31 mai 2009

L'Enfant-cheval - De Samira Makhmalbaf


L'Enfant-cheval

Un film iranien de Samira Makhmalbaf

Avec Ziya Mirza Mohamad, Haron Ahad, Gol Gotai Karimi, Khojeh Nader, Yasin Tavildar ...
Titre original : Asbedopa

Synopsis
Dans un village d'Afghanistan, Giuah, handicapé mental sans le sou porte pour un salaire d'un dollar par jour le Maître, un enfant qui a perdu l'usage de ses jambes. Un travail fatigant et humiliant, d'autant que son jeune Maître devient chaque jour plus cruel.

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Quand l’intelligence et la relative richesse achète la force et les jambes, procurant ainsi à l’un le minimum moyen de survie à l’autre une relative autonomie indispensable dans cette région quasi désertique et pauvre.
Quand l’enfant meurtri dans sa chair devient le maitre d’un autre jeune homme robuste mais à l’esprit limité !
Puissant et dérangeant, tel est ce film. D’abord par son réalisme presque cruel, nous ne sommes guère habitué à voir sur l’écran des êtres jeunes ainsi meurtris, l’un dans sa chair résultat d’une mine, comme il y en a tant, l’autre handicapé de naissance, mentalement déficient !
Deuxièmement la réalisatrice Samira Makhmalbaf nous narre un conte cruel où les enfants ne se font pas de cadeaux, mais en ont-ils un jour reçus, de l’enfant mutilé qui a perdu et sa jambe et sa mère dans le même temps à celui qui vivant dans une canalisation de béton quasi sous terre deviendra l’Enfant-Cheval.


Imposant une métaphore sans concessions, allant jusqu’au bout de l’image , ce cheval qui vient de naitre et que la jument remet incessamment sur ses pattes, lui qui ouvre des yeux énormes sur ce monde qu’il découvre, en face Giuah inclinant, remuant la tête comme par mimétisme. L’enfant cheval, dominé par son maitre, ,glissant avec rudesse , combats, matchs de polos afghans improvisés jusqu’au comble de l’horreur ! Jeu du pouvoir de l’argent, la jeune mendiante et les deux garçons, injustice, cruauté et toujours cette vérité certaine !
Homme-cheval-objet que celui-ci n’hésite pas à prêter, louer, et ainsi de suite. Véritable relation dominant dominé puisque celui-ci ne rue pas dans les brancards, pardonnez moi l’image, elle n’est pas censée faire sourire, le jeu continuera. ..Jusqu’à….
Quelques rares (trop) bouffées d’air frais, de moments de détentes, à l’occasion d’un bain, d’un moment de jeu et de danse commune, rappelant que les hommes aussi cruels soient ils restent des enfants ou vice versa!
Voila dans l’ensemble un film rare car par trop véridique dans ce qu’il a de fictif, toute l’inhumanité inhérente à l’être humain..Vous avez dit paradoxal. ..Hélas oui, trop de fois oui !*
* oui je ne suis pas à une incohérence prés, un paradoxe ?Pas si sur !!!
Excessif.Com "..Et pour nous spectateurs, une situation de plus en plus difficile à soutenir à mesure que se déroule le film... Telle est la force de L'Enfant-cheval. Un film éprouvant, d'une grande dureté, sans complaisance, ni pitié. Mais qui ne se voile pas la face. Et nous entraîne, caméra à l'épaule, au coeur de cette tragédie. Mais sans aucun parti pris..." & "..Comme le suggère la réalisatrice : « demandons-nous combien de fois chacun d'entre nous est devenu le cheval d'un autre ? Ou a utilisé quelqu'un comme son propre cheval ? ». Imparable..."
CritiKat.Com "..le film préfère la noirceur d’un monde au charme initial annoncé par la fable. L’effet miroir est sans concession, mais il est aussi désenchanté. Cela commençait comme un rêve, c’était pourtant un cauchemar...."
Le Monde.Fr - "L'Enfant cheval" : le maître et l'esclave
"..En poussant la logique de l'aliénation, de la régression et de la cruauté jusqu'au bout, le film suscite donc chez le spectateur un véritable malaise, dont il appartiendra à chacun de déterminer s'il est à mettre au compte de la complaisance ou du courage de cette œuvre. Ne serait-ce que pour cette raison, ce film est à découvrir..."

29 mai 2009

LOOKING FOR ERIC - De Ken Loach


LOOKING FOR ERIC
Un film de Ken Loach
Avec Steve Evets, Eric Cantona, Stephanie Bishop, John Henshaw ...

