30 novembre 2010

Le Nom des gens - De Michel Leclerc

Le Nom des gens 
(France, 2010)
Réalisation De
Michel Leclerc
Scénario de 
Baya Kasmi & Michel Leclerc

Avec Jacques Gamblin (Arthur Martin), Sara Forestier (Bahia Benmahmoud), Jacques Boudet (Lucien Martin), Zinedine Soualem (Mohamed Benmahmoud), Carole Franck (Cécile Benmahmoud), Michelle Moretti (Annette Martin)…

Grosso-modo
Quand Bahia Benmahmoud rencontre Arthur Martin. Amazone guerriere, luttant et usant de son corps pour convertir ses ennemis, en gros tous les gens de droite , Bahia croit avoir trouvé une nouvelle cible en la personne d'Arthur mais les apparences sont trompeuses, la rencontre surprenante !
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Où comment on se laisse emporter par un duo atypique, un Jacques Gamblin sérieux et un rien coincé face à une pétillante sinon explosive Sara Forestier . Dévastant tout sur son passage, n'ayant pas froid aux yeux, ni au reste d'ailleurs, son langage fleuri et sincère fait mouche, ses actes font d'elle la plus combative des militantes à sa drôle de façon !
Michel Leclerc, mine de rien affiche quelques idées bien senties, ébouriffant la droite plus que la gauche (quoique ?), poussant son actrice jusque dans les extrêmes pour une démonstration légère mais efficace. Une petite peinture légèrement corrosive mais diablement drôle de notre société, où chaque camp, à l’image des deux familles possède ses propres travers.


Dynamitée par Sara Forestier, époustouflante dans son personnage de « Les mecs de droite ? Moi, je les nique ! » ..à prendre au premier degré évidemment, cette comédie met les pieds dans le plat…et cela fait du bien…Au moral !
CritiKat.Com "...Cela faisait même bien longtemps qu’une comédie française ne nous avait donné un aperçu aussi juste de l’état de notre pays, sans pour autant renoncer à être drôle et divertissante..."
Le Monde.Fr - "Le Nom des gens" : une comédie contre les préjugés avec Jospin en invité
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Memory Lane - De Mikhaël Hers

 Memory Lane
(France, 2010)
Réalisation de Mikhaël Hers
Scénario de Mikhaël Hers & Mariette Désert
Musique originale de 
David « Tahiti Boy » Sztanke

Avec Thibault Vinçon (Vincent), Dounia Sichov (Christelle), Lolita Chammah (Muriel), Stéphanie Déhel (Céline), Thomas Blanchard (Raphaël), David Sztanke (Florent), Louis-Ronan Choisy (Cédric), Didier Sandre (François, le père des deux sœurs), Bérangère Bonvoisin (Jeanne, la mère des deux sœurs), Marie Rivière (Aude, la mère de Vincent)...

Synopsis
Un été, sept amis de 25 ans se retrouvent à passer quelques jours dans la ville qui les a vus grandir. Chacun a ses raisons d'être là : certains y vivent encore, d'autres y reviennent pour des raisons familiales ou pour y chercher les traces d'une adolescence tenace, d'autres pensent peut-être y trouver l'amour... Alors que les journées filent sous le bleu profond du ciel d'août, chacun porte en lui l'intuition que ces moments partagés sont peut-être les derniers...
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Memory Lane
Comme une petite ritournelle issue de la mémoire, histoire d’un été, un mois d’aout au cœur de la cité.
Une chronique d’anciens ados devenus adultes, exilés, revenus ou jamais partis, piscine, ping-pong, escapades dans la rare verdure des coteaux, un petit gout de la chaleur de l’été, de la relative fraicheur du soir et de la fête bien arrosée !
Ici l’un trouve sa chacune, l’autre se désespère de solitude camouflée, esprit au bord de l’abime, tandis qu’au sein d’une famille s’épanouie une fleur vénéneuse, trois mots empreint de vérité dans un souffle jetés « Je t’aime » alors qu’une horloge humaine entame son décompte.
Petites comptines de la vie ordinaire joliment soulignées d’une bien belle musique, celle qui réunit quatre d’entre- eux au sein d’un même groupe, celle aussi qui scelle dans la douleur puis le réconfort quatre épaules au cœur d’une immense solitude dans une immense demeure, celle enfin de deux corps qui s’aiment fiévreusement, intensément…
Memory Lane, sur le chemin de ces petits matins où nous errions comme des âmes en peine,  hagards et ivres, déchirés..Il est vrai !
Mikhaël Hers filme ses comédiens de prés, cerne la fragilité, l’insouciance perdue et l’instant  éphémère et unique, que l’on grave ou non à jamais dans son souvenir associé à une douce chanson. Ici une remarquable bande son due  à TAHITI BOY AND THE PALMTREE FAMILY ( un MP3 à télécharger  Attention date de péremption 30 novembre, pressez vous de l'enregistrer !)
                           
