sur le mode pause, saisissant la grâce et la fragilité d’un instant. Des chemins se croisent, gêne d’un instant face à l’autre, observation, on ravale sa salive puis un éclair, une étincelle le courant passe et nous emporte nous spectateur. Usant de la force émanant du couple principal de cette histoire mais aussi d’une bonne dose d’humour, ha la difficulté d’une première rencontre. ..quand on n’ose pas et la magie du subterfuge utilisé vous accrochera un sourire au visage, j’en suis certain.


La force de ce film magnifique, tient aussi dans sa réalisation, une camera lente, qui s'attarde sur les hommes et les femmes. Car hormis cela ici il n'y a rien, un bout de désert et ces immeubles. Heureusement derrière tout cela il y a l'homme, l'être humain. Magnifiquement incarné par Ronit Elkabetz (Dina) trop heureuse d'accueillir en son humble resto la troupe démunie, elle est généreuse Dina et sa voix et sa gouaille porte fort, ajoutons à cela un sens de l'humour certain et nous avons là un personnage plus que sympathique, en face Sasson Gabai (Tewfiq) le chef sérieux retranché derrière sa mission et ses moustaches. Le temps d'une soirée, d'une nuit, oui presque une vie, peut-être ..ici loin de tout! Le temps s'égrène lentement dans le sablier du désert !
Allez je n'en dis pas plus, ici pas de suspense mais il suffit d'humer (aimer?) l'air du temps.
Rien que de très ordinaire donc prodigieusement vrai et humain..
kilucru plus que ravi, enchanté par la petite musique de cette fanfare là!
Telerama.Fr "...Tout repose sur un art du minimalisme qu'Eran Kolirin maîtrise à merveille, saisissant sans jamais insister des regards timides, des gestes inachevés, des soupirs d'embarras..."
Avoir-Alire.Com "..La visite de la fanfare est en effet un petit bijou d’humanité : très drôle, enjoué, mais aussi fragile ... Détournez-vous donc des grands complexes et de leurs stands à pop-corn le temps d’une projection et vous verrez que le voyage en vaut la chandelle..."
Excessif.Com "..Sans morale gnangnan, juste des non-dits qui en disent beaucoup. .."
CommeAuCinema.Com "..Une vraie leçon d’humanité à ne pas manquer. .."


The Coral @ le grand Mix Tourcoing

Vendredi 7 Décembre 2007

Le Grand Mix Tourcoing
la veille la salle accueillait les BRMC, ce soir là, The Coral déployait sa pop propette, ses guitares emballantes, un jeu rapide qui me fit parfois songer à la manière de jouer des vieux groupes comme « les Shadows » .

Mais la comparaison s'arrête là, il s'agit d'une pop impeccable, titrée à quatre épingles, comme James Skelly, à la coupe mod's et à la voix parfaite, un chant sublime, une voix juste. Non, inutile de chercher une faute, l'ensemble, six sur scène délivre une musique authentique, copie conforme de ce que l'on peut entendre sur leur différents albums. La musique, le son est bon, très bon, mais il manque le plus élémentaire charisme.
Enfin, ils enchainent les titres avec application et brio, reviendrons bien vite pour balancer quatre morceaux de rappel..et Pffft..Peut-être ces jeunes gens doivent-ils

se coucher de bonne heure.
Bref, dans la salle grosse frustration, mais bon comme j'étais encore un peu sonné par le concert de la veille. Cela va, et je n'oublie pas qu'il y a un an je ne connaissais pas ce groupe, c'est leur performance, sa qualité surtout qui avait attirée mon attention lors de leur passage en première partie des « Arctic Monkeys »..depuis j'ai fait les bacs des disquaires…et je dois noter une légère préférence pour des morceaux un chouia plus brut comme « Arabian sands » ainsi que pour l'album "Nightfreak and the Sons of Becker"...mais c'est un fait tout est bon et quand on a envie d'un peu de douceur...
Voilou un concert trop court, pour que nous public puissions faire monter la température, car franchement the Coral tout bons qu’ils soient..un peu frisquets ces garçons !