Synopsis

Eric Bishop (Steve Evets) , postier à Manchester, traverse une mauvaise passe.
Sous son nez, ses deux beaux fils excellent dans des petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur et sa vie sentimentale est un désert.
Malgré la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n'y fait... Un soir, Eric s'adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre semble l'observer d'un oeil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ?
Eric en est persuadé, le King Cantona, peut l'aider à reprendre sa vie en mains ...
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Sur une idée originale d’Eric Cantona, Ken Loach réalise une comédie franchement réussie !
Entre le facteur au bout du rouleau, fantastique Steve Evets dans le rôle d’Eric Bishop et le King des terrains Eric Cantona, dont un poster grandeur nature orne un pan de mur de la chambre va s’engager un bien improbable dialogue. Déprimé, au bord du gouffre, alors qu’il vient de fumer quelques joints puisés sur la réserve de ses enfants et qu’il adresse quelques mots au dieu du stade là sur son mur..la voix de celui-ci s’élève..Right (juste) derrière lui !
Comme s’il venait de frotter une lampe magique, là dans la carrée Cantona himself, ho my God !
Désormais la vie d’Eric, le postier, guidée, coaché par l’ex-joueur mais toujours idole de Manchester va prendre une toute autre tournure..


Une comédie drôle assurément, entre les apparitions de Cantona que seul Bishop perçoit, les conseils du maitre, de l’idole sous forme de maximes valant toutes leur pesant d’or (et oui la parole est d’...), le grand nettoyage qu’Eric entreprend dans sa vie. Séquences émotions quand il faut laisser parler son cœur, pour un amour passé encore tellement présent.
Mais que serait le cinéma de Ken Loach dépouillé de toute dimension sociale. Si ici elle est discrète, il ne s’agit pas de plomber ce film..Qui nous, Qui vous fera rire, mais en pointant ici et là quelques sujets qui pourraient être de ceux qui fâchent, le foot-bizness qui laisse aux portes des stades les aficionados par trop modestes, les gros malfrats par trop lâches exploitant la faiblesse et la crainte des plus jeunes et plus faibles, Loach s'exprime !…
Plus réconfortante est la notion d’entraide, entre ceux avec qui l’on travaille, avec qui l’on descend une pinte le soir au pub…avec ceux qui portent les couleurs de Manchester United of corse !
Entre les phrases aussi ronflantes qu’obscures et drolatiques d’un Cantona qui n’a jamais été aussi juste devant une caméra, un Steve Evets à l’accent cockney qui se reconstruit et un final..où il est prouvé que " l’union fait la force ". ..et il est pas de Canto celui-là..mais est-ce un aphorisme ?
Voilou un plus qu’agréable moment, ponctué de quelques beaux buts, archives obligent, et d’un très fort sentiment d’humanité..Normal nous sommes dans un film de Ken Loach..
Tiens je me referais bien, « My Name is Joe »..Entre autres !

Ho j'allais oublier image et son , "Blue suede shoes"..bien sur !

Excessif.Com "..Ainsi, Looking for Eric emporte son spectateur au travers du regard tout en compassion que Ken Loach porte sur le parcours de son antihéros, triste membre de la working class en proie aux difficultés inhérentes à son statut d'homme célibataire et de père sans crédit. ...
Mais plus simplement, Looking for Eric apporte une joie rarement vue et ravit par ce qu'il est porté par une humanité débordante, un humour ravageur et une richesse qui dépassent allégrement ses soucis de rythme, de construction ou de vraisemblance..
CritiKat.Com "..Mais s’il tourne le dos à sa forme habituelle, s’il s’éloigne un peu de la force de ses revendications, Loach reste fondamentalement engagé, car l’Eric Bishop qui croit en Cantona comme on croit en Dieu est un des personnages les plus humains, les plus crédibles, qu’il nous ait été donné de voir depuis longtemps..."

27 mai 2009

Vengeance - De Johnnie To


Vengeance
Réalisation De Johnnie To
(Hong Kong)
Avec Johnny Hallyday (Francis Costello), Anthony Wong Chau-Sang (Kwai), Lam Ka-Tung (Chu), Lam Suet (Lok), Simon Yam (George Fung), Sylvie Testud (Irène Thomson)..

