25 décembre 2010

Another Year - De Mike Leigh

Another Year  
(Angleterre, 2010)
Réalisation & Scénario de
Mike Leigh
Avec Jim Broadbent (Tom), Ruth Sheen (Gerri), Lesley Manville (Mary), Peter Wight (Ken), Oliver Maltman (Joe)…

Synopsis
Printemps, été, automne et hiver. La famille et l'amitié. Amour et réconfort. Joie et peine. Espoir et découragement. La fraternité. La solitude. Une naissance. Une mort. Le temps passe...
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Another Year
En quatre tableaux, du printemps à l’hiver, Mike Leigh nous brosse le portrait d’un couple, Tom et Gerri (si ! si !) et leur univers. Point de départ à chaque saison, le jardin ouvrier, petite parcelle que tous deux entretiennent avec amour pour le plaisir d’en retirer quelques fruits, légumes, et autres courbatures . La devise des deux parait être celle de Candide dans l’œuvre de Voltaire, « il faut cultiver notre jardin » semble nous dire le réalisateur.
Elle est conseillère médicale, il est géologue, ce week-end, ils reçoivent une collègue de Gerry, Mary et compte sur la présence de leur fils Joe. Tandis que Mary comme à son habitude s’alcoolise largement, les deux parents se réjouissent de la venue de leur fils, tout en déplorant secrétement qu’il soit encore célibataire.
Autre saison, et un participant de plus, Ken , un ami, un copain d’enfance de Tom se joint à notre petite tribu le temps d’un week-end, question bibine il tient la distance avec Mary même si tout nouveau propriétaire d’une voiture, il se doit de faire gaffe. Les relations se compliquent, et se tendent légèrement, Ken a des vues sur Mary, qui en a sur Joe, et fatalement l’on va droit dans le mur..Surtout quand Mary conduit pour le retour sur Londres…Evité in-extrémis !


Les deux autres périodes, l’automne et l’arrivée de Katie, charmante ergothérapeute qui fait son entrée dans la vie affective de Joe et s’attire la vive antipathie de Mary. Puis l’hiver, la saison du deuil, pour Tom qui perd sa belle-sœur et recueille chez lui son frère ainé Ronnie pour quelques jours. le passage de Mary venue à l’improviste, s’excuser de son attitude envers Katie, une Mary secouée, un personnage minée, par trop d’alcool, sans doute, par la solitude, celle que l’on n’a pas choisie et qui peut vous marquer de sa morsure.
Voilà en quelques pages, en divisant grossièrement un calendrier, Mike Leigh  oppose deux mondes, celui de l’assurance que donne l’amour, incarné à merveille par Tom et Gerri, ils ont beaucoup à donner mais gare si l’on touche à ceux qu’ils aiment, à leur propre famille, ainsi rejettent-ils  Mary pour son attitude vis-à-vis de Katie.
Mary, début d’un lent dérapage sur les pentes de la dépression, Mary son personnage de femme au bord de ..l’abime, remarquable  performance de Lesley Manville.
Mary le personnage le plus « borderline », certainement trop fragile peut-être la plus attachante, marquée du sceau de la solitude !

Excessif.Com "...Pour en dresser un constat obscur mais lucide : la solitude et le désespoir seront certains pour ceux qui n'auront pas su comme Voltaire l'écrivait dans Candide, cultiver leur jardin. "
CritiKat.Com "..Mike Leigh met en scène des tranches de vie, avec le brin d’ironie et de causticité qui font les chroniques âpres du désœuvrement. Le film est remarquablement interprété par l’ensemble des acteurs, qui forment une troupe attachante et crédible, et les dialogues font mouche. Pourtant, plus le film avance, plus il devient évident que quelque chose cloche..."
Le Monde.Fr - "Another year" : l'impitoyable mécanique des saisons qui passent
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20 décembre 2010

Faites Le Mur (Exit Through The Gift Shop) - De Banksy


Faites Le Mur 
(Exit Through The Gift Shop)
Un film de Banksy
Avec Thierry Guetta, Banksy, Shepard Fairey...

