30 avril 2009

Le Sens de la vie pour 9,99$ - Un film de Tatia Rosenthal

J’ai vu un film fait de personnages en chair …Et pâte à modeler..Mais ils avaient une âme, tout a moins une sacré personnalité ! Inouï ! kilucru

Le Sens de la vie pour 9,99$
Un film de Tatia Rosenthal

D'après les nouvelles du romancier israélien Etgar Keret ( Tour d'horizon du Romancier avec Evene.fr)
Synopsis
Quel est le sens de la vie ? Pourquoi existons-nous ? La réponse à cette question cruciale est enfin à votre portée ! Commandez dès maintenant «Le Sens de la Vie", notre brochure de référence, superbement illustrée et formidablement instructive. Elle est à vous pour seulement 9,99$ «. Cette publicité va bouleverser la vie de Dave Peck, jeune homme au chômage. Il se donne alors pour mission de faire partager sa découverte, en commençant par ses improbables voisins d'immeuble : un vieil homme et son ange gardien râleur, un magicien endetté, une top-model charmeuse allergique aux poils, un étudiant aux prises avec une bande de jeunes alcooliques de 5 cm de haut et un petit garçon qui se lie d'amitié avec son cochon-tirelire.
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Il suffit de quelques secondes, de juste ralentir légèrement le rythme afin de pénétrer dans l’univers merveilleux, prodigieux du film d’animation de Tatia Rosenthal. Inspiré des nouvelles du romancier israélien Etgar Keret, déjà source d’inspiration du film Les Méduses , Tatia Rosenthal crée un quartier et plus précisément un immeuble que l’on présume se trouver à Tel-Aviv. En ce lieu vont se croiser sans jamais réellement se télescoper différentes destinées, ,du mendiant un poil vindicatif et suicidaire et son interlocuteur, un modeste employé de bureau scrupuleux, du fils de celui-ci, sans emploi et se satisfaisant de sa vie d’intérieur. C’est lui qui commande le fameux manuel qui donne son titre au film. Du frère ainé, dragueur invétéré et sa rencontre avec un top model à l’appétit étrange. Enfin ce gamin, peut-être une des séquences les plus émouvantes car la plus humaine, la plus belle leçon qui soit , un délice de poésie ! Oui Humanisme, réalisme ne sont pas absent, et les tares de nos sociétés occidentales bien présentes, l’auteur de ses nouvelles développe un jusqu’-au –boutisme parfois sidéral, quid du top model et ses amants à l’étrange destin. Ce clochard céleste et son retour sur terre, est- il jamais parti, sa cohabitation avec ce petit vieux sympa prêt à tout pour rompre sa solitude..Quelle aventure sera la sienne ?
Ha, je ne répondrai pas à toute ces questions, allez voir ce film, un sucre d’orge à savourer, parfois sucré, de temps à autre acidulé, c’est coloré, les décors superbement réalisés.


Ma première pensée alors que l’on me posait la question à la sortie du film. .c’est riche, très riche,
De par les images mais surtout des multiples tableaux de nos sociétés ici dressés !
Let’s go! And be happy. ..comme un vieux retraité qui danse ailleurs la samba, comme un cadre qui nage comme un dauphin, comme un petit garçon qui a rendu sa liberté à son gentil , il souriait tout le temps, cochon ! Voila ajoutez à cela un ou deux tours de passe-passe d’un magicien fauché..Et puis tout ce j’oublie…Comme ce couple sur la brèche, lui étudiant encore potache et ses compagnons sortes de petits démons intérieurs qui l'éloignent cuite après cuite, joint après joint de sa dulcinée, au point de lui faire enjamber la balustrade. ..Mais ici rien n’est gratuit, et les conséquences ne sont pas toujours celles attendues !
Allez faites-moi confiance. ..Courrez voir ce chef d’œuvre de poésie et de beauté!
J’a vu un film fait de personnages en chair …Et pate à modeler..Mais ils avaient une âme, tout a moins une sacré personnalité ! Inouï !
Passez sur le Site Officiel
CritiKat.Com "...Mais c’est idéologiquement, politiquement que le film brille le plus, finalement. ...... D’où le choix de ce merveilleux absurde et poétique, parfois excessivement touchant..."
àVoir-àLire.Com "..L’exercice en devient un conte urbain naturaliste qui n’hésite pas à aborder des thèmes matures comme le suicide ou la sexualité..."
Le Monde.Fr - "Le Sens de la vie pour 9,99 $" : votre propre vie, sous vos yeux, tout en pâte à modeler dans une ville-jouet
"..Le reproche si souvent entendu à la sortie des salles - "Je ne vais pas au cinéma pour retrouver mes soucis quotidiens" - est ici désamorcé. Vous les retrouverez tout au long du film, mais vous les reconnaîtrez à peine, tant ils sont devenus étranges et poétiques..." Le Monde