Synopsis
Un père vient à Hong-Kong pour venger sa fille, victime de tueurs à gages. Sur son passeport est marqué «cuisinier". 20 ans plus tôt, il était un tueur professionnel. Dans une ville qu'il ne connaît pas, il va tout faire pour s'organiser et retrouver le goût des armes, il engage trois hommes pour l'aider à se venger....
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Vengeance répond comme nombre de films du réalisateur à une approche esthétique et visuelle bien significative. En ce sens Johnnie To laisse sa carte de visite, un sens de l’image bien particulier, jouant et de l’obscurité comme de la lumière, ruelles semi-obscures et artères inondées de néons du Hong-Kong moderne.
Après une ouverture sur une séquence à la violence aussi soudaine que froide et implacable : une famille d’apparence anodine se fait descendre par des tueurs que l’on devine pros. Une survivante, bien mal en point voit son père abandonner son restaurant parisien pour accourir à son chevet, Francis Costello soit Johnny Hallyday fut avant de se reconvertir dans la gastronomie….un tueur à gages…Voilà c’est bref, cela peut sembler facile mais pourquoi se compliquer la tache quand ce script succinct suffit à lancer le film, il sera question oui vous l’avez deviné de Vengeance, comme souvent chez To les tirs seront nourris et les séquences riches de diverses trouvailles.
Ainsi sa rencontre avec un trio redoutable, mercenaires, voire samouraïs par la loyauté, des temps modernes, ils seront ses guides sur le chemin qu’il s’est tracé.
Vengeance s’articule autour de scènes plus ou moins pittoresques, inventives toujours. Qu’il s’agisse d’un pique-nique dans les bois, où une fois les femmes et les enfants éloignés, les armes crachent à tout va ! De même une séance brillamment filmée, fuite et tirs dans les étages d’un étroit immeuble et enfin morceau d’anthologie l’attaque de la décharge, longs cirés noirs poussant, roulant des ballots de papiers colorés comme dérisoires armures, boucliers de papier quand d’en haut tel un chef , un empereur assistant à la bataille de ses troupes l’ennemi assiste au cruel et sanglant spectacle. Tandis que loin de là sur un ilot, au bord d’une plage, entouré d’enfants dans un lieu quasi paradisiaque Johnny/Costello, l’esprit vide de tout souvenir attend.
Une débâcle plus loin et les séquences finales, des post-it, aux trous dans le pardessus, une fin digne de ce qu’a été ce film . ..Bref final assez réussi..pour un tueur a la mémoire défaillante ….Et un sourire, un rire..pour finir entouré d’enfants !!
« A quoi sert de se venger quand on a perdu la mémoire ? »Cela pourrait-être un sujet d’annales,
ce n’est que la question posé par un des tueurs recrutés sans pour autant remettre en cause son propre engagement !
Au final, une œuvre épicée de nombreux pruneaux, visuellement on y retrouve bien des thèmes chers au réalisateur, ainsi de la pluie et l’armée de parapluies, voir Sparrow par exemple .

Excessif.Com "..Prendre ce petit moment de cinéma comme une récréation fainéante sera la seule échappatoire possible. Si la maîtrise formelle est intacte, si le sens du rythme n'étonnera personne, Vengeance se vit comme une énième copie de copie de copie d'un film de Johnnie To. Très franchement, mieux vaut revoir The Mission ou Fulltime Killer, plutôt que cette réunion paresseuse de tueurs parfaitement habillés..."
CritiKat.Com "..Mais To, c’est la mise en scène pour la mise en scène : le scénario est vidé de toute substance, la réalisation remplaçant en tout point l’écrit. Le cinéaste nous demande surtout de croire l’instant d’un film en notre naïveté devant une histoire qui peut tomber à tout instant dans la guimauve la plus écoeurante. Grâce à son style flamboyant, il s’en sort avec brio et permet à Johnny, le nôtre, de faire un baroud d’honneur cinématographique des plus convaincants. Il arrive ainsi à racheter une image à la star, ce qui relève de l’exploit..."
Le Monde.Fr - "Vengeance" : plongé dans l'univers noir de Johnnie To, Johnny Hallyday en ressort fragilisé et grandi

21 mai 2009

Etreintes brisées - De Pedro Almodovar


Etreintes brisées
Titre original : Los abrazos rotos
Un film espagnol de ,
Avec Penélope Cruz, Blanca Portillo, Lluis Homar, Jose Luis Gomez, Carlos Leal ...

