20 août 2010

Irreductibles Visions - Tour d'Horizon !

Un petit tour dans l'univers de Jim Thompson
le Texas, les shérifs jonchent la route de ses livres, romans noirs tous talentueux (voir dans la liste qui suit). L'odeur de souffre il connait, si ici la violence faite aux femmes par un shérif (malade) peut choquer, je garde moi un souvenir terrible du roman "Rage noire (Child of Rage), New-York et un livre à ne pas mettre entre toutes les mains .
Tout le reste ayant par ailleurs alimenté nombre de films et pas des moindres.
Que le réalisateur Michael Winterbottom s'y attarde à son tour, normal,
que le réalisateur qui m'a fait découvrir "The Black Rebel Motorcycle Club" dans "9 Songs"(gloire à lui .;o) m'attire logique !

The Killer Inside Me
Réalisation de Michael Winterbottom
D’après : le roman The Killer Inside Me (Le Démon dans ma peau) de Jim Thompson.
Avec Casey Affleck (Lou), Jessica Alba (Joyce), Kate Hudson (Amy)...

Adapter (adopter) Jim Thompson au pied de la lettre ( je viens juste de recevoir le book), transposer le fond et la forme permet de nous tenir en haleine,( les bernera-t-il tous ?) tandis que pleuvent les coups dans deux séquences difficiles, que l'étau se resserre , que le personnage devient de plus en plus cynique, et que l'histoire se termine conformément à l'œuvre écrite....dans des vapeurs de benzine...Bon tiède enthousiasme vous l'aurez compris...
On préférera voir ou revoir des adaptations françaises de Thompson , Alain Corneau et "Série noire", " Coup de torchon(1275 âmes ) de Bertrand Tavernier..etc...
Mais bon dans la chaleur de l'été...Le site Officiel

Retour en Italie
Aprés l'excellent, le formidable LA DOPPIA ORARencontre foudroyantes, des corps qui se parlent, des âmes liées par le mariage, elle n'a que son compagnon lui des enfants...de motels en motels, amours passions, de celui qui laisse un gout d'inacompli, un arrière gout amer...
Ce que je veux de plus
Titre original : Cosa Voglio Di Piu
Film italien de Silvio Soldini
Avec Alba Rohrwacher, Pierfrancesco Favino, Giuseppe Battiston
Rien de bien nouveau dans le registre des amours adultérines, des personnages bien sympathiques pourtant où une fois encore l'on constate que les femmes en ont souvent plus que les hommes ! Et une histoire éternelle !

Le Monde.Fr -"Ce que je veux de plus" : inconfortable adultère
J'avoue un petit faible pour Alba Rohrwacher !

Rappelez vous 1963, je me faisais les crocs sur ma tétine,
et pendant ce temps Mickey Spillane écrivait "Solo pour une blonde" que l'on a la chance de découvrir aujourd'hui..
Solo pour une blonde

(The Girl Hunters, Grande-Bretagne, 1963)
Réalisation De Roy Rowland
Scénario de Robert Fellows, Roy Rowland & Mickey Spillane.
D’après le roman de Mickey SpillaneHo ! Rien d'extraordinaire, une aventure de Mike Hammer,, privé qu'il faut sortir de son alcoolisme consécutif à un récent échec et à la disparition de sa secrétaire et femme aimée..mais Hammer comme son maitre d'écrivain semble les aimer toutes...voir un peu plus loin le bouquin qui me l'a fait découvrir( il y a déjà un certain temps) où Spillane fait poser sa compagne en tenue d'Ève pour le grand plaisir du lecteur.


Bref à découvrir pour ses scènes dans une demi-obscurité ou la blancheur rayonnante d'une piscine dans une riche propriété avec une jolie femme, tous les ingrédients d'un Mike Hammer/Mickey Spillane sont là...Simple, direct et efficace !

Un Crime d'Amour
D'Alain Corneau
Manipulation et jeu de massacre dans les sphères d'une grande entreprise, régie par Christine (Kristin Scott Thomas), secondée par la douée Isabelle (Ludivine Sagnier) , un amant commun Philippe (Patrick Mille) .Domination, soumission, comme dans les jeux érotiques le monde des affaires possède son propre langage et ses propres perversions.
la jeune apprentie/esclave en fera d'abord les frais tombant dans une spirale dépressive, usant de médocs pour tenir le choc face aux assauts cinglants de sa patronne/maitresse...Quand cette dernière est assassinée les soupçons se tournent vers elle, inculpée, accablée ...tout semble l'accuser .Quand soudain les preuves peu à peu telles un château de carte s'écroulent...

