21 août 2009

Inglourious Basterds - De Quentin Tarantino

Inglourious Basterds - De Quentin Tarantino

Avec Brad Pitt (Lieutenant Aldo Raine), Mélanie Laurent (Shoshanna Dreyfus), Christoph Waltz (Colonel Hans Landa), Michael Fassbender (Lieutenant Archie Hicox), Eli Roth (Sergent Donny Donnowitz), Diane Kruger (Bridget von Hammersmark), Daniel Brühl (Fredrick Zoller), Til Schweiger (Sergent Hugo Stiglitz)...

Prix d’interprétation masculine Christoph Waltz 62ème Festival de Cannes 2009

Synopsis
Premières années de l'occupation allemande en France. Shosanna réchappe de peu au massacre de sa famille. Quatre ans plus tard, à Paris, elle tient une salle de cinéma sous une nouvelle identité. Ailleurs, en Europe, le Lieutenant Aldo Raine rassemble huit soldats pour terroriser et tuer du nazi. Grâce à l'aide de l'actrice Bridget von Hammersmarck, ils vont tenter de mener à bien une mission dangereuse à l'intérieur du cinéma de Shosanna, préparant elle-même un plan d'éxécution. Les destins vont se croiser, par le feu et les armes.

INGLOURIOUS BASTERDS
Ce pastiche de film de guerre tire dans plusieurs directions : la vengeance, conséquence de la remarquable ouverture, où Christoph Waltz donne toute sa dimension à son personnage et au film. Car ce n’est hélas pas Brad Pitt et sa bande de scalpeurs vengeurs qui ont ici le temps de monopoliser la caméra, donc l’histoire. Si la bande qu’il réunit lorgne du coté des 12 mercenaires, ils n’accaparent pas la couverture. Passant vite fait sur leurs exploits on les retrouve emmêlés dans un micmac au sein d’un bistrot acquis à l’ennemi objet de l’enjeu les préparatifs d’un attentat contre les huiles du III Reich, Hitler en cerise sur le gâteau.
Le lieu un cinéma parisien appartenant à la belle Mélanie Laurent, unique rescapée de la séance de mise en bouche. Inutile de dire qu’elle entrevoit là un présent du destin et une vendetta toute tracée !
Vengeance, vendetta, Tarentino place le film sous le toit des diverses nationalité, Scalpeurs us italiens au look mafieux, sous les ordres d’un officier à l’accent lourd l’air d’avoir encore de la boue plein les bottes, en opposition le raffinement et l’art des langues comme celui de les délier de Christoph Waltz irradie .
Pourtant le film semble peiner, s’enliser, trop long intermède du café français lieu de rendez vous des « terroristes », long aussi le récit du tireur embusqué, quand au final quasi apocalyptique mais prévisible ne vaut que pour les secondes qui suivent et la « punition » du beau parleur !
Ho sinon les presque deux heures et demi défilent assez vite, manque juste le suspence, de quoi palpiter ou frissonner. ..Et là encore seul Christoph Waltz arrive à nous manœuvrer, nous arrachant un sourire..Lui l’ignoble. ..Personnage il va de soit… l’acteur est lui irréprochable !
Voila , je reverrai ce film une prochaine fois, lors d’un cycle Tarentino par exemple, le contenu est bourré de référence dont certaines apparemment m’échappent ! Là sur le coup le film n’a pas réussi à m’emballer..Dommage ! Allez je vais glisser dans mon sac « Pulp Fiction » pour compenser tout cela !

Excessif.Com "..Avec ses premières minutes pleines de tension et d'humour, le conte cruel de Quentin Tarantino laisse pantois d'admiration. Surcadrages maniérés, suspense palpable à en creuver et prouesse d'interprétation. La séquence d'introduction est une pure merveille de cinéma, jonglant avec une atmosphère western et un ludisme permanent avec le spectateur (le verre de lait, les changements de langues). Si le cinéaste ouvre son film avec un niveau qu'il n'avait encore jamais atteint, la suite ne tient pas toutes ses promesses. La faute d'abord à un film trop bavard qui n'arrive pas en vérité à atteindre la puissance émotionnelle et graphique de l'ouverture (ne vous attendez surtout pas à un film d'action). La folie dramatique et l'héritage culturel (merci Morricone) semblent se ternir au fil du temps qui paraît de plus en plus long. On ne s'ennuie pas réellement mais le cinéaste ne retrouve jamais la puissance narrative et formelle des débuts. Même s'il reste un fin dialoguiste et un directeur d'acteurs hors pair, Quentin Tarantino tourne beaucoup trop autour du pot. .."