Sélection officielle Cannes 2009 - En compétition

Synopsis
Dans l'obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture dans l'île de Lanzarote. Dans l'accident, il a non seulement perdu la vue mais aussi Lena, la femme de sa vie. Cet homme utilise deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son nom de baptême, sous lequel il vit et signe les films qu'il réalise. Après l'accident, Mateo Blanco n'est plus que son pseudonyme, Harry Caine. Dans la mesure où il ne peut plus faire de films, il s'impose de survivre avec l'idée que Mateo Blanco est mort à Lanzarote aux côtés de sa Lena adorée. Aujourd'hui, Harry Caine vit grâce aux scénarios qu'il écrit, et avec l'aide de son ancienne et fidèle directrice de production, Judit García, et du fils de Judit, Diego, qui fait office de secrétaire, dactylo et guide d'aveugle.
Depuis qu'il a décidé de vivre et de raconter des histoires, Harry est un aveugle actif et attractif qui a développé tous ses autres sens pour jouir de la vie, sur fond d'ironie et dans une amnésie volontaire. Il a effacé de sa biographie toute trace de son identité d'origine, celle de Mateo Blanco.
Une nuit, Diego a un accident et Harry s'occupe du garçon (sa mère, Judit, se trouve loin de Madrid et ils décident de ne rien lui dire, pour ne pas l'inquiéter). Pendant les premières nuits de sa convalescence, Diego demande à Harry de lui parler de l'époque où il se nommait Mateo Blanco. Après un moment d'étonnement, Harry y consent et raconte à Diego ce qui s'est passé quatorze ans auparavant avec l'intention de le distraire, comme un père dirait un conte à son enfant pour l'endormir.
L'histoire de Mateo, Lena, Judit et Ernesto Martel est une histoire d'amour fou, dominée par la fatalité, la jalousie, l'abus de pouvoir, la trahison et le sentiment de culpabilité. Une histoire émouvante et terrible dont l'image la plus éloquente est la photo de deux amants enlacés..
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Une femme Lena (Penelope Cruz), deux hommes, tous deux fous d’elle ! L’un Ernesto Martel (José Luis Gomez ) possessif, ne la retient que par la puissance de sa fortune. L’autre, Mateo (Lluis Homar), réalisateur inspiré, se voit confier ses débuts dans la carrière. Entre elle et le réalisateur c’est le coup de foudre immédiat. Il leur faudra dans un premier temps déjouer la suspicion, ainsi que la surveillance du jeune beau-fils, chargé par son père d’effectuer un reportage suivi , une surveillance des instants partagés sur et hors plateau par la comédienne et son directeur d’acteur.
Cette histoire, Mateo/Harry Caine, devenu aveugle, se la remémore, la partageant avec un jeune homme son secrétaire …qui vient de risquer sa vie...


Ainsi démarre le véritable récit de cette superbe histoire d’amour, avançant par flash-back, relatant la vie de Lena avant sa rencontre, sa prise en charge par son patron, puis amant et enfin l’amour véritable, son éclosion auprès de Matéo.
Almodovar nous livre ici une histoire d’amour qui pourrait être presque banale..si elle n’était emballée, mise en image et en récit par un maitre conteur.
Portraits des personnages traversant, hantant le film...
Du beau-fils aux penchants homosexuels, sa passion pour capter tout ce qui bouge, accroché aux basques de celui qu’il considère comme un maitre et en même temps trahissant celui-ci au profit de son père. Magistral le coup de la lecture sur les lèvres…
Les références dans ce film sont nombreuses, certaines nous échappent certainement mais remontent avec le temps en notre mémoire. Comme subsistent ces décors multiples, ces couleurs très seventies, beaucoup d’orange, pour évoquer le récent passé, ces extérieurs fantastiques, sur fond de mer et allures volcaniques.
Alternent aussi quelques moments franchement détendus, prêtant à sourire, Almodovar et ses femmes au bord de la crise de nerfs affleurent !
Bref un film très riche sans être surchargé, une terrible douceur faite d’amours et jalousies, trahisons et souffrances, de multiples petits secrets. Génialement mis en scène, d’une photo parfaite à l’image de cet homme aveugle caressant un visage sur un pan de mur…Son amour !

Excessif.Com
".. mélodrame mâtiné de film noir, dans lequel il donne un rôle de femme fatale malmenée par la vie à Penelope Cruz et orchestre une nouvelle déclaration d'amour au cinéma à travers la relation ambiguë entre un cinéaste atteint de cécité et une actrice, amante d'un homme milliardaire

Le Monde.Fr -
"Etreintes brisées" : Almodovar fait briller son manque d'inspiration

19 mai 2009

MILLENIUM - De Niels Arden Oplev

MILLENIUM
Un film de Niels Arden Oplev
Avec Michael Nyqvist , Noomi Rapace , Peter Haber , Ewa Fröling ...
Titre original : MäN SOM HATAR KVINNOR (Suède)

Adaptation du premier tome de la trilogie littéraire Millenium :
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de Stieg Larsson

Résumé
Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par Henrik Vanger, patriarche d’un puissant groupe industriel familial, pour relancer une enquête abandonnée depuis 40 ans sur la disparition de sa nièce Harriet. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais hacker de génie, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait re- prendre un dossier. En établissant un lien entre la disparition de Harriet et une série de meurtres abominables commis il y a plus de quarante ans, les deux enquêteurs découvrent une histoire familiale sombre et odieuse. Mais chez les Vanger on aime le secret et on n’apprécie guère de voir ce passé ressurgir.
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Deux heures vingt environs, pour suivre d’abord intensément les mésaventures de Mikael Blomkvist, ex-journaliste lancé par un riche industriel sur la piste d’une disparition, la mort présumée de sa nièce.
Alliée inattendue Salander, une jeune fille, asociale, qui marie le noir de ses dehors gothiques à une efficacité redoutable en informatique, elle s’introduit dans les systèmes et autres banques de données avec une facilité déconcertante.