The Coral, morceaux, vidéos sur MySpace

16 décembre 2007

I'M Not There - Un film de Todd Haynes


I'M NOT THERE
Un film de Todd Haynes
Avec Richard Gere, Heath Ledger, Cate Blanchett, Marcus Carl Franklin, Christian Bale , Ben Whishaw, Julianne Moore, Charlotte Gainsbourg, Michelle Williams, Bruce Greenwood, David Cross, Kim Gordon, Joey Burns, John Convertino, Jim James
Coupe Volpi de la Meilleure Interprétation Féminine à la 64ème Mostra de Venise pour Cate Blanchett.
Prix Spécial du Jury (ex aequo) à la 64ème Mostra de Venise.


Résumé
Evocation de la vie du folk singer Bob Dylan, incarné successivement par six comédiens. Chacun d'entre eux représente une des facettes de Bob Dylan.
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Todd Haynes démultiplie le personnage de Bob Dylan. A chaque période marquante de sa vie il associe un acteur, un nom comme si l'identité elle même n'avait que peu d'importance. Un nom, une influence, du Dylan du plus jeune âge, incarné par Marcus Carl Franklin(Woody) référence à Woody Guthrie évidente, l'auteur s'offrant même plus tard le luxe d'une rencontre magique, l'un sur son lit de presque mort , l'autre jeune black lui rendant hommage et sourire à travers quelques accords de blues. Ce jeune black qui ouvre le film, vagabond armé d'une seule guitare, et je ne peux résister à le qualifier de vagabond céleste (Kerouac), bien que là ne soit pas le sujet.
Un vagabond, un troubadour, au sens littéral, celui qui de routes en chemins atteste des réalités de ce monde en chansons comme ici.
Ce que Dylan revendique dans les années 70, alors interprété par Cate Blanchett époustouflant en créature androgyne qui refuse de porter le flambeau politique, celui de la chanson engagée, non elle/il n'est qu'un témoin de son temps et comme tel s'exprime et raconte ce qui l'entoure.
Ce film nous emporte dans une valse à sept temps, sept personnages différents, une seule personnalité évoquée Dylan, son amour de jeunesse pour une parfaite Charlotte Gainsbourg, forte et fragile portée par un amour fou que le temps et la notoriété de son compagnon usera, au désespoir des deux .
Voila il reste aussi les années recluses, Richard Gere dans un retour aux sources, loin de toute civilisation et d'autres passages encore.
J’avoue avoir été particulièrement séduit par la prestation de Kate Blanchet, sa performance est remarquable mais aussi la période traversée, 60/70 les Beatles rodent.

Todd Haynes réussit une étrange alchimie, sans avoir recours à une chronologie étudiée de la vie de Dylan, il s'inspire plutôt des vecteurs, des rencontres, du parfum qui ici ou là pouvait flotter, pour recréer tel un peintre qui par petites touches élabore le portrait, d'un visage et des sentiments le traversant, ici plusieurs portraits donc.

Voila je ne suis pas un inconditionnel de Dylan, pour moi l'arrivée de l'électricité dans son univers fut une bonne chose, Highway 61 Revisited, et mon veritable premier contact, hormis bien sur les deux trois morceaux que nous sommes, gens de mon age à meme de fredonner ( au moins le refrain ), c'est au ciné que le fis devant " The Last Walsz " de Martin Scorsese, concert d'adieu de The Band avec moults invités prestigieux.
Reste maintenant qu’à l’annonce de son passage à Lille en Juillet 2006, je me suis rué pour obtenir un billet, chose facile en ce début d’été. Croyez vous vraiment que j’allais laisser passer une telle légende, et je fus agréablement surpris, voir ici "Never Endin Tour Lille".