CritiKat.Com
"..Un peu comme Burton, Tarantino est devenu le metteur en images proprettes d’une parodie dévitalisée de son cinéma..."

Les Derniers Jours du monde - De Jean-Marie et Arnaud Larrieu

Les Derniers Jours du monde
De Jean-Marie et Arnaud Larrieu

Avec Mathieu Amalric (Robinson), Catherine Frot (Ombeline), Karin Viard (Chloé), Sergi Lopez (Théo), Omahyra Mota (Laëtitia)..

D'après l'œuvre de Dominique Noguez

Synopsis
Alors que s'annonce la fin du monde, Robinson Laborde se remet peu à peu de l'échec d'une aventure sentimentale pour laquelle il s'était décidé à quitter sa femme.
Malgré l'imminence du désastre, et peut-être pour mieux y faire face, il s'élance dans une véritable odyssée amoureuse qui l'entraîne sur les routes de France et d'Espagne.
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D’un regard il sut que c’était elle, une créature longiligne presque filiforme, étrangement androgyne. Elle croisa son regard, lui sourit, un petit sourire en coin, plein de malice et de promesses ! Lui, cupidon venait de le frapper en plein cœur.
Voila comment je ressentis les premières images du film, la suite leur liaison fougueuse et érotique, sur une plage isolée, dans des lieux retirés et luxueux, il en va ainsi de l’adultère. Et vint le jour ou la terre s’effondra, pas au sens premier du terme, non simplement elle,Laë ,disparut et en même temps un mystérieux virus se mit à décimer la population. Images d’exil affolé, d’errances invraisemblables, des milliers / millions de gens sur les routes, tombant comme des mouches. Robinson, en souffrance est comme anesthésié, il suit docile, nullement inquiet le mouvement, comme si peut-être elle allait de nouveau apparaitre là au détour d’un chemin. Faite de mystères ne l’a- t-elle déjà pas abandonné pour ensuite le retrouver !
Course dans la nature, dans la campagne, à son coté l’ex maitresse (Catherine Frot) de son père, entre eux une liaison libératrice, besoin de faire enfin l’amour au grand jour pour l’une, puis retrouvaille Toulousaine avec son épouse et ce désir nouveau qui une fois encore se manifeste. Sexe et plaisir ! Ce n’est plus Peindre ou faire l’amour, c’est ici jouir et faire l’amour, tant qu’on peut autant que l’on peut. Les frères Larrieu compose sur fond de pagaille, d’exode, une messe pour un monde humain qui peut-être s’éteint et appelle à célébrer l’amour et le sexe comme une ode, un rempart à la mort. Inefficace pour beaucoup, ainsi de l’ami d’enfance de Robinson, le ténor Theo (Sergi Lopez) gay à priori qui s’égare sur le chemin de l’inceste…et fixera son prix…
Robinson ,de rencontre de plus en plus improbables, dans un univers jonché de plus en plus de corps morts ,avance son but, son leitmotiv retrouver celle qu’il aime et qui le comble ! Et rester en vie !
Quelle joie de retrouver les deux frangins en verve, s’inspirant d’une œuvre littéraire, ils tissent un mélange de couleur locale, celles-qui leur sont chères, du pays Basque à Pampelune nous invitent au voyage, saupoudrent allégrement le tout d’une forte charge érotique et c’est ma foi diablement bon..le tout dans une pure veine anarchiste, «l a revolte des larbins » ,l’attentat du fourgon à la roquette, ..et puis y a Léo Ferré qui nous drive et nous accompagne à la fin sur l’air et les paroles de