Thierry Guetta est un Français qui a réussi dans le commerce à Los Angeles. Cet excentrique décide de tout abandonner pour filmer les maîtres du Street Art qu’il poursuit jusque dans les lieux les plus inaccessibles, les plus périlleux, les plus improbables afin d’immortaliser leur travail. Sa quête n’aurait pas pu être complète sans sa rencontre avec le mythique Banksy, le graffeur légendaire dont personne ne connaît le visage ni l’identité...

Ayant réussi à gagner la confiance de Banksy, Thierry Guetta le suit et le filme sur les terrains les plus hasardeux. C’est alors que, sommé par Banksy de finir et montrer son film, il se révèle un cinéaste calamiteux. Banksy lui conseille alors de quitter la mise en scène pour devenir un Street Artist... et s’empare à son tour de la caméra !

Connu entre autres pour ses œuvres sur le mur de séparation entre la Palestine et Israël et ses installations sauvages dans les plus grands musées du monde, Banksy, artiste graffeur anglais de réputation internationale, a toujours préservé son anonymat afin d’échapper à la police et aux média... Faites le mur ! (Exit through the gift shop) est son premier film. Il a été présenté aux festivals de Sundance, Berlin et Deauville, où il a reçu un accueil enthousiaste !
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Exit Through The Gift Shop (Faites Le Mur)
Banksy, ni  vu, mais pas inconnu, je t’embrouille !!! Oui, je, tu, il,..etc…simples spectateurs de ce film assez captivant mais qui nous laisse complètement déroutés, qui est Bansky, après tout cela ne revêt pas une réelle importance, seul son art, éphémère la plupart du temps mais si évocateur (rime avec provocateur, agitateur ?) nous suffit. Artiste de rue, Graffeur au pochoir de lieux improbables, son art nous interpelle. Sa renommée, il l’utilise pour signer des pamphlets visuels, sur le mur (de la honte) israélien où ses pochoirs ouvrent d’illusoires voies d’évasions, où encore en s’introduisant dans le temple symbolique de l’oncle Sam qu’est Disneyland il y déploie un mannequin grandeur nature accroché au aux grilles..Revêtu de l’uniforme de Guantanamo !


Aussi quand son film nous relate l’aventure d’un Frenchouille exilé aux states, fan de vidéo, boulimique il stocke des heures et des jours de vidéos sans jamais y jeter le moindre coup d’œil, quand ce même gazier se voit offrir l’occasion (une vague parenté avec un membre du Street-Art) de suivre Bansky  himself afin de coucher sur pellicule son travail, ce dernier n’hésite pas une seconde, …..et nous offre parallèlement l’occasion de découvrir  ainsi  le travail de Banksy ..  Et que face à l’incapacité totale de Thierry Guetta (notre frenchy) à monter un film voir un docu digne de ce nom, ce soit Banksy qui reprenne les rênes...logique, il signe le film qui lui est consacré, au Street Art aussi cela va de soi…que Thierry Guetta ,devenu Mr Brainwash (appréciez l’ironie du surname ;o), finisse sur une voie de garage doré, ,non pas à l’or fin mais au gros jonc tape à l’œil, identique à la galerie qu’il vient d’ouvrir, succès phénoménal et…  vénal...Bref à l’opposé de l’esprit même du Street Art…Volonté délibéré de passer le message, l’art doit être gratuit !
Voilà en sortant de salle, on se précipite sur le net, en apprendre d’avantage, sur Bansky et les siens, ce peuple de l’ombre qui orne si poétiquement, voire politiquement nos murs, et puis essayer aussi de s’y retrouver dans la construction un rien énigmatique de ce film, car si nous ne voyons(fidéle à sa réputation) jamais le visage de Banksy qui est réellement Mr Guetta, un comédien ou bien l’homme tel que nous le présente ce film, une version opposé de Mr Banksy….
Pourtant les deux de temps à autre se rejoignent, ne serait ce que sur les murs, les toits, dopés à l’adrénaline certainement…bref on sort de salle avec un gros point d’interrogation mais aussi avec des images fortes plein la tête.
La critique Fan de cinéma : Faites le mur, l'OFNI jubulatoire de l'année signé Bansky
Excessif.Com "Un mockumentary drôle, flippant et désabusé, aux sources floues."
Le Monde.Fr - "Faites le mur !" : Banksy quitte la rue pour le cinéma
Des liens à Suivre
Article XI - Banksy est partout - légende en cours, starification imminente. Jeune graffeur provocant qui revitalisait Bristol et ses environs, l’artiste anglais est vite devenu une référence. Contesté autant qu’adulé. Malin, il a su jouer du mystère, entretenir l’ambiguïté sur son identité. Avec Exit through the Gift Shop, film étrange, il interroge son statut d’artiste en vogue (vendu ?) et gratte là où ça dérange.
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19 décembre 2010