CritiKat.Com "...Chez Mikhaël Hers, tout est affaire de dévoilement par petites touches qui organisent une montée aussi ténue que forte tout le long du récit. Celle-ci transite par un verbe hésitant ou plus encore un silence suspendu, un regard fugace et hésitant, une mise en présence des corps..."
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23 novembre 2010

The Warlocks...Retour sur le concert du Grand Mix

 Enfin un peu de Matière première dénichée sur le web...merci aux auteurs
Okay cela remonte à deux semaines ! Pourtant à m'en souvenir, j'irradie encore !
Je râlais un peu après coup sur le manque d'emballement de la presse locale, pas un article dans les jours suivants, ou alors ils me sont passés sous le nez..bref j'étais seul avec mon souvenir et aujourd'hui tout ce décante !
D'abord la Set-list (reçu ce jour par e-mail grâce au bon soin de  R.M ) play-list dédicacée par cette équipe qui n'a pas cru bon de devoir dégager le terrain sitôt le show fini, mais à pris un grand plaisir à tailler le bout de gras avec les locaux..Ce plaisir est celui démontré sur scène, sans fioritures et autres tralala juste une grosse dose de sincérité et d'amour de la musique...The Warlocks ...trois rappels du fond du cœur !
Voilà autre bonne surprise le site Froggy's Delight qui fournit un article de qualité sur la prestation des Warlocks mais aussi sur le groupe d'entrée, la mise en bouche sur laquelle il ne faudrait pas se la faire fine  Moloko Velocet formation Lilloise tout à fait dans la tonalité, mais jugez en vous même grâce au lien suivant qui vous emmenera assister à trois vidéos de bonne qualité enregistrées le soir du concert

mercredi 10 novembre 2010

La PlayList

Voici un trimestre qui se poursuit bien, The Warlocks, Moloko Velocet en local, TameImpala il y a peu...un vent de psychédélisme souffle à nouveau dans l'ère du temps...Ho en début d'année The Black Angels repasseront par Lille...psycho-folies je vous dis !

21 novembre 2010

My Joy - De Sergueï Loznitsa

Selection officielle Cannes 2010
My Joy 
(Schastye moyo, Russie, Ukraine, Allemagne, 2010)
 
Réalisation &  Scénario de 
Sergueï Loznitsa
 
Avec Viktor Nemets (Georgy), Maria Versami (la bohémienne), Vladimir Golovine (le vieil homme)...

Synopsis
Un jeune camionneur se perd dans la campagne russe. Il croise un vétéran malheureux, une prostituée mineure, une étrange bohémienne, des policiers corrompus... Plus il tente de retrouver le chemin vers la civilisation, plus il découvre que la force et l’instinct de survie ont remplacé toute forme d’humanité.
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My Joy
Une séquence d’ouverture aussi troublante qu’inexpliquée, un corps réduit à l’oubli sous une chape de béton…Ici,  ou ailleurs, dans le même temps ou pas, peu importe ne pas s’attacher à un fil par trop conducteur, juste se laisser porter, par cette histoire et la foule de saynètes qu’elle inspire, qu’elle aspire dans son sillage.
Dans une contrée qui fleure les chemins de l’est, un vieil homme surgit de nulle part, une histoire invraisemblable du juste après guerre, une déviation qui  étire le chemin, des rencontres improbables, où alors juste à la limite du probable( là réside la force de ce récit, de ces récits ), des flics, douaniers étranges et ripoux jusqu’à l’inquiétante absurdité, une gamine à peine formée qui déjà monnaye ses charmes le long d’une route où l’ infini semble s’éterniser, une déviation à travers les petits chemins, propices à de désagréables rencontres.