« Ton style »
« ..ton style c’est ton cul c’est ton cul c’est ton cul
ton style c’est ton droit quand j’ai droit à ton style
c’est ce jeu de l’enfer de face et puis de pile
c’est l‘amour qui se tait quand tu ne chantes plus
ton style c’est ton cul c’est ton cul c’est ton cul … »
[extrait] Léo Ferré
et deux silhouettes complètement libres, Nues. ."comme un ver et comme le temps" (Higelin)
Voila un film catastrophe qui n’en ai pas un, un film au souffle érotique et libertaire, et c’est foutrement bon !
Quoi qu’il en soit les frères Larrieu ont retrouvé l’élan et la forme affiché lors de Peindre ou faire l’amour, car je dois vous rappeler que Le voyage aux Pyrénées » m’avait complètement laissé sur le bord de la route !
Une interprétation avec en tête un Mathieu Amalric mal rasé, hallucinant, on ne peut que lui emboiter le pas, une Catherine Frot frustrée et gourmande, avide de rattraper son retard, sexy et oui en diable, une épouse qui retrouve une pulsion soudaine Karin Viard haut fonctionnaire et cela ressemble à un fantasme bureaucratique. …et j’en passe ou en oublie !
Mais bien sur la longue liane, au corps sans forme réelle, liane souple et envoutante Laë, presque le troisième sexe !
Ha comme il est bon de faire l’amour quand tout se meurt autour de vous.. Pulsions de sexe et de mort !
Bref vous l’aurez compris votre serviteur a trouvé cela particulièrement bon et/car .. excitant/jouissif !Excessif.Com "..En raison du contexte apocalyptique, ceux qui s'épuisent autour du personnage principal acquièrent une dimension tragique. Un à un, ils révèlent ce qui les travaille au corps et à l'esprit. Une femme frustrée (Catherine Frot), prisonnière d'une étreinte passée, veut connaître l'amour réciproque au moins une fois dans sa vie. Une ex (Karin Viard), naguère engluée dans un quotidien domestique, succombe soudainement à l'envie de baiser en se retrouvant avec son ancien mari dans une chambre où le lit est défait. Un chanteur d'opéra (Sergi Lopez) dissimule son ambiguïté derrière des silences et des désirs d'adolescent dans un corps adulte. Chaque scène de sexe ressemble à un adieu et chaque salve, inspirée, triste ou décalée, donne à réfléchir ou peut-être à aimer..."
CritiKat.Com "..Les frères Larrieu se reposent sur un élément moins quantifiable : le corps humain. Celui de Robinson est restreint car munis d’une prothèse au bras. Celui de son amante Laëtitia, maigre et filiforme, est tout autant objet de désir que de péril. Ceux de la foule s’éparpillent dans les rues ou s’amassent sur les tables et les chaises, inertes, gris. Étranges scènes que celles enfilant sans répit les cadavres nus et rigides, ces corps entassés comme chez Géricault, émanations palpables d’une catastrophe presque invisible. A l’autre flanc des corps exposés, il y a ceux, tout aussi nus, de Robinson et Laëtitia. Parfaitement vivants, désinhibés des impératifs sociaux, ils s’offrent tout entier – et comme il est d’usage chez les Larrieu – à la luxure la plus spontanée..."
Le Monde.Fr - Vacances de fin du monde pour Robinson et Laetitia

16 août 2009

PARTIR - De Catherine Corsini


PARTIR
Un film de Catherine Corsini

Avec Kristin Scott Thomas , Sergi Lopez, Yvan Attal , Bernard Blancan ..