Le Voyage du directeur des ressources humaines - De Eran Riklis

Le Voyage du directeur des ressources humaines
(Shlichuto Shel HaMemune Al Mashabei Enosh)
(France, Roumanie, Allemagne, Israël, 2010)

Réalisation de 
Eran Riklis
Scénario De Noah Stollman
d’après un roman d’ 

Avec Mark Ivanir (le DRH), Noah Silver (le garçon), Julian Negulesco (le vice-consul), Guri Alfi (la « fouine »), Rozina Cambos (le consul), Bogdan Stanoevitch (l’ex-mari)...

Synopsis
Rien ne va plus pour le Directeur des Ressources Humaines de la plus grande boulangerie de Jérusalem : il s'est séparé de sa femme, sa fille le boude et il est empêtré dans un boulot qu'il déteste. Suite à la mort accidentelle d'une de ses employées, la boulangerie est accusée d'inhumanité et d'indifférence par un quotidien local. Le DRH est alors envoyé en mission pour redorer l'image de l'entreprise. C'est le début d'un périple qui l'entraîne des rues mystiques de Jérusalem à la glaciale Roumanie, à la recherche du village de Yulia, cette femme qu'il ne connaissait pas mais qu'il apprend petit à petit à admirer.A la tête d'un convoi chaotique, entre le fils de la défunte, en révolte contre tous, un exaspérant journaliste, une consule excentrique et un encombrant cercueil, le DRH retrouve son humanité et sa vraie capacité à s'occuper des ressources humaines .
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Démarrant dans les coulisses d’une pâtisserie industrielle, sise en Israël, nous voilà à mille lieux d’imaginer l’étrange voyage auquel ce film un peu baroque va nous convier. Parce qu’un DRH (directeur des ressources humaines, ne s’use que si l’on s’en sert !), oui je sais mais ce terme « ressources humaines » à un petit coté énergétique, suffit de remplacer l’élément qui commence à manquer de jus en quelque sorte ! Bref ce DRH donc ignore l’existence et encore plus le décès tragique d’une de ses employées, victimes innocentes d’un attentat parmi d’autres en Israël !
Que ce décès mette plusieurs jours à remonter jusqu’à l’entreprise, et ce uniquement par l’acharnement bienfaiteur d’un journaliste coriace, voila qui est de mauvaise presse.
Pressé par son big boss, en l’occurrence une patronne énergique de redorer l’image de la boulangerie dans cette triste affaire, voici notre DRH, mine fatigué, il est en plein divorce, ne profite de sa fille que modérément, son travail le barbe, on le devine autrefois parcourant le monde en classe bisness !
Le voici donc chargé de mission, organiser des funérailles dignes au frais de la société et convoyer le corps jusqu’en Roumanie son pays d’origine.


escorté du journaliste ayant levé l’affaire, commence alors un long et tumultueux voyage, d’Israél en Roumanie, en avion, en minibus, en char, l’ironie du propos, les personnages se greffant peu à peu à l’histoire, le consul (la) et son mari (son ancien chauffeur), l’ex-mari de l’ouvrière décédée, son fils jeune loup livré à lui-même, zonant dans les ruines indus’ d’une Roumanie exsangue .
Voici un voyage plus long que prévu, mais était-il bien utile ? Oui en tout cas pour ramener un homme sur le chemin de l’humanité, s’y retrouver lui-même avant de pouvoir à nouveau s’intéresser aux autres. Il plane sur ce film, notamment sur le long parcours Roumain comme un parfum de Kusturica, la démesure plus nuancée malgré tout. Rien ne se passe jamais tout à fait comme prévu, et ma foi voila qui est très bien comme cela !
Heureux qui comme le DRH a fait un long voyage croyais-je entendre une petite voix me chanter à l’oreille !