Je n’ai lu aucun des trois romans de Stieg Larsson, cependant oui la gigantesque campagne menée pour la sortie ciné de ce premier opus ne pouvait me laisser indifférent. Ainsi après une vague lecture du synopsis et surtout principalement appâté par l’extraordinaire affiche, ce visage choc, celui de Noomi Rapace interprétant Lisbeth Salander achève de me convaincre malgré la durée annoncée.
Ho ! Les deux heures passeront vite, le scénario est prenant, il s’agit d’un bon thriller et l’interprétation de cette jeune femme, personnage atypique vous entraine sans difficulté.
Enquête, technologie informatique, le portable est un membre essentiel de l’enquête, à ses commandes une jeune femme redoutable. Elle incarne aussi un être meurtri, « carapacée « derriere une camisole de force voire de haine, les séquences du début, sa rencontre avec son tuteur, le passage plus que délicat, sa réaction œil pour œil constitue une entrée en matière difficile mais profondément évocatrice. Ici dure condition féminine, la suite ne le démentira pas !
A travers des paysages magnifiques, peut-être les aurait-on souhaité un peu plus glacial, un peu plus nordique, il me semble que cette possibilité, jouer encore plus de la nature, des décors pour créer une atmosphère encore plus glauque ou malsaine soit ici sous exploitée ! Comme semble bien fade Michael Nyqvist dans la peau de Mikael Blomkvist en comparaison de sa comparse..
Toutefois l’enquête avance et nous la suivons sans en perdre une miette…et deux heures vingt plus tard…mais bon, vous avez soit déjà vu le film, soit lu et dévoré la trilogie..Perso j’attendrais qu’ils sortent en poche…
J’ai vu un thriller…de plus. ..presque ..mais il était nordique…et presque gothique
Je me disais que comme « Morse » également suédois avait radicalement modifié les codes d’un genre, le film de vampire, « Millénium » révolutionnerait à son tour le film à suspense …pas tout à fait cela. …hélas ! Quand à la toute fin..trois fois hélas !
Voilou bon cela ne m’empêchera pas de suivre le second volet à sa sortie en salle ! A condition que
Lisbeth me tienne la main !

Excessif.Com
"..In fine, les amateurs de thriller n'ayant pas eu l'occasion de jeter un oeil sur l'oeuvre littéraire seront agréablement surpris par ce film qui se démarque des réalisations suédoises actuelles. Les amateurs de Larsson, en revanche, ne cacheront pas leur déception devant ce simulacre d'adaptation qui réussit tout de même à s'en tirer bien mieux que les ersatz que sont Le Dahlia Noir ou Da Vinci Code...

Le Monde.Fr
- "Millénium, le film" : thriller distrayant mais sans génie

15 mai 2009

Passeur d'espoir - De Branko Schmidt


Passeur d'espoir
De Branko Schmidt
avec Kresimir Mikic, Mei Sun, Leon Lucev, Armin Omerovic

Titre original : PUT LUBENICA (Croatie)