Synopsis
Femme de médecin et mère de famille dans le sud de la France, Suzanne (Kristin Scott Thomas), la quarantaine, semble très heureuse, mais l'oisiveté bourgeoise de sa vie lui pèse. Elle décide de reprendre son travail de kinésithérapeute qu'elle avait abandonné pour élever ses enfants et convainc son mari Samuel ( Yvan Attal) de l'aider à installer un cabinet. A l'occasion des travaux, elle fait la rencontre d'Ivan (Sergi Lopez), un ouvrier en charge du chantier qui a toujours vécu de petits boulots et qui a fait de la prison. Leur attraction mutuelle est immédiate et violente et Suzanne décide de tout quitter pour vivre cette passion dévorante.
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Partir
A priori rien que de très basique !, Deux hommes, une femme. Au moment où elle envisage un minuscule bouleversement dans sa vie : retravailler, ouvrir son propre cabinet de kiné, c’est un raz de marée interne qui va la submerger, un véritable tsunami de sa vie de famille.
Car Suzanne ne se cache pas, pas question de cinq à sept, hormis les toutes premières fois. Et c’est en pleine réunion de famille qu’elle crache le morceau. Laissant ainsi un mari meurtri, cisaillé dans son orgueil. Doublement atteint, quoi lui le chef de clinique influent délaissé au profit d’un simple maçon espagnol, homme de petits boulots.
L’infidélité amoureuse se double d’une trahison sociale, l’homme écume de rage et se rabaisse ainsi !


Déraisonnable Suzanne, amoureuse, éprise, grise d’une liberté enfin retrouvée, d’un zeste de folie, voire geste de folie !
Oui mais tout à un prix et quand l’époux saignant et revanchard bloque les fonds, les comptes on frôle presque la cata ! Quand la carte de crédit refuse un plein d’essence et que l’ex-bourgeoise va de voiture en voiture pour brader sa Cartier, voila Suzanne nouvelle pauvre qui in extrémis sauve les meubles ! Et Yvan lucide de lui indiquer qu’il n’est peut-être pas trop tard pour elle de renoncer. Mais suivront une succession de petits jobs épuisants pas romantique pour quelques sous …Et que germe chez Suzanne l’assurance qu’une part de ce qu’elle a laissé auprès de son mari lui revient, , ce qu’elle a contribué à amasser..Et qui aura cette idée folle, un jour de…Braver la loi…
Le film s’ouvre sur l’éclat d’un coup de feu, symbole menaçant, dénonciateur de drame, le film relate le parcours qui y conduit, qui en l’auteur, quelle en est la victime ?
Suspense vite oublié au profit de cette liaison qui éclot, entre la fragilité apparente de Suzanne et la force tranquille de Yvan et la menace d’un mari humilié mais puissant et malfaisant !
Catherine Corsini ose ! Qu’une femme de médecin délaisse celui-ci pour un manœuvre désargenté est plus qu’une femme de maçon lâchant ce dernier pour un médecin. ..Amour et promotion sociale!
Vous me direz l’amour se fout de tout. ..Peut-être ?
Voici un film porté par une Kristin Scott Thomas époustouflante, remarquablement dirigé, elle alterne fragilité, grâce et combativité. Son personnage semble revenir sur les traces de la jeune , très jeune femme qu’elle a été, pour y retrouver la force, la combativité et le courage de la jeune anglaise d’alors mais aussi son capital d’amour, quasi intact, mis en sommeil auprès d’un mari par trop directif !
Ce mari, Yvan Attal lui prête une barbe de deux jours et des yeux rougis ainsi qu’une mâchoire toute de fureur contractée, il ne veut, ne peut accepter de perdre, plus encore que de LA perdre !
Au milieu la force tranquille, Sergi Lopez, serein et un peu fauve. Légèrement en retrait du combat qui se déroule. Au milieu de cette partie d’échecs,( allusion gratuite à Joueuse) , où un roi et sa propre reine s’affronte, il est le fou, le joker, qui exécute. ..Oui ici ce jeu n’a pas de règles applicables !
J’étais, et le suis encore un peu circonspect, oui le film doit beaucoup au fabuleux trio ici présent avec une mention toute particulière et tendre à Kristin Scott Thomas, mais est-ce suffisant ?
Le film n’est pas censé ici traiter du coté pénal et procédurier du divorce, il n’ira pas jusque là…Alors !
Bon allons soyons bon joueur et disons que la fin me convient parfaitement…
On a parfois la justice que l’on se fait..No comment ! *
*enfin si des commentaires vous pouvez en laisser ..of corse !