CritiKat.Com "...C’est également en préservant une part de leur mystère qu’Eran Riklis rend consistants ses personnages principaux, mais aussi ceux qui n’apparaissent que le temps d’une scène. Il nous en dit notamment peu sur leur passé. Qu’est-il arrivé pour que la famille du DRH vole en éclat ? D’où vient l’immense détresse que l’on sent chez l’ex-mari de la défunte ? Et chez son ex-amant ? Quelle enfance a vécue leur fils pour détester autant les autres ? Qui était cette Roumaine ? En laissant ces questions ouvertes, le cinéaste donne du poids à tous les êtres traversant son récit..."
Le Monde.Fr - "Le Voyage du directeur des ressources humaines" : la renaissance d'un égoïste
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12 décembre 2010

Mardi, après Noël - De Radu Muntean

Mardi, après Noël
Titre original : 
Marti, dupa Craciun( Roumanie, 2009)
Réalisation de 
Radu Muntean

Scénario de 
Alexandru Baciu, Răzvan Rădulescu & Radu Muntean
Avec Mimi Branescu (Paul Hanganu), Mirela Oprisor (Adriana Hanganu), Maria Popistasu (Raluca), Sasa Paul-Szel (Mara Hanganu), Dragoș Bucur (Cristi)...

Synopsis
Paul et Adriana sont mariés depuis dix ans et ont une petite fille de 8 ans, Mara. Depuis six mois, Paul entretient une liaison extraconjugale avec Raluca, dentiste. Paul, qui essaie de partager les quelques jours précédant Noël entre Raluca, la recherche des cadeaux et les soirées en famille, décide de faire une dernière visite avec Mara au cabinet de Raluca. Un imprévu dans l'emploi du temps d'Adriana fait que les deux femmes se rencontrent pour la première fois. Sans donner lieu à une confrontation, cette rencontre met Paul face à un choix difficile.
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Mardi, après Noël
Au ras du sol la caméra capte en un plan fixe deux corps nus, unis dans une tendre passion, une réelle complicité, baisers, rires et joutes amoureuses. L’homme et sa maitresse, Paul et Raluca,  cette dernière rencontrée alors qu’elle prenait en charge les soins dentaires de sa fille. Si les instants partagés semblent intenses, Paul parait le plus affecté de devoir ainsi se partager.  On le devine lointain au moment d’accomplir les traditionnelles courses de Noel en compagnie d’Adriana, appliqué cependant quand il s’agit de choisir le cadeau de leur fille Mara.
Noel et le séjour au ski, soit une séparation inévitable avec Raluca se profile, et cet imprévu, cette rencontre inopportune entre les amants et l’épouse ignorante, tension palpable au cabinet médical, qui donc est le plus mal à l’aise ? L’élément déclencheur, tension insupportable pour Raluca, et besoin pour Paul de s’excuser, de s’expliquer…
Puis soudainement de franchir ce pas, avouer son infidélité et le choix qui est désormais le sien …
Radu Muntean filme avec talent deux histoires d’amour, une s’achève, dans la douleur et l’effondrement inévitable,  il n’est de séparation sans souffrances, l’amour comme l’amour propre mis à terre puis l’amour en mutation, de clandestin à officiel, pas vraiment toujours une évidence.
Situé dans les milieux relativement aisés de la Roumanie, un cadre bancaire, une avocate, une dentiste, la comédie humaine (parlerons- nous de tragédie…) qui nous est jouée là, bien qu’universelle, laisse transpirer l’apanage d’une certaine société, aisée sans être pour autant heureuse.


Remarquablement filmé, Radu Muntean démontre un sens aigu du cadrage, servi par des comédiens inspirés et bien dirigés, l’ensemble est plus que convaincant.  Le face à face, entre l’épouse trahie et son mari, scène compulsive comme il se doit sonne très juste et les deux acteurs font merveille !
Le cinéma roumain, qu’on le qualifie de nouvelle vague ou pas fait en tout cas des petits prodiges ces temps-ci ! Pour notre plus grand plaisir de spectateur !