28 avril 2009

Still Walking - De Hirozaku Kore-Eda (Japon)



Still Walking
Réalisation de Kore-Eda Hirozaku
Avec Abe Hiroshi (Ryôta), Natsukawa Yui (Yukari, la femme de Ryôta), You (Chinami, la sœur de Ryôta), Takahashi Kazuya (Nobuo, le mari de Chinami), Tanaka Shohei (Atsushi, le fils de Yukari), Kiki Kirin (Toshiko, la mère de Ryôta), Harada Yoshio (Kyôhei, le père de Ryôta)
Titre original : Aruitemo, Aruitemo (Japon)
Synopsis
Une journée d'été à Yokohama. Une famille se retrouve pour commémorer la mort tragique du frère aîné, décédé quinze ans plus tôt en tentant de sauver un enfant de la noyade. Rien n'a bougé dans la spacieuse maison des parents, réconfortante comme le festin préparé par la mère pour ses enfants et ses petits-enfants. Mais pourtant, au fi l des ans, chacun a imperceptiblement changé... Avec un soupçon d'humour, de chagrin et de mélancolie, Kore-Eda nous donne à voir une famille comme toutes les autres, unie par l'amour, les ressentiments et les secrets.
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Cette chronique d’une famille rassemblée pour deux jours, une nuit, en un cérémonial qui laissera peu à peu transpirer d’infimes tensions, le tout baignant dans un léger tissu de mensonges et quelques secrets.
C’est beau, c’est pesant une famille, c’est moche quand un fils se voit reprocher son manque d’ambition, ou surtout de n’avoir pas repris l’affaire paternelle. Quand celui-ci présente à ses parents une jeune veuve et son fils surgissent les préjugés issus d’une autre époque….celle des parents…sans doute ?
Quand la fille, son époux, leurs deux enfants, aisés ne lorgnent cependant que vers la demeure familiale.
Et puis y a l’absent, dont curieusement la présence n’en est que plus grande, le frère ainé, celui dont on fête aujourd’hui l’anniversaire de la disparition, mort en sauvant de la noyade un gamin imprudent.
Ce nageur invité, comme chaque année, cruellement et le mot n’est pas trop faible, par les deux parents. . Convié à la party , une occasion de raviver des cendres du remords..D’être vivant !