Excessif.Com "..Partir n'a pas été conçu pour faire rêver. Au contraire, il cherche à transmettre une sensation de mal-être dans le but d'une prise de conscience. Riche idée que celle-ci. ......Par ailleurs, l'auteur propose une construction d'une très grande efficacité. L'oeuvre s'ouvre en fait sur un coup de feu. Et si l'identité de « l'assassin » ne fait aucun doute, celle de la « victime » reste encore floue. Suzanne a-t'elle tué son mari, ou s'est-elle donnée la mort par désespoir ? Le doute subsiste jusqu'à la fin, après un montage « flash-back »...
CritiKat.Com "..Où est la faille ? Nulle part. Suzanne est si complète… qu’elle en est lisse. Pourtant elle est l’élément moteur du film puisqu’elle est présente dans toutes les scènes. C’est son itinéraire qui construit Partir, dans le sens où la narration décrit le processus logique de son émancipation. Ni plus, ni moins : le rythme est lent puisque embarrassé de détails pas forcément essentiels. Ainsi, c’est l’action et la représentation des émotions (et non leur incarnation) qui importent, au détriment de la saveur intérieure des prises de conscience des personnages. Catherine Corsini ne craint pas les scènes faites d’un seul plan privé d’action, auquel le spectateur devra dégager sans mal son sens premier et unique..."
Le Monde.Fr - "Partir" : rien de nouveau sur le mari, la femme et l'amant

09 août 2009

Joueuse - De Caroline Bottaro


Joueuse
Réalisation de Caroline Bottaro

Avec Sandrine Bonnaire (Hélène), Kevin Kline (Kröger), Valérie Lagrange (Maria), Francis Renaud (Ange), Alexandra Gentil (Lisa), Alice Pol (Natalia)

Adaptation de La Joueuse d’échecs de Bertina Henrichs ( Voir L'Avis De Lo ! )

Synopsis
Dans un petit village de Corse, la vie d'Hélène, effacée et discrète, est faite de jours qui s'enchaînent et se ressemblent...
Elle travaille comme femme de chambre dans un hôtel et semble apparemment heureuse avec son mari, Ange, et sa fille de quinze ans, Lisa. Sa vie modeste et monotone paraît toute tracée...
Tout bascule le jour où, faisant le ménage d'une des chambres de l'hôtel, elle surprend, fascinée, un jeune couple d'américains très séduisants qui joue aux échecs sur une des terrasses.
Tout d'abord intriguée, puis finalement passionnée par ce jeu, Hélène mettra tout en oeuvre, avec obstination, pour maîtriser les règles des échecs jusqu'à l'excellence. Elle pourra compter sur l'aide de Monsieur Kröger, un mystérieux habitant du village, pour arriver à ses fins. Mais cette métamorphose positive vers une nouvelle liberté pour Hélène, ne se fera pas sans modifier profondément, ses relations avec sa famille, ses amis et les habitants de village...
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De la révolte d’une Reine, de la volupté et de la volonté des femmes. Ainsi de la sensualité dégagée par ce couple qu’Helene surprend.. .en pleine partie d’échec. ivres de jeu et de complicité, dans une palpable liberté mêlée d’un incontournable sentiment d’égalité.
Oui aux échecs la Dame est pièce maitresse, en charge de préserver son roi tout en mettant à mal celui de l’adversaire .Joueuse est l’histoire d’une femme, enfin libérée qui peu à peu construit son autonomie et revivifie son foyer assoupi. Bien sur il faudra franchir des obstacles. Telle une flèche tendue vers son but une fois qu’elle a clairement pris conscience de ce dernier ! Et peu importe le le chemin, le tout est d’y parvenir, tout au moins de ne pas douter.