Un démarrage poussif, tiédasse, cela se complique et cela s'épice, avant de sombrer dans un scénario trop convenu et prévisible, presque autant qu'improbable...Restent deux belles actrices !

10 août 2010

L'Heure du crime - de Giuseppe Capotondi

Kilucru et Les Irréductibles craquent pour ce film !
Un Conseil courrez le voir en en sachant le moins possible et laisser vous entrainer !
Revenez alors nous voir pour nous lire et enfin partager votre avis !
Voilà je dois vous laisser il est 23H23
j'ai un vœux à faire : que vous kiffiez ce film autant que moi !

**************
L'Heure du crime
Un film de
Giuseppe Capotondi
Avec Kseniya Rappoport, Filippo Timi, Giorgio Colangeli...

Titre original : LA DOPPIA ORA (Italie)
(L'Heure double)

Coupe Volpi de la meilleure actrice pour
Kseniya Rappoport
au 66ème Festival International du cinéma de Venise 2009.

Synopsis
Sonia est femme de chambre dans un hôtel. Guido est un ancien policier qui travaille comme gardien dans une villa isolée. ils se rencontrent par hasard lors d’un speed dating. Peu de mots, une attraction instinctive. en quelques jours, ils apprennent à se connaitre et sont sur le point de tomber amoureux... lorsque Guido meurt. Sonia se retrouve seule et va tenter de trouver un sens aux événements.
Alors que son passé refait surface, la réalité qui l’entoure commence à se fissurer : est-ce vraiment Guido qu’elle continue d’apercevoir, au-delà de toute logique plausible, ou est-ce seulement son esprit qui vacille ? et surtout, que fera-t-elle lorsqu’elle se verra offrir une seconde chance ?
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L’heure du crime
Est-ce une histoire d’amour conséquence d’un speed-dating qui réunit cet ancien policier , Guido habitué des lieux et des rencontres faciles, et Sonia femme de chambre exilé ?
Est-ce le hasard si celui-ci est tué quasiment sous ses yeux lors du cambriolage de la propriété qu’il est censé surveiller ?Mais CHUT, il faut en dire le moins possible !Naissance d’un amour, puis le deuil et l’esprit de Sonia qui parait vaciller tandis que l’ami de Guido flic toujours en activité semble s’intéresser étrangement à elle et se pose bien des questions !
HA !!! mais quel bonheur de suivre cette rencontre la passion amoureuse qu’elle engendre..à priori !
HA !!! Quel plaisir que de frissonner quuand l’esprit de Sonia s’égare…
Et Quelle magnifique jouissance que de se voir rouler dans la farine..avec infiniment de talent..et de la plus belle des manières …
Un premier film remarquablement construit, aidé par une interprétation tout en velours, le duo Sonia (Ksenia Rappoport), Guido (Filippo Timi) est bouleversant…

Courrez vite le voir, satisfaction garantie !
Excessif.Com "...cette dualité de l'intrigue, entre noirceur de polar et douceur éreintée de son héroïne troublée, s'avère plutôt bien gérée ! ..."

Les Inrocks.Fr " Une Heure du Crime bien sonnée...Un polar italien réussi, tout en effets vertigineux et jeux de miroirs, et surtout d'une rare mélancolie."

àVoir-àLire.Com "...Le réalisateur revendique ce recours aux procédés du film de genre mais en prenant le terme dans son acception la plus large, soit : « un film de genre qui puiserait à pleines mains dans le film noir, le mélo, le thriller et dans le film d’horreur psychologique. » ..."

Attention, ils ne disent pas tout mais en dévoile déjà trop !!!
Le Monde.Fr - "L'heure du crime" : scénario infernal pour chaos mental
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08 août 2010

Un Poison Violent - De Katell Quillévéré



Un poison violent

Réalisation de Katell Quillévéré

Avec Clara Augarde (Anna), Lio (Jeanne, la mère), Michel Galabru (Jean, le grand-père), Stefano Cassetti (père François), Thierry Neuvic (Paul, le père), Youen Leboulanger-Gourvil (Pierre)...