Ceci n’est toutefois qu’une parenthèse, l’arrivée de la jeune femme et son fils ressemble à un léger tsunami, grimaçant d’abord, puis ensuite accueillant, il faut laisser le temps au temps, la famille, les parents s’ouvrent, comme les portes du jardin, comme la chaleur régnante. Quelques paroles échangées, des mots familiers, comme une brise de tendresse pour ces ainés et leurs petits secrets, êtres brisés n’en laissant rien ou si peu paraitre !
Kore-Eda appréhende aussi bien ses acteurs que les lieux, ces derniers transmettent l’histoire, la souligne, toiut commence par une cuisine, âme de la maison et la mère en quelque sorte, puis le bureau, chasse quasi gardé du père, sa porte s’ouvrira pour son fils et aussi surtout pour un gamin, jusque là quasi inconnu. Et puis le tatami lieu des repas, des discussions, des interrogatoires !
Cette salle de bain où s’écrit une ou deux parmi les plus belles séquences..ho, il y en a tant d’autres !
La descente de la maison vers la mer, long cheminement, volés de marches à descendre, toujours les pas du vieil homme s’arrêtent avant la plage..Quasiment toujours !
En haut le cimetière…
Que dire de plus, famille, une bien belle variation, même si je lui préfère de loin " Tokyo Sonata " plus moderne, mieux ancré dans son époque peut-être, il est vrai un poil plus « barré » , ici nous avons une œuvre plus académique et parfaite !
CritiKat.Com "..Quelques semaines après le splendide Tokyo Sonata de Kiyoshi Kurosawa, l’occasion de pénétrer de nouveau le cœur de la cellule familiale japonaise nous est offerte par l’un des plus talentueux cinéastes de l’île, Hirozaku Kore-Eda.."
Excessif.Com "...Un poème beau et émouvant, dont les vers sonnent joliment faux..."
Le Monde.Fr - "Still Walking" : un jour d'été, dans une famille japonaise unie par le chagrin et l'amour de la vie
Du Coté de Chez Lo "...De la dentelle de cinéma, une réalisation au grand raffinement.."

23 avril 2009

Ils Mourront Tous Sauf Moi ! - Un film de Valéria Gaï Guermanika

ILS MOURRONT TOUS SAUF MOI
Un film de Valeria Gaia Germanica
Avec Polina Philonenko, Agnia Kuznetsova, Olga Shuvalova ...

Titre original : VSE UMRUT A JA OSTANUS (Russie)
Mention Spéciale Caméra d'Or au Festival de Cannes 2008.
Synopsis
A quoi rêvent les jeunes filles ?
Vika, Katia et Janna, 16 ans, lycéennes de la banlieue de Moscou attendent tout de leur soirée de fin d’année.
De quoi parlent les jeunes filles russes et que font-elles quand elles rêvent de leur première sortie?
Dans l’enthousiasme des préparatifs, les désirs surgissent, les garçons convoitent et les jalousies apparaissent... Cette première nuit de découverte et ces premiers pas dans l’univers inconnu des plaisirs adolescents sera le déclencheur du passage à l’âge adulte.
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"..Une expérience malheureuse est plus souvent qu'une expérience heureuse le déclencheur du passage à l'âge adulte'.. confie Valeria Gaï Guermanika.

Ou comment l’amitié, le pacte que s’était juré trois copines vole en éclat !
En une soirée, celle organisée par le lycée, un établissement triste aux profs vieillots et revêches, alcool, drogue et sexe, chacune expérimentera l’un ou l’autre. Sans retenu, sans limite, comme il se doit à cet âge, d’autant quand le quotidien, familial, social est triste à pleurer. C’est un peu ici dans cette banlieue moscovite, le no future qui semble planer !
Démarrant sur le lien éphémère que tisse entre elles les trois amies, après un rappel de l’enfance qui sommeille encore en elles, l’enterrement du chat et le sacrifice des poissons rouges, vous avez dit « jeux interdits », la pente sera raide et rapide qui les mènera, à déserter les cours et fuguer pour Katya , à renier leur amie pour que survive le projet de soirée.