Le film de Caroline Bottaro , son premier long métrage n’est pas exempt d’imperfections, parfois trop prévisible , le scénario n’en reste pas moins envoutant et toute la magie en revient à une interprétation centrale de toute première main. Dans le rôle du maitre à jouer, dur, ingrat mais modelant un esprit tout au moins une « indépendance à penser donc à agir » Kevin Kline (Kröger) d’abord peu disert impose sa bourgeoise et massive présence. Face à lui doutant puis gagnant en assurance au fur et à mesure de son émancipation, au même rythme de l’apprentissage des règles du jeu , une Sandrine Bonnaire lumineuse. D’abord employée et mère de famille docile, son évolution va la transcender, la silhouette longiligne qui sur son vélo parcourt le chemin surplombant la Méditerranée dans cette Corse ensoleillée va gagner en assurance, puis apprendre à gagner tout court.
Clouant finalement sans un mot le bec à ses détracteurs, (cf. Brassens.. « Au village sans prétention.. »…Etc…), s’imposant avec et pour sa famille, pour elle-même tout simplement !
« Joueuse » est aussi un bien joli cadre, la Corse du bord de mer, cette immense maison de campagne qu’habite seul Kröger..Ce bien bel échiquier, massif et sobre !
Excessif.Com "..Hélène trouve moins chez Kröger la satisfaction d'un manque, qu'une véritable complicité dans le jeu, une complicité née de l'adversité ; un homme contre une femme, un employeur contre une ménagère, un bourgeois contre une prolétaire. Hélène retrouve aussi le plaisir individuel, la satisfaction de soi-même et cette confiance qu'elle avait perdue en faisant le choix de suivre son mari, de vivre pour lui. Hélène se réveille, (littéralement la première image du film), s'éveille puis s'illumine et s'épanouit..."
CritiKat.Com "...Assez plat, le film se regarde sans ennui ni envie, et sans enjeux. D’abord parce que tout est relativement prévisible et pas fin. Il est évident que Hélène va réussir à développer sa passion subite et devenir plus forte que tous ceux qui ne croient pas en elle, à commencer par son mari un peu bête et macho mais qui s’ouvrira (Francis Renaud, étonnant avec son physique de belle gueule des années 1940, généralement plutôt utilisé dans des rôles de malfrats). Ou le médecin étranger qui finit par accepter de devenir son professeur. Avec ce rôle Kevin Kline remplit honnêtement son office de type « bourgeois bougon » au grand cœur. Ce qui amène au principal défaut : les personnages sont tous creux. Chacun semble n’être qu’une façade, meuble parmi les meubles du décor. Ils ne sont que des étiquettes, des archétypes, des pions. Il est donc logique que la seule exception soit la dame : Sandrine Bonnaire..."
Le Monde.Fr - "Joueuse" : l'échiquier, terrain d'un jeu de suspense et de sentiments cachés

Somers Town - De Shane Meadows

Somers Town
De Shane Meadows
Avec Thomas Turgoose (Tommo), Piotr Jagiello (Marek), Ireneusz Czop (Marius), Elisa Lasowski (Maria), Perry Benson (Graham)....

Sélection Officielle - Festival de Berlin 2008
Meilleur film Anglais - Festival du film d’Edimbourg 2008
Meilleur acteur - Festival du film de Tribeca 2008