Quinzaine Des Rélisateurs Cannes Prix Jean Vigo 2010

Synopsis

Anna
, une adolescente de 14 ans, quitte l'internat et rejoint son village. Elle doit profiter des vacances pour faire sa confirmation, dernière étape dans son engagement catholique. ?A son arrivée, elle découvre que son père vient de quitter la maison. Sa mère, effondrée par cet abandon, trouve refuge auprès d'un prêtre et ami d'enfance. Anna se raccroche à son grand père, qu'elle adore. Elle se rapproche aussi de Pierre, un adolescent libre et solaire, qui se soucie peu de Dieu. Mais la naissance de son désir pour ce garçon la fait vaciller. Une part secrète d'elle-même cherche à se donner corps et âme, à Dieu où à quelque chose d'autre...
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Ou comment Eve croqua la pomme …qu’Adam lui tendait…à moins que ce ne soit l’inverse…Bref, dans un arrière pays breton où l’église semble encore vivante…Est-ce un regain ou une « perdurance »…Comme ce dignitaire(évéque ?) glacé au sermon encore plus glacial, épouvantable !
A l’opposé, ce grand père presque grabataire ( formidable Galabru) le regard toujours amusé et cette vielle lueur lubrique la vielle bique, chansons paillardes et hymne à l’amour pour cet anti calotin ! Jusqu’à son dernier souffle et même après !Au milieu de tout cela Anna (Clara Augarde, bien belle découverte) fait l’apprentissage de la solitude, son amie de vacances se fait la belle sous d’autres cieux, son père est auprès d’une autre femme, sa mère (Lio parfaite) partagée entre colère et chagrin sent la foi lui revenir …
Trouver un réconfort dans les mots de ce jeune prêtre expatrié, les deux femmes, mère et filles s’y essayeront…Mais dans nos veines à tous coule un poison violent…sa morsure vous comble ou vous marque, vous manque terriblement…Anna et son compagnon de l’été font eux leurs premiers pas, entre bonheur et souffrance…
Et créent en grande partie le notre(bonheur) par leur interprétation presque timide mais juste et diablement attachante !
Katell Quillévéré réalise un premier film qui par certains cotés semble appartenir au passé, certainement un peu du sien, du votre, du mien…A qu’il était bon d’avoir quinze ans mais s’en tenir à cela serait nier les souffrances, ces nuages qui passaient…ces petits bleus à l’âme et au cœur !
Un film sensible qui tire son titre d’une œuvre de Gainsbourg, « un violent poison, c’est ça l’amour ».
Ha si j’avais pensé à m’évanouir…durant quelques dimanches interminables…Mais vous le savez « Je hais les dimanches »
Voilou je vous laisse avec Radiohead « Creep » interprété par SCALA, j’en frissonne encore !

Un clin d’œil à mes amis Finistériens, là où la terre s’achève…je pense à vous !

{Produit par les Films du Bélier, le long-métrage s'est fait avec le soutien de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère et l'aide logistique d'accueil des tournages en Bretagne. Le tournage a eu lieu en mai et juin 2009 dans les Monts d'Arrée (Brasparts), ainsi qu'au Faou et à Brest puis à Saint-Nazaire et dans les environs de Nantes. On doit la musique au Rennais Olivier Mellano. Avant la sortie dans toute la France le 4 août, une douzaine de salles bretonnes ont accueilli des avant-premières. Le film sera également programmé au Festival de Cinéma de Douarnenez le 25 août.}


SCALA "CREEP" de RADIOHEAD



Excessif.Com "..Le film évite la mièvrerie larmoyante et l'exercice de style froid et aseptisé..."
CritiKat.Com "...Mais l’alliage subtil de provocation espiègle et de solennité maladroite, parfaitement à l’œuvre lors d’une irrésistible scène où Anna récite un poème lors d’une cérémonie funéraire, fait du film et de sa réalisatrice une des jolies découvertes cinématographiques de l’été..."
Le Monde.Fr - "Un poison violent" : à la découverte du démon de la vie et du libre arbitre
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