Dans cette campagne inquiétante, où semble régner une population éparse et agressive, quasi déshumanisée Georgy et son camion vont de surprises en mauvaises rencontres, allant jusqu’à y perdre son esprit et son âme, pourra-il revenir sur ses pas comme le lui dicte son instinct ?
Ode nihiliste face à un régime où flics, militaires baignent dans la plus totale corruption, pourris jusqu’à la moelle, démunis de toute notion de bien et de mal. Là où seul un vieil homme prend soin de son prochain et où les aides diverses ne sont jamais tout à fait désintéressées.
Venu du documentaire, Sergueï Loznitsa réalise sa première fiction et il frappe fort, très fort, la caméra s’attachant  plus à ce qu’elle (voit) filme qu’à un script qui lui serait trop  rigide. Ainsi les multiples points de vue offerts, les histoires se croisant, finissent ils par former un tout, efficace et foudroyant jusqu’aux dernières images…Saisissant !
CritiKat.Com "...Il y a dans My Joy cette belle réflexivité sur le cinéma, le film pouvant être vu comme le manifeste d’un cinéma conçu en art de transmission des récits populaires, fait pour collecter les histoires des silencieux et les transfigurer en légendes..." & "...La fin du film de Loznitsa est ainsi à la fois extraordinaire de perversité dans sa manière de boucler un trajet qui n’était qu’un surplace et agaçante parce qu’elle ne laisse aucune porte de sortie, ni aux personnages, ni au spectateur. .."
Ecrans from Libération.Fr - L’hymne à « My Joy » par Gérard Lefort
Le Monde.Fr - "My Joy" : road-movie, amour et kalachnikov 
"Je voulais faire un film d'amour, mais comme ça arrive fréquemment avec les Russes, quel que soit votre projet, vous finissez avec une kalachnikov." Sergueï Loznitsa
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14 novembre 2010

Les Rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch

 Les Rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch
(Tanzträume, Allemagne, 2010)
Réalisation De Anne Linsel & Rainer Hoffmann
Scénario De Anne Linsel

L'histoire
En 2008, Pina Bausch, quelques mois avant sa mort, décide de reprendre son fameux spectacle KONTAKTHOF, non plus avec sa troupe, mais avec des adolescents de 14 à 18 ans qui ne sont jamais montés sur scène et n'ont jamais dansé. Ce documentaire est leur histoire...

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Les Rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch
Pina Bausch, il aura fallu le décès de cette dernière pour que ce nom me devienne familier, il aura fallu que ce documentaire tienne l’affiche quatre semaines durant pour qu’enfin mes pas m’y conduisent !
« Les Rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch » où comment une troupe d’adolescents, étrangers au milieu de la danse découvre celle-ci. Interpréter « Kontakthof » création de la chorégraphe voici le pari engagé, quelques années après avoir relevé ce défi avec des seniors, deux des interprètes  de « Kontakthof »encadrent  une troupe de jeunes danseurs, ils ont dû tout appendre, elles leur ont tout appris, ils ont tout échangé, émotions, rires et larmes. Nous allons vivre au rythme des répétitions, des progrès, suivre l’évolution du regard de ces jeunes sur la danse, mieux sur la vie. Nous allons assister à une véritable éclosion, chacun apportant sa part de talent, ses qualités insoupçonnées, inimaginables, révélés par l’apprentissage du langage du corps, de son corps du corps de l’autre, des autres…
A l’image de la pièce , histoire de corps , contacts et sensations, sentiments, amours  et  séductions ,des thèmes qui s’illustrent parfaitement dans ces jeunes esprits et ces corps qui s’éveillent, emplis d’une pudeur justifiée et respectée. Peu à peu la timidité d’envole, le langage du corps se dévoile, le corps se meut et la danse nait..
Ho ! Tous mes mots semblent remplis d’emphase, empesé, là où cette pièce parle de mouvement et de sentiments…répétitions,  évolutions sous l’œil attentionné et finalement ému de leurs enseignantes, passage à deux reprises sous le regard attentionné de Pina Bausch elle-même. Les rôles se distribuent, les personnalités s’affirment et trouvent leur place !
Un grand souffle de liberté et de vie, de création avec ces jeunes qui s’éveillent, s’envolent, pour qui rien ne sera jamais plus comme avant. Et ce film nous laisse « tout comme leurs « monitrices », profondément Emu !

Où captivant rime avec émouvant ! Remarquable et chaudement recommandé !