Chacune fera une expérience plus ou moins douloureuse, loin en tous cas de ce qu’elles ont pu imaginer. Comme des coups encaissés, cicatrices intérieures qui font de vous l’adulte en devenir.
Filmé à l’arraché, caméra à l’épaule, suivre ses jeunes sujets avec efficacité d’autant plus que ce présent fut aussi votre propre passé, si proche quand on réalise son premier long métrage à 23 ans . Une façon de tourner déjà empreinte d’un savoir faire acquis au court de précédents documentaires et une caméra qui porte un regard lucide mais bienveillant sur ces trois gamines, puis ces trois jeunes femmes, et Katya peut-être qui plus qu’une autre, car littéralement écorchée vive, se redresse crachant sa haine. ..et son désespoir..nous mourrons tous sauf elle..Et là je dois mentionner Télérama qui cite Philip K.Dick « je suis vivant et vous êtes mort » !
Excessif.Com "...Ce que l'on conserve de l'âge ingrat, semble nous dire Gaï Guermanika, ce sont des blessures assassines, des parents que l'on n'a pas choisi, de la solitude à repeindre sa chambre. Et une tristesse qui restera pour toujours..."
CritiKat.Com "..Guermanika voit juste dans le regard qu’elle pose sur l’adolescence, car, bien loin d’en occulter la violence, elle la met en exergue. ..."
le Monde.Fr - "Ils mourront tous sauf moi !" : en Russie, un film d'ados très dur et très cru

17 avril 2009

Sois Sage - Un film de Juliette Garcias


Sois Sage
Un film de Juliette Garcias
avec Anaïs Demoustier, Bruno Todeschini et Nade Dieu...

Synopsis
Une jeune femme sillonne les routes à bord d'une camionnette. Elle a 20 ans. Elle est boulangère ambulante dans une campagne désertée. Se fait appeler Eve. Se dit portée par une histoire d'amour exceptionnelle. Et s'enchante de se rapprocher chaque jour un peu plus de l'homme qu'elle est venue retrouver. Cet homme qui l'a délaissée. Qu'elle n'a plus le droit de voir. Mais qu'elle veut reconquérir pour donner un sens à ce qu'ils ont partagé alors et, peut-être, comprendre qui elle est.

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Se laisser emmener, suivre cette jeune femme dans sa tournée, qui, d’ailleurs j’ai oublié son vrai prénom, préfère se faire appeler Eve. Cette jeune femme qui étonne, surprend, laisse des silences avant de répondre à de simples questions ? Quand elle ne les esquive pas tout simplement. Eve auréolée de mystère, fiancé pour l’un, en fuite d’un amour meurtri par un deuil soudain pour l’autre. Autant d’interlocuteurs, autant de versions incomplètes. Et toujours du début du film et à plusieurs reprises ce petit chemin duquel on observe un manoir guère étincelant mais habité, un couple et un jeune enfant, un quasi bébé. Un concertiste et une diva. De loin Eve les observe, et nous comprenons qu’ils ne lui sont pas inconnus.
Eve effectue ses livraisons, et finit par croiser le pianiste de la vaste demeure, à peine quelques mots, suffisamment pour comprendre qu’ils se connaissent..Qu’Eve le cherche ! Que lui la fuit. ?
Et voila je ne peux m’étendre sur le sujet, ouvrez les yeux et les oreilles, soyez attentifs, une manière comme une autre de mieux déguster ce film, tout réside dans des non-dits, des secrets qui ne seront qu’à peine révéler sur le final, sans grands mots. Et là réside une grande force de ce premier film, par images associées, par touche expressionniste Juliette Garcias construit son intrigue. Des images de bacs à glaces du début, au chaudron d’escargots dans lequel Eve plonge avec langueur et /ou dégout la main, des affirmations de son héroïne qui se dit promise, de deux mains qui jouent et se croisent sur le clavier d’un piano. Un conseil soyez à l’écoute, ouvrez les yeux, peut-être serez vous très perspicace sinon la fin humainement logique et terrible en un sens. plus simplement une forme astucieuse et perverse de l’arroseur arrosé..
Et dans l’ensemble un premier film remarquable, avec une jeune actrice troublante comme l’exige le rôle et un Bruno Todeschini littéralement crucifié !
Une excellente surprise !
CritiKat.Com "..Difficile de parler de Sois sage sans dévoiler le secret sur lequel le film repose. Son thème caché est son ressort, et ce qui le fait ressembler aux diables qui surgissent des cadeaux piégés. Passé l’ouverture et le cri de surprise, la boîte et ce qu’elle contenait ne sont plus rien. C’est le gros problème du film de Juliette Garcias, le « tout ça pour ça », parce que toute la forme – d’une très grande maîtrise – ne sert qu’au choc final, et que ce choc vient d’un sujet peut-être trop terrible pour s’apparenter à un ressort..."
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Attention les deux liens qui vont suivre, efficaces assurent une bonne compréhension du film mais révèlent aussi le nœud final de l'intrigue ..liens à suivre donc que si vous avez déjà vu ce long métrage ou avez définitivement décidé de faire l'impasse !