Synopsis
Mirko ( Kresimir Mikic)est passeur pour la mafia locale. Il fait traverser la rivière Sava, à la frontière de la Bosnie-Herzégovine et la Croatie, en direction de l'Ouest. Un jour, son bateau surchargé chavire et les clandestins chinois qui s'y trouvaient se noient. Seule une jeune femme,Mirna Rijeka(Mei Sun) survit et Mirko décide de la cacher. A son contact, Mirko connaît un changement dans sa vie. La jeune chinoise est un témoin gênant et la mafia la kidnappe avec l'aide du chef de la police locale qui est également l'oncle de Mirko.
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Comme un parfum d’ « eastern », est car nous sommes en Croatie , au bord de la rivière Sava affluent du Danube, frontière naturelle passage vers l’ouest . « Eastern » si le terme n’existe pas je l’invente, j’y reviendrai !
Ce fleuve, paysage sombre, boisés, peuplé de ruines, vestiges d’une guerre fratricide récente, là où survit Mirko entre un état de défonce quasi permanent, émergeant quand le chef de la pègre allons y mafia locale lui confie un lot de passagers, traverser la rivière sur une embarcation de fortune, pour un prix exorbitant, sous les yeux de douaniers plus ou moins ripoux.Passagers incertains pour un monde meilleur, ou pour l’enfer. ..cap vers l’ouest..
Reprenons l’allégorie du western, le Danube remplaçant ici le Rio Grande..Okay vision toute personnelle !
Du passé de Mirko nous n’apprendrons quasiment rien, si ce n’est ce que ses yeux, son regard vide laisse entrevoir, son manège avec l’interrupteur plongeant avant de rallumer la pièce dans le noir, incessamment, évoquant ainsi les lueurs d’un éventuel champ de guerre, de bombardements. .? Trop d’horreur à l’image de ces charniers que des équipes internationales mettent à jour ?
Au bourg, un peu plus loin c’est le système débrouille et le règne d’un petit nombre, mafia locale et notable corrompus, faune bête, brutale et sauvage. Suite aux derniers événements, la décision de Mirko le mettra en porte à faux avec celle-ci ! Il lui faudra redevenir ce qu’il a un jour été…Et là comment ne pas songer, sans réellement établir de comparaison, aux grands opus westernien de Clint Eastwood, ces œuvres westerns crépusculaires, on y retrouve ici deux des principales composantes, vengeance et règlement de comptes..Et cadavres à la pelle !


Branko Schmidt s’avère habile dés le début pour capter l’obscurité, celle des bois, des plans d’eau , des ruines, des entassements et enchevêtrements métalliques émergeant ici ou là, atmosphère oppressante. Son antihéros, pêcheur à la dynamite, abandonnera peu à peu son existence de rat camé, réveillé par une jeune asiatique à l’âme bien trempée..Mais n’est il pas trop tard ?
Sans être une œuvre majeure, ce film n’a certainement nécessité qu’un budget moyen et forme cependant un tout cohérent et relativement emballant ! En tous cas un autre regard vers l’est.. ..et l’ouest en horizon et une trop rare évocation du drame qu’a traversé cette région !Excessif.Com "..Le réalisateur bénéficie d'un savoir-faire indéniable distillant des atmosphères âpres et pesantes, offrant de nombreux passages qui prennent littéralement à la gorge comme le naufrage, où l'incroyable histoire d'amour entre un passeur et l'une de ses "marchandises". Branko Schmidt pose sa caméra et construit habilement ses ambiances, dévoilant une humanité désenchantée et moribonde. .."
Evene.Fr "..Cette histoire de rédemption, non sans rappeler le cinéma de Clint Eastwood, se révèle étrangement lumineuse. On trouve de la grandeur et de la gravité dans ce ‘Passeur’ et en effet, beaucoup d’espoir..."
CritiKat.Com "...L’ouverture du film est prometteuse par sa noirceur et sa sécheresse. .. Il évolue dans des paysages de fin du monde : la large rivière boueuse, baignant dans la brume ou cinglée par des pluies diluviennes, longe d’anciennes installations industrielles désaffectées. La mise en scène parvient à rendre quasi-fantastique ce bout de nulle part, hanté par une loque mutique dont l’une des rares occupations consiste à pêcher à la dynamite, puis par une jeune femme perdue, que la faim et la volonté de poursuivre son voyage depuis un pays dont elle ne connaît pas la langue vont pousser à solliciter l’aide du responsable de la mort de ses compagnons..."
Le Monde.Fr - "Passeur d'espoir" : cauchemars d'Europe

10 mai 2009

El Niño Pez - De Lucía Puenzo


El Niño pez
de Lucía Puenzo
Avec Inès Efron, Emme,Mariela Vitale, Pep Munne, Amaldo André, Carlos Bardem, Diego Velazquez, Sandra Guida, Juliàn Doregger..