Excessif.Com "....Haynes châtie la linéarité de son intrigue, brusque les repères temporels, organise une farandole kaléidoscopique clinquante et inspirée. Il invente un tas de stratagèmes spatiaux et narratifs qui s’enchaînent avec une limpidité exemplaire.."
CommeAuCinéma.Com "..I’m not there est un voyage à travers les âges de la vie de Bob Dylan. Six acteurs incarnent Dylan tel un kaléidoscope de personnages changeants : poète, prophète, hors-la-loi, imposteur, comédien, martyr et « Born Again »..."

10 décembre 2007

Black Rebel Motorcycle Club au Grand Mix Tourcoing





Jeudi 6 Decembre
c'est la Saint-Nicolas, et si Dutronc avait trouvé la fille du père noël dans ses petits souliers, nous ici avons eu droit a une grande soirée de Rock 'n'roll.
« Skweeze Me » groupe local en apéro musclé, la tension monte, idéal, un aperçu du punch de ces messieurs ici .

Et puis ensuite le concert où il fallait être, enfin c'est mon avis. Les Black Rebel Motorcycle Club ont donné un show de première. Ils ne sont que trois mais quelle efficacité. J'ai découvert ce groupe lors de la sortie du film de Michael Winterbottom " 9 songs". Un seul morceau pourtant mais suffisant pour explorer le reste de la discographie du groupe.
Aujourd'hui je suis tout acquis à leur zique et même si j'avais fait la grimace pour la sortie de Howl album plus folkeux, des écoutes successives m’ont révélé la richesse et la qualité de ce dernier.
BRMC , soit Peter Hayes (chant, guitare, basse) et aussi clavier, une basse ronde, puissante, qui tournoie et vous emporte comme l'eau est aspirée par le siphon d'un évier ( comparaison
audacieuse mais y a parfois de cela, évoque aussi parfois le rythme sourd et unique d'un moteur de Harley, lourd, puissant et rassurant. A ses cotés Robert Turner, de son vrai nom Robert Levon Been (basse, guitare, chant) . ces deux là peuvent aisément s'échanger leur instrument tandis qu'aux drums Nick Jago donne un rythme discret, mais super efficace, pas d'exubérance, mais une efficacité, incroyable, pas de solo mais une véritable rythmique" drumnique"..Cherchez pas le terme je viens de l'inventer.
Deux heures de Live, je ne sais pas, quelques minutes avant minuit et nous nous quittions sur le titre Whatever happened to my Rock’N’Roll « Punk song », hymne rock par excellence et moment de folie !
Encore bravo à ces musiciens pour leur talent, grandiose et leur générosité.
Retrouvez Black Rebel Motorcycle Club sur MySpace
bientot une page Wiki consacré !
PS: j'améliore ma technique, j'ai réussi à recuperer la set-list, celle scotché au sol, face à Robert Turner.

09 décembre 2007

24 Mesures - Un film de Jalil Lespert


24 Mesures
Un film de Jalil Lespert
Avec Benoît Magimel, Lubna Azabal, Sami Bouajila, Bérangère Allaux, Archie Shepp

Résumé
Helly, Didier, Marie et Chris : quatre jeunes gens que tout apparemment sépare... leurs destins vont brutalement se croiser un 24 décembre, au cours d'une nuit blanche qui fera basculer leurs vies... Helly, jeune mère qui tente de récupérer la garde de son fils, croise par hasard la route de Didier, un chauffeur de taxi. Puis brutalement celle de Marie, une provinciale mal dans sa peau. Elles s'embarquent dans une étrange virée nocturne qui les conduira sur la côte normande jusqu'à leur rencontre avec Chris, un batteur de jazz. Ils finiront la nuit ensemble dans un dernier mouvement de fête, de libération...