Excessif.Com "...Une oeuvre déroutante mais passionnante. .." Une excellente critique

Le Monde.Fr souligne " d'une fort jolie interprétation d'Anaïs Demoustier .."

16 avril 2009

Dans la brume électrique - De Bertrand Tavernier

Dans la brume électrique
Un film franco-américain de Bertrand Tavernier
Avec Tommy Lee Jones, Peter Sarsgaard, John Goodman, Tom Sizemore, Ned Beatty ...

Titre original : In the Electric Mist
D'après" Dans la brume électrique avec les morts confédérés" de James Lee Burke

Sélection officielle Berlin 2009 - En compétition
Grand prix festival du film policier de Beaunes 2009

Synopsis
New Iberia, Louisiane. Le détective Dave Robicheaux est sur les traces d'un tueur en série qui s'attaque à de très jeunes femmes. De retour chez lui après une investigation sur la scène d'un nouveau crime infâme, Dave fait la rencontre d'Elrod Sykes. La grande star hollywoodienne est venue en Louisiane tourner un film, produit avec le soutien de la fine fleur du crime local, Baby Feet Balboni. Elrod raconte à Dave qu'il a vu, gisant dans un marais, le corps décomposé d'un homme noir enchaîné. Cette découverte fait rapidement resurgir des souvenirs du passé de Dave. Mais à mesure que Dave se rapproche du meurtrier, le meurtrier se rapproche de la famille de Dave...
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Un thriller fort efficace car porté un par la trame ciselée d’un orfèvre en ma matière, l’écrivain américain James Lee Burke, deux que Tommy Lee Jones prête ses traits, sa gueule marquée et usée au personnage principal le shérif adjoint Dave Robicheaux, trois que le lieu et son atmosphère diligente le tout. La Louisiane, son univers envoutant, mélange de marais alternant avec des clairières lumineuses telles celle où vit Dave, sa compagne et leur fille adoptive, dans ce sud étrange marquée par son vécu. Haine raciale ancienne et encore bien présente, dans cette quasi jungle que d’histoires encore à jamais enfouies, des faits plus qu'anciens que seuls certains perçoivent, en l’occurrence Dave et la star Hollywoodienne, ou comment l’alcool et ses excès agit comme médium, réalité déformé par l’abus ou étrange perception. Mais un passé plus proche remonte aussi, à la conscience de Dave, jeune témoin, trop jeune pour être pris au sérieux. Sa quête pour la vérité sur les meurtres d’aujourd’hui, le ramènera vers celui du passé, tandis que comme une vielle chanson les hommes du général sudiste envahissent son présent…
Ses investigations dérangeront, à commencer par Baby Feet Balboni, et là c’est un vrai plaisir de retrouver John Goodman..Ha.. « The Big Lebowski » …le climat deviendra de plus en plus malsain, la situation plus confuse..
Bref avec un minimum d’effort on arrive à suivre, ce qui constitue au final un suspense mêlé d’étrangeté, l’occasion de régler, pour Dave Robicheaux, deux affaires distantes dans le temps mais qui trouvent ici leur conclusion. Et la justice triomphe .
Voila transcendé par son environnement, sa musique, ce suspense agréable se mange sans faim, se digère vite, mais en ce qui me concerne, sans hélas peser sur ma mémoire !
Mais peut-être suis-je un peu moins réceptif au genre dit Thriller, surtout quand la fin solutionne tout. J’aime les incertitudes et les points d’interrogations !!!
Site officiel
Excessif.Com "..Pourvu d'une lumière particulière et engoncé dans les marécageuses ambiances des bayous, Dans la brume électrique semble progressivement s'habiter d'une densité qui dépasse le visible ..."
CritiKat.Com "..Il n’y a pas d’imaginaire sans passé, sans rapport à la mémoire. Cette mémoire – mémoire des morts, de la mort – porte Dans la brume électrique, faisant de l’enquête policière une enquête historique, où l’histoire personnelle et l’histoire collective se mêlent constamment. .."
Le Monde.Fr - "Dans la brume électrique" : polar métaphysique dans les bayous d'une Louisiane corrompue