Film argentin, paraguayen, espagnol

Synopsis
Dans la banlieue cossue de Buenos Aires, la fille d'un juge, Lala, vit une expérience amoureuse intense avec la jeune domestique paraguayenne que la famille a recueillie lorsqu'elle avait treize ans. Guayl, qui a quitté son village natal de Ypoà pour des raisons qu'elle garde pour elle, est en effet une jeune femme très séduisante et charmeuse. Mais l'amour que Lala lui porte, véritable et profond, naît d'une relation privilégiée au fil des années. Toutes deux rêvent d'échapper au contexte familial difficile d'un père dépressif et d'un frère toxicomane. Pour cela elles planifient le moindre détail et attendent avec impatience le jour du départ. Mais un drame va venir bouleverser leurs désirs et les séparer...(source Excessif.Com)
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Amour passionnel, dévorant, excessif, Lala lui sacrifie tout, Guayl , comme dans ses rapports aux hommes, courtisée et désirée, dominante par le désir qu’elle inspire aux mâles est elle presque soumise dans sa passion qui l’unie à son amie.
Les préparatifs de leur fuite, les suites inattendues d’une folle jalousie, mêlant le père de l’une qui n’est que l’amant de l’autre. Les révélations qui là-bas sur les rives du lac, dans les eaux duquel git un douloureux secret..Et une surprenante apparition, ou comment le surnaturel s’insinue avec grâce et délicatesse, le temps d’un souffle. Oui l’intrigue à priori au premier abord simple prend rapidement de l’épaisseur, la construction par ailleurs et un non respect de la linéarité chronologique contribue à créer une sorte de brouillard..Réussiront-elles vraiment à quitter l’Argentine, gagneront-elles réellement les rives de ce lac où elles pourraient enfin vivre leur amour en paix. Et chacune à maintenant un lourd secret. ..Qu’il serait temps de partager.. !


Démarré comme une histoire principalement passionnelle, le film vire peu à peu vers un univers de plus en plus noir, jusqu’à toucher avec talent au thriller pour sa phase finale ! Un film porté par deux actrices en grande forme, La brune Emme chanteuse à l’origine et l’évanescente Inès Efron. Enfin un film riche de ses multiples plans et lieux jouant souvent sur une absence de vives couleurs, optant pour un mélange de tons ocres, lumières jaunes, ambiances sombres..Bref une ambiance toute particulière pour un film très complet et riche au point d’envisager une seconde vision dans un futur proche.
Excessif.Com "..Les deux actrices, Inès Efron et Emme, sont tout simplement lumineuses, gracieuses, et justes. Peu de mots mais des jeux de regards, les sentiments se taisent mais se vivent. Des sentiments qui se manifestent dans la peau et dans les tripes pour Lala. L'innocence de ses rêves va laisser place au réalisme de ses actes. Amour et drame vont inextricablement se lier, balançant le récit de la grâce à la noirceur. Après XXY, El nino pez confirme le talent de Lucia Puenzo cinéaste, qui pratique non pas un cinéma du spectaculaire mais bien plutôt un cinéma passionnel, charnel, un cinéma incarné .."
EcranNoir.Fr "..Le cœur d’une légende. Celle d’el niño pez, littéralement l’enfant-poisson, qui vivrait au fond d’un lac, près de là où Guayi a grandi. Et c’est à travers cette légende que débute et s’achève (si fin il y a) ce Roméo et Juliette des temps modernes, version homosexuelle d'un amour inconditionnel liant deux personnes. Ce conte, qui n’en est pas vraiment un, confère au film un côté presque mystique, hors du temps, et transporte le spectateur dans un tout autre univers, à la lisière entre la réalité et la magie d’un monde qui en est loin..."
Le Monde.Fr - El Niño Pez" : filles de Lesbos et enfant-poisson

09 mai 2009

The Boat That Rocked ( Good Morning England) - De Richard Curtis

Good Morning England
Titre original : The Boat That Rocked
Un film britannique de Richard Curtis
avec Kenneth Branagh, Rhys Ifans, January Jones, Philip Seymour Hoffman, Bill Nighy ...
Synopsis
En 1966, en plein âge d’or de la pop britannique, la BBC ne diffusait en tout et pour tout que deux heures de rock par semaine. Cependant, une radio pirate émettait du rock et de la pop depuis la haute mer 24 heures sur 24, rassemblant chaque jour plus de 25 millions d’auditeurs - plus de la moitié de la population de la Grande-Bretagne...
Carl (Tom Sturridge) vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu'il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin( Bill Nighy). Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage éclectique de DJ's rock and roll. À leur tête se trouve le Comte(Philip Seymour Hoffman), un Américain exubérant, véritable dieu des ondes en synergie totale avec la musique. ...