Synopsis
Tout juste sorti de son foyer d'accueil, Tommo, 16 ans, fuit les Midlands pour se rendre à Londres. Marek, lui, vit avec son père, un ouvrier du bâtiment polonais porté sur la bouteille. Timide et sensible, le jeune Marek est passionné de photo et se sent mal à l'aise dans l'univers de son père. La rencontre inopinée de ces deux garçons un peu paumés dans le quartier de Somers Town à Londres les conduira à former une drôle d'alliance.
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Hé !!! Maria ..”What became of the likely lads “ …Voila la petite zique que j’avais en tête au sortir du film …
Qu’adviendra-t-il des deux jeunes hommes ? Bah, ils auront découvert Paris, une jeune française sympa et auront construit une amitié, là où ce n’était pas couru d’avance..Avec un Tommo (Thomas Turgoose, quel plaisir de le retrouver après « This is England » !) roublard et livré à la rue et un ado Marek livré à lui-même pendant que son père bosse ou boit le reste du temps !
En gros un indigène, le gosse des Midlands arrivant à Londres Tommo et un arrivant Polonais Marek (Piotr Jangello) dont le père bosse sur le chantier de la gare Eurostar. les deux gamins vont se tester, l’un cherche un toit , l’autre une compagnie, une amitié va naitre, avec tout ce que cela comporte, bons et mauvais coups, rencontres aussi, un petit trafiquant ambulant plus original que mauvais, voire même relativement bon et expert dans l’art de planquer ses biffetons…
Et puis Marek est amoureux, il photographie à tout va l’objet de sa passion, une passion très prude et puis caché. Tommo s’amourachera aussitôt de la belle Maria (Elisa Lasowski ), lui est plus dévergondé, Shane Meadows souligne ainsi la différence entre les cultures sinon plus simplement l’éducation.
Cette passion commune des deux garçons sera prétexte à une splendide virée à travers les différents quartiers, des parcs verdoyants, enfin on l’imagine l’auteur à choisi le noir et blanc pour des effets sans chichis mais joliment efficaces, aux immeubles grisâtres, dans le plus original des taxis urbains concocté par nos deux apprentis amoureux.
Tout le film est à la fois sensible par la condition assez rude de nos deux héros, se révèle être une peinture (c’est Tommo l’expert..hou le menteur celui-là) assez juste des conditions de vie, la prise à partie de Tommo d’entrée par une bande de « gentils lads » et dérouillé magistrale, les petites magouilles pour survivre et tirer un peu d’oseille, mais l’ensemble est aussi une mine de trouvaille souvent assez burlesques où Tommo alias Thomas Turgoose excelle, dégageant un humour à maintes reprises très efficace.
Reste le but du jeu, nous faire découvrir le quartier, sa spécificité porte ouverte sur l’Eurostar, car oui il s’agit d’un film de commande, vitrine touristique pour le tunnel sous la Manche..Et nous terminerons donc l’aventure billets en main pour franchir le Channel/tunnel ..Voir Paris. …Revoir Maria ! Et là nous naviguons comme dans un bal musette en tanguant sous les mouvements de caméra toutes couleurs retrouvées.
Voilou une belle histoire d’amitié, de découverte et de respect de l’autre, une Story gentiment grisâtre dans ses extérieurs bourrée de clins d’œil humoristiques…
« What became of the Likely Lads” ils grandissent et s’aguerrissent…Ha et puis l’amour..mais laissons leur tout le plaisir de la découverte..
Lovely Movie, isn’t it !
Occasion en or, pour écrire ce post tout en me repassant les deux Libertines et un petit Clash pour corser le tout !
Somers Town est un film de commande. Eurostar avait demandé à Shane Meadows de chroniquer l'irruption du train à grande vitesse dans Somers Town.
Site Officiel - The Official Site

Site de l'auteur


Excessif.Com "..Dans un noir et blanc du plus bel effet, Shane Meadows fait le portrait attachant de ce quartier populaire dont les longues façades de briques commencent à disparaître au profit de bâtiments à l'architecture plus moderne. A l'image de Somers Town, les deux garçons connaissent également de nombreux changements, s'affirmant peu à peu aux yeux de leur entourage. Film sobre et sensible, la bande-son du film est un bijou en elle-même. Sur des airs acoustiques composés par Gavin Clarke, c'est tout un univers personnel et intime qui se développe à nos oreilles comme une oscillation des sentiments.."
CritiKat.Com "...Ainsi, en une heure et quelques minutes, Shane Meadows parvient à offrir une échappée qui, à défaut de consistance, laisse entrevoir une amitié incongrue sous les lumières d’une vague et précaire poésie. La candeur du personnage de Tommo qu’interprète ici Thomas Turgoosse séduit par l’humour lunaire qui s’en échappe. Ce jeune comédien sur lequel reposait déjà le précédent et très musical This Is England..."
Le Monde.Fr - "Somers Town" : promenade désoeuvrée mais heureuse autour de la gare de Saint-Pancras
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