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Quatre destins, Helly (Lubna Azabal) ex-stripteaseuse se prostitue à présent , son enfant placé en famille d'accueil, elle ne pourra le voir que le soir de noël, demain c'est loin, trop loin pour elle. Ce matin là sa route va croiser celle de Didier (Benoît Magimel) lui aussi en "errance", il a de l'argent, il loue ses services pour une requête étrange auprès de son propre père gisant sur un lit d'hosto.
La rencontre crée les premières mesures de ce film atypique. Helly est le cœur de ce film, présente d'un bout à l'autre.
Elle rencontrera Marie (Bérangère Allaux) a l'allure masculine. Toutes deux enfin croiseront Chris (Sami Bouajila), batteur de jazz, trait d'union avec Monsieur Archie Shepp et une réplique qui pourrait être culte « That’s the music ! »..Mais chut..Je ne vous dirais pas tout, si peu en fait, ce film étant avant tout affaire de feeling, un souffle, le scénario est une ossature légère sur laquelle les acteurs ont eu toute latitude de construire et d'exprimer.
Personnellement je retiens des images, qui une fois encore se sont imposées à moi, le lendemain et le surlendemain aussi, pour encore y être gravées. Comme une petite musique que vous fredonnez plusieurs par jour après l’avoir entendue.
Un premier film qui n'a pas choisi la facilité, bien au contraire, son jeune réalisateur ayant su user de la confiance placée en lui par ses acteurs.
Que dire de plus Benoit Magimel extraordinaire dans sa félure (regardez l'affiche), Sami Bouajila il me trottera dans la tete toute la journée du lendemain, alors que je viens d'assister à un concert avec un batteur brillant "No fucking solo men! pas de solo surtout...etc)
Reste la fin, en peu en deçà, peut-être je n'en suis même pas sur …une petite mort peut-être ?
Le site officiel
CommeAuCinema.Com "..Jalil Lespert réussit un premier film que la mise en scène rend universel et différencie ainsi du cinéma français actuel..."
Excessif.Com "..Malgré sa structure faussement éclatée, 24 mesures reste concentré autour de son personnage principal et de la comédienne prodigieuse qui l’incarne, Lubna Azabal.."

04 décembre 2007

La Nuit Nous Appartient - De James Gray


La Nuit Nous Appartient
Un film de James Gray
avec Robert Duvall, Eva Mendes, Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg.
Résumé
New York, fin des années 80. Bobby (Joaquin Phoenix) est le jeune patron d’une boîte de nuit branchée appartenant aux Russes. Avec l’explosion du trafic de drogue, la mafia russe étend son influence sur le monde de la nuit. Pour continuer son ascension, Bobby doit cacher ses liens
avec sa famille. Seule sa petite amie, Amada (Eva Mendes) est au courant : son frère, Joseph (Mark Wahlberg) et son père, Burt (Robert Duvall) sont des membres éminents de la police new-yorkaise… Lorsqu’il apprend que son frère est la cible de la mafia russe, il ne peut plus rester dans l’ombre. D’abord précieux informateur, il risque sa vie en passant d’un clan à l’autre. Mais très vite il doit choisir son camp…
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La mafia russe a décidemment la cote chez nos amis réalisateurs. Après « les promesses l’ombre » de David Cronenberg, voici « We own the night » de James Gray. L’action ici se déroule à New-York, nous sommes dans les années 80, le disco règne dans les boites de nuit, comme dans l’établissement démesuré que gère Bobby (Joaquin Phoenix) pour le compte d’une riche famille russe.
La nuit nous appartient, les héros ici appartiennent à la police de New-York. Celle dont la devise est « We own the night « nous possédons la nuit. En face des présumés trafiquants de drogue qui fréquentent régulièrement l’établissement de Bobby.
Au milieu Bobby, lui dont le frère vient d’être nommé lieutenant, lui dont le père est commandant.
Oui toute la première partie du film m’a emballé. Des images flamboyantes, fétardes pour l’ambiance de boite. Contrastes ensuite pour cette soirée de fete au sein de la police New-Yorkaise où Bobby traine sa compagne. A l’immensité de boite de nuit répond l’abime sépulcral d’une ancienne nef d’église.
La suite est rondement menée, une caméra vive, un Joaquin Phoenix qui emplit l’écran de sa présence (Ha ! quel merveilleux Johnny Cash ) sans qu’il soit question de gros plans. Des scènes d’action vives, et je cramponne presque mon siège. Je me crispe d’ailleurs durant cette merveilleuse séquence de poursuites, images fabuleuses…
Mais je dois aussi avouer qu’à partir de là, l’histoire pour moi s’émousse, …quand à la fin, non le charme est bel et bien rompu !
CommeAuCinema.Com "..Quand le cinéma de Scorsese se mêle à la caméra de Gray…"
Excessif.Com "..la plus pure tradition de ce cinéma hollywoodien où l'Entertainment va de pair avec une réelle épaisseur humaine. .."