CritiKat.Com "...Dans Kontakthof, les corps se cherchent, se cajolent, se consolent, se déshabillent. Une chorégraphie de la séduction et de l’amour a priori difficilement abordable pour de jeunes amateurs au seuil de leur vie amoureuse. Ici, les sentiments dansent..."
Le Monde.Fr - "Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch" : les corps adolescents célèbrent la vitalité de la danse de Pina Bausch
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09 novembre 2010

Kill Me Please - D' Olias Barco

Kill Me Please 
Réalisation de Olias Barco
(France, Belgique, 2010)

Avec Aurélien Decoing (Docteur Krüger), Virginie Efira (Inspectrice Evrard), Bouli Lanners (M. Vidal), Benoit Poelvoorde (M. Demanet), Saul Rubinek (M. Markus)…

Synopsis
Le docteur Kruger est un pionnier décidé à faire entrer le suicide dans la modernité. Sa clinique reçoit une subvention gouvernementale afin que le suicide ne soit plus une tragédie, mais un acte médical assisté. Son rêve est de trouver un cadre thérapeutique à l'intérieur duquel la médecine parvient à dominer cette pulsion de destruction que les désespérés, ou les malades, veulent exercer contre eux-mêmes. Le docteur Kruger est un humaniste qui cherche à rendre la mort des autres plus douce. Mais dans la montagne isolée où il a décidé de bâtir son rêve de « suicide idéal », quelque chose vient lui rappeler que personne ne contrôle la pulsion de mort : la mort elle-même.
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 Un homme effectue son jogging matinal aux milieux des bois, soucieux semble-il de sa forme comme de sa santé. Le Dr Kruger, sa mise en jambes réalisée, reçoit alors, après avoir visionné une vidéo retraçant le parcours et les désidératas de ce dernier, son premier client.
Au sein de sa clinique d’un genre tout particulier ses clients se pressent, hommes et femmes désireux d’en finir, non pas avec une quelconque maladie mais avec la vie tout simplement. Les motivations sont multiples, psychoses devenues par trop pesantes au cas le plus délirant,  défilent  ici toutes sortes de cas, des plus farfelus au totalement bidon ainsi de cette star s’inventant des cancers  inguérissables mais l’établissement est sérieux et le zozo (Benoit Poelvoorde  en star mytho et hypocondriaque) se verra éconduit….
Après s’être inquiéter de leur réelles motivations, le temps de la réflexion leur est laissé, et quand un départ s’effectue..Nous n’en suivrons qu’un, c’est dans un confort total, champagne et galante compagnie pour finir dans un spasme de jouissance, petite et grande mort en quelque sorte.
La petite communauté continuerait suivant son planning si, premièrement une inspectrice du fisc ne venait mêler son nez dans cette institution par ailleurs financée en partie par l’état et surtout qu’un accidentel incendie ne ravageait cuisines et stocks de nourriture obligeant à programmer un départ prochain et précipité.
Alors que les clients réclament leur dû, prêts à se bousculer pour un départ définitif, elles n’ont d’autres possibilité que d’accepter de quitter temporairement  le manoir…oui mais les autochtones, villageois doublés de chasseurs redoutables cernent le château décidé à ….supprimer ces esprits « démoniaques »
Et nous voici dans la fable de l’arroseur arrosé, où le chasseur au nom du sacré de la vie se transforme en redoutable tueur de « victimes » qui jusqu’alors ne demandaient que cela. La situation bascule, devient ubuesque…et bien plus encore car les esprits s’enflamment, disjonctent pour former une comédie noire à l’humour dévastateur, avec une légère tendance gore car les cadavres s’amoncellent…
Que ceux qui devraient tenir à la vie, la porter en flambeau deviennent les bourreaux tandis que les victimes tiennent soudain étrangement à leur peau…voila qui donne à réfléchir…
Ce film mené par de joyeux lurons, cachant leur rires et sourires sous de graves mines illuminées forme une comédie noire, fantaisiste et dérisoire. Mais que l’on ne s’y trompe pas Olias Barco nous parle quand même à sa manière d’euthanasie et du moyen de passer outre , vivre et survivre coute que coute…en s’aidant du rire par exemple !

Critikat.Com "...L’atout de Kill Me Please tiendra au fait que son dispositif comique va déborder vers une sorte de chasse à l’homme loufoque et gore. Grand moment absurde, les patients, menacés par des autochtones qui refusent le voisinage de la clinique, vont devoir sauver leur peau. Le basculement poussera les patients dans leurs retranchements et tous seront bientôt confrontés à la peur de mourir. La pirouette broie alors le sérieux du pitch inaugural (l’euthanasie) et impose l’action (l’instinct de survie) comme seul moyen de recouvrir la vie et de lui faire la nique..."
Le Monde.Fr - "Kill Me Please" : mouroir de cinéma potentiel
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07 novembre 2010

BURIED - Réalisé par Rodrigo Cortés

Prix de la critique internationale au 
36e Festival Du Cinéma Américain 
 Deauville 2010
Buried 
(États-Unis, Espagne, 2010)
Réalisé par 
Rodrigo Cortés
 
Avec Ryan Reynolds (Paul Conroy) et les voix de : Robert Paterson (Dan Brenner), José Luis García Pérez (Jabir), Stephen Tobolowsky (Alan Davenport), Samantha Mathis (Linda Conroy), Warner Loughlin (Donna Mitchell, Maryanne Conroy et Rebecca Browning), Ivana Miño (Pamela Lutti), Erik Palladino (agent spécial Harris)...