CritiKat.Com "...Pour traiter ce récit dramatique, Muntean déleste sa mise en scène de tout artifice afin de livrer une œuvre clinique, retranscrivant froidement la séparation d’un homme et d’une femme. Les teintes blanchâtres se répandent dans la photo du film pour signifier les derniers soubresauts avant la mort du couple. Si la qualité de Mardi, après Noël est indéniable, en raison de sa pudeur, de la qualité de son interprétation et du sens du cadre de son auteur..."
Le Monde.Fr - "Mardi après Noël" : observer en voyeur un homme quitter sa femme
Mardi, après Noël :Les notes de production (CinéMovies.Fr)
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10 décembre 2010

Home For Christmas - De Bent Hamer

Home for Christmas
(Norvège)
Un film de  
Bent Hamer

Avec Arianit Berisha, Igor Necemer, Morten Ilseg Risnes....

Story
Une petite ville de Norvège, le soir de Noël. Plusieurs personnages d'âge et d'horizons différents vont se croiser alors qu'ils essaient de regagner leur maison. Home for Christmas nous conte leur histoire entre humour et mélancolie, solitude et tendresse.

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Home for Christmas
Quelques heures de la vie des gens un soir de Noel , ceux qui rentrent chez eux comme ce SDF aussi paradoxal cela puise paraitre, cet autre qui use d’un subtil stratagème pour pénétrer dans son ancien foyer et approcher incognito ses propres enfants, celui qui s’écartèle entre l’épouse et la maitresse, ce médecin enfin trop pris par ses patients qu’il ne voit plus l’être aimé auprès de lui, sa rude mais merveilleuse nuit le rendra à la vie et à l’amour, ces deux jeunes ados aux yeux et au cœur ouverts sur le monde, sur la nuit, sur les étoiles, là haut, tout là haut, cette vie aussi qui doucement s’éteint tandis qu’une autre voit le jour…
Ces destins qui ne se croisent pas forcément partagent cependant le même univers ouaté, celui de la neige abondante, des sapins à foison, des bicoques de bois chaleureuses aux guirlandes scintillantes.
Pourtant ici Noel est une fête au gout légèrement saumâtre, les vies pas forcément rêvées, un peu comme dans la vraie vie en quelque sorte. Bent Hamer restitue cela avec talent, le script oscille d’une certaine gravité à une brusque touche soudaine de fantaisie, sans oublier une certaine tendresse. Celle-là même du réalisateur de « La nouvelle vie de Monsieur Horten » saupoudrée d’une once de désespoir muet celui peut être du Sieur Bukowski voir alors « Factotum » de Bent Hamer toujours.
Au final « Home for Christmas » forme une bien belle ballade dans le froid norvégien, peuplée de sapins et des milles et un petits problèmes de tout un chacun, agrémentée d’une touche d’humour, cela glisse vraiment tout seul et fait du bien à l’âme !
Recommandée, une touchante œuvre qui vous touche, vous fait légèrement réfléchir , sans pour autant vous plomber le moral..idéal pour un soir de 24 !
Bent Hamer s'illustre une fois de plus dans le cinéma, un chouia décalé mais si profondément humain ! Bravo ! ce soir je guetterai de ma fenêtre l'aurore boreale !
CommeAuCinema.Com "...Toutes les histoires du monde ont déjà été racontées. C'est le ton des films de Bent Hamer qui leur donne tout leur prix, c'est l'angle de son regard qui rend précieux les moments qu'il nous offre. Comme Kitchen Stories, Factotum ou La Nouvelle Vie De Monsieur Horten, Home For Christmas met autant en valeur la richesse du cinéaste que sa modestie..."
Le Monde.Fr - "Home for Christmas" : petit bouquet d'histoires pour un réveillon norvégien
(Attention spoiler, à zapper donc en attendant d'avoir vu le film !)
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08 décembre 2010

The Warlocks Au Grand Mix en Images !

Quelques morceaux aux images capturées par les caméras de 4x4.TV 
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