01 décembre 2007

My Blueberry Nights - De Wong Kar Wai

MY BLUEBERRY NIGHTS
Un film de Wong Kar Wai
Avec Norah Jones, Jude Law, David Strathairn, Rachel Weisz, Natalie Portman...
Synopsis
Après une rupture douloureuse, Elizabeth (Norah Jones) se lance dans un périple à travers l'Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami - un émouvant patron de bar Jeremy ( Jude Law) - tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé. Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d'amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté Arnie ( David Strathairn) et sa femme Sue Lynne ( Rachel Weisz )qui l'a quitté, une joueuse Leslie ( Natalie Portman)dans la déveine qui a une affaire à régler. A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d'une plus profonde exploration d'elle-même.
La caméra de Wong Kar Wai exploite et magnifie les couleurs. Celles de ce bar à New-York et du métro aérien qui le surplombe. Extérieur et intérieur nuits, musique jazzy pour assaisonner le tout. La rencontre Elizabeth, Jeremy, autour d'un dessert, en discutant de clefs, celles que l'on laisse, que l'on oublie. Autant de portes que l'on referme, pour ne plus revenir, ou pour en ouvrir d'autres. On le sent, les deux personnages s'attirent mais résistent, l'un comme l'autre encore par trop fraichement blessés, blessures d'amour bien sur.
Won Kar Wai n'oublie pas l’appétit des sens, le lieu, snack-bar s'y prêtant à merveilles, évocation de douceurs sucrées et cette image qui à deux ou trois reprises envahira l'écran, un océan de chocolat qu'inondent des flots de crème. Subtile image du désir, du plaisir !
Comme ce gros plan acrobatique, et ce baiser volé ou comment essuyer une « moustache » crémeuse !
Pour Elizabeth est venu le temps de fuir, sans un mot, avaler les kilomètres, ne plus penser. Viendra alors le temps d'autres rencontres, un flic qui la nuit venue anesthésie sa peine dans l'alcool , inéluctablement poursuivi par l'image de son ex-femme . Ici je dois faire une parenthèse, le scénario est cosigné Wong Kar Wai et (certainement plus au fait de la réalité américaine ) Lawrence Block . Et comment ne pas rapprocher le personnage d'Arnie de celui récurrent dans une bonne partie de l'œuvre de Block : Matthew Scudder, ex-flic alcoolique repenti, membre des A.A . Pour le lecteur de Block passionné que je suis l'alliance est parfaite.
Sur sa route un peu plus loin Beth (allons-y du diminutif….je commence à bien la connaitre) rencontrera une joueuse invétérée Natalie Portman , formidable en flambeuse, bluffeuse .

A chacune de ses rencontres, à chaque échange, elle s'enrichira, réveillera aussi des sentiments et des vérités chez les personnes rencontrées, que celles-ci ne voulaient, ne pouvaient voir. Inversement elle apprendra aussi beaucoup..Et le prince charmant me direz-vous?
Ha, il vous faudra aller vor le film, pas une pièce maitresse de monsieur Wong Kar Wai mais de New-York à Las Vegas un agréable voyage sur une bien belle musique de Ry Cooder et la voix de Norah Jones!
Site officiel
CommeAuCinema.Com "..New York a remplacé Hongkong, mais il y clignote les mêmes néons colorés, on y croise des trains vers nulle part qui partent dans la nuit, et des êtres fardés de solitude qui traînent leur dérive de bar en bar..."
Excessif.Com "..My Blueberry Nights est le récit du voyage initiatique d’une jeune femme, Elizabeth (Norah Jones, surprenante de fraîcheur dans sa première apparition..."

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