Synopsis
Se réveiller entre les quatre planches d'un cercueil misérable dans lequel s'infiltre un peu de sable, un espace réduit où sous peu  l'oxygène finira par manquer. Seules armes dérisoires un téléphone portable, un zippo et une lampe torche, laissés par ses ravisseurs. Commence alors une attente éprouvante et désespérante, pour Paul camionneur tombé aux mains des rebelles irakiens ,quelle en sera l’issue ?
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Huis clos entre quatre planches. L’obscurité, le bruit d’une respiration, d’un être qui s’éveille…à l’angoisse, à l’insoutenable. A cette vérité qu’il ne préférerait pas voir , réaction de fureur, d’effort inconsidérés, surhumains mais vain . le bois ne cédera pas, si ce n’est pour laisser alors le sable s’infiltrer invité indésirable, tout comme nul ne l’entendra…
Se faire entendre, voilà bien le problème majeur pour Paul, entre des répondeurs, des services américains à l’efficacité digne de toute bureaucratie..Quand on a en plus les nerfs à fleurs de peau, et comment pourrait-il en être autrement se faire entendre devient difficile.
La voix des ravisseurs semblerait presque plus posée, mais un dialogue impossible, une rançon incertaine…
Voilà le décor, minimaliste, planté, une caméra qui ne quittera pas la maigre surface proposée, l’étudiant dans sa longueur, largeur et profondeur,  s’offrant même un improbable plan de dessus révélant la profondeur de l’enfer enduré !
Toujours prenant, surprenant, nos nerfs à vifs comme ceux du héros, le temps file vite, trop vite mais Rodrigo Cortés n’oublie pas de relever les incongruités de cette guerre, absurde comme elles le sont toutes, et leur nombre bien trop grand de victimes collatérales, étrangères au conflit ou juste parce qu’elles vivent là, , parce qu’elles interviennent là, des populations autochtones aux aides internationales bénévoles et humanitaires et les vautours habituels parce que sur les charniers l’argent de la reconstruction pousse vite. Certes tout ceci n’est que suggéré, une clause de contrat pour Paul qu’il lui faudra relire…édifiant !
Voilou vous prendrez un soin tout particulier de votre téléphone portable après cela, peut-être irez vous jusqu’à vous faire insérer une puce électronique sous la peau comme votre toutou . Un film remarquablement mené, formidablement interprété par Ryan Reynolds qui en supporte tout le poids..
Quand à moi, il me semble en avoir rêver la nuit d’après, en fait un méli-mélo de « Buried » et de « Kill me Please » mais de ce dernier on en reparlera..next post !
 Ceci étant dit une pensée pour les otages de tout bord, et pour les populations soumises aux poids des armes, aux bruits ds bombes.." IMAGINE.." dixit John Lennon ! I wonder if we can !

CritiKat.Com "...Ainsi, au-delà des cloisons matérielles du cercueil, se dessine hors champ une autre frontière, plus abstraite, celle tracée par l’impossibilité de communiquer franchement une détresse qui ne sera reçue que par des gens (ravisseur, agents fédéraux, experts) dont le business est soit de l’exploiter, soit de l’étouffer. Face à ce mur invisible mais audible, on en vient à se dire que ces six cloisons de bois éclairées au briquet ne sont pas ce qu’il y a de plus oppressant dans ce calvaire..."

06 novembre 2010

Vus Ce Jour ! Où il est question de cerceuil et de mort !

BURIED
Prix de la critique internationale 
au 36e Festival Du Cinéma Américain De Deauville 2010
Buried  joue et malmène  nos nerfs pour un sujet sensible et ce tout en économie.....de moyens...on en reparle !
Un film de Rodrigo Cortes avec Ryan Reynolds immense dans un solo infernal !



 Ensuite Kill Me Please
 promène son noir et blanc dans une étrange clinique
qui nous promet de passer de vie à trépas...en douceur..et cela reste évidemment à voir !

Un film de Olias Barco

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