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Évoquer les années 60’s, la vague de musique qui venue des States ou née sur place en Grande-Bretagne s’abattit pour notre plus grand bonheur sur la planète…Opter de suivre comme fil conducteur le destin d’une radio pirate, les seules à diffuser alors sans complexe ce style musical…
Appeler cette antenne « Radio Rock », pourquoi pas même si pour peu que l’on ne soit pas néophyte, qu’on ait vu le jour disons en 1960 comme votre « détestable » serviteur, qui plus est dans le nord de la France où il était alors possible de capter sur les ondes courtes Radio Caroline ..Oui alors le rapprochement est flagrant, seul le fonctionnement, l’équipe réunie riche en couleur et relevant d’un casting haut de gamme et la fin façon Titanic relèvent de la plus pure fantaisie.
Ainsi du film un pur divertissement diablement rock’n’roll porté par une bande son d’époque rudement excitante, la période regorge de pépites et le vrai problème devait être au niveau du choix.
La bande son est par ailleurs déjà disponible, Un Aperçu des Titres ici sur Amazon.UK (extraits en écoute), pour le reste à vous de chercher.
Voila dans l’ensemble deux heures vite passées, à battre la mesure, entre deux éclats de rire, ho ce n’est pas l’humour dévastateur comme celui que pouvait distiller les Monty Pythons par exemple, ce superbe nonsense, ou absurde n’est il pas ? Un léger regret peut-être mais le défilé, cette galerie d’animateurs relativement loufoques, qui plus est incarne chacun un pan du rock, un style musical voire une personnalité, quid de Morrison éphèbe adulé, de Garcia et le Grateful Dead animateur retiré dans ses pensées acidulées, etc.…
Voila une œuvre pour vous mettre de bonne humeur, vous donner envie de bouger, de ressortir vos vieux disques du placard, de les passer l’un après l’autre, d’oublier les quelques imperfections de l’ensemble et que seul importe.... Le Rock’n’roll…dans tous ses états


Excessif.Com "..Mais on peut trouver limite la démarche qui consiste à communiquer un esprit rock et rebelle comme dans un sitcom sans fantaisie ni complexité..."

Le Monde.Fr - "Good Morning England" : une comédie rythmée sur une radio pirate

03 mai 2009

Adoration - Réalisation de Atom Egoyan

Adoration
Réalisation de Atom Egoyan
Avec Arsinée Khanjian (Sabine), Scott Speedman (Tom), Rachel Blanchard (Rachel), Noam Jenkins (Sami), Devon Bostick (Simon)

Prix du Jury oecuménique au Festival de Cannes 2008.

Synopsis
Un adolescent, Simon, réinvente sa vie sur Internet.
Son histoire entraîne de vives réactions à travers le monde.
Mais le regard des autres peut-il l’aider à faire la paix avec lui-même ?
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Cette histoire que Simon raconte comme étant la sienne, celle de ses parents, ce copier-coller d’un fait divers (Inspiré de faits réels,le film est inspiré d'un fait divers survenu en 1986. Un Jordanien avait envoyé sa petite amie enceinte en Irlande avec une bombe dans son bagage à main. Cette dernière n'a découvert son existence que lorsque les services de sécurité irlandais l'ont arrêtée.) . Ce scénario qui fait le tour de la toile, soulève les passions, permettant au passage à Atom Egoyan de s’interroger sur la dangerosité de celle-ci. Mais aussi de soulever bon nombres de questions, mêlant foi, aveuglement, racismes, extrémismes passés et présents, tour à tour deux personnes dévoilent à la webcam un tatouage, différent, distant de quelques années, témoignage d’une haine subie dans un cas, affichée dans l’autre.


Un simple texte, débordant du lycée, internet aidant, soulevant polémique crée un raz de marée, entrainant la démission de la prof concernée…et interrogation du spectateur. .que je suis ?
Car jouant sur l’espace temps, à l’aide de nombreux allers retours, flashbacks doublés d’un mélange vérité / fiction des plus déroutant, Atom Egoyan nous perdrait presque en chemin ! Heureusement notre curiosité est suffisamment aiguillonné pour coute que coute s’accrocher !
Restera alors à démonter l’histoire du texte, pénétrer plus en avant dans ce qui n’est en définitive qu’une affaire de famille, mensonges, haines exacerbées par une actualité quotidienne faite de conflits internationaux. Et finir en beauté avec une belle et grande révélation.
Voila de webcam en mini caméra digitale, sur les traces de Simon, le jeune acteur Devon Bostick impeccable, face à son oncle Tom (Scott Speedman), la prof licenciée se transforme en une étrange messagère Sabine (Arsinée Khanjian toujours fascinante), et l’oeuvre finit par reposer sur son ossature ! Une presque déconcertante histoire d’amour !!! Celle de Rachel (Rachel Blanchard) & Sami (Noam Jenkins)..et d’un violon..mais pour en savoir plus… !!!

Excessif.Com "..Avec Adoration...sans délaisser pour autant ses thèmes fétiches et sa narration morcelée. Il ne cesse de nous interroger sur nos racines, nos mensonges et nos identités à travers le prisme d'une arme de désinformation massive : Internet.."
CritiKat.Com "..le sujet du film est la distinction entre les apparences subjectives et une illusoire réalité, celle-ci s’avérant inexorablement intangible..."
Le Monde.Fr - "Adoration" : règlement de compte familial sur Internet
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