12 avril 2009

Wendy and Lucy - De Kelly Reichardt


Wendy and Lucy

Un film américain
de Kelly Reichardt
Avec Michelle Williams, Will Patton, Will Oldham, John Robinson, Wally Dalton ...

Synopsis
Wendy(Michelle Williams), accompagnée de son chien Lucy, a pris la route de l'Alaska dans l'espoir de trouver un petit boulot et comencer une nouvelle vie. Lorsque sa voiture tombe en panne dans une petite ville de l'Oregon...
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En alignant les plans, judicieusement choisis, brillamment cadrés, Kelly Reichardt met en scène une histoire toute simple. Une jeune fille et son chien, un vigile bienveillant pour l’essentiel lui suffisent pour monter son scénario, quelques intervenants supplémentaires pour les besoins du script that’s all.
Ou plutôt, le reste est impressions et sentiments. Après avoir cadré sur les voies de chemin de fer , un point de fuite nous mène à Wendy qui tout en chantonnant lance inlassablement son bâton à Lucy . Le jeu entre le maitre et le chien les mène à la tombée de la nuit à la rencontre, (de l’aspect social des chiens), avec un groupe de jeunes marginaux réunis autour d’un feu de joie. Eux gagnent la Californie, Wendy l’Alaska dans l’espoir d’y trouver un job.
Au petit matin, alors que Wendy a passé la nuit dans sa voiture, ses finances sont réduites et comptées, et qu’un vigile lui demande de dégager son véhicule celui-ci refuse de démarrer.
Le début des ennuis pour Wendy..et aussi pour Lucy..Abandonnant son chien l’espace d’un instant, prise en fragrant délit de chapardage à la superette locale, Wendy se voit conduite au poste de police, alors que Lucy reste accrochée au pied du magasin.
Le temps d’être fichée, de payer une amende, à son retour plus de Lucy ! Commence alors une croisade pour retrouver la chienne, envisager de réparer la voiture. Aidée en cela par la présence rassurante et bienveillante du gardien, Wendy s’accroche, nous découvrons avec elle les à coté fâcheux de cette petite bourgade, soumise à la pauvreté, le travail manque et ils sont nombreux à glaner quelques pièces du ramassage de canettes par exemple. Il y a aussi les bien-pensants prompts à vous dénoncer et à jeter la pierre au voleur de pomme..
Se débarbouiller dans les toilettes d’une station service, croiser un esprit égaré alors qu’on dort en pleine nature, des expériences pas toujours agréables ou rassurantes. Mais à cote reste le geste minime mais si précieux, un coup de fil offert, une main tendue quelques secondes. Quelques grammes de chaleur qui peuvent vous faire oublier toute une nuit d’angoisse et d’inconfort.
J’ai trouvé plein de « correspondances, là dans mon esprit, elle n’appartiennent pas à l’auteur, oui on peut songer surtout niveau éclairage ,absence de celui-ci ,et mise en scène dépouillée à Gus Van Sant, mais j’ai aussi replongé dans quelques secondes d’un film mythique « l’épouvantail(Scarecrow )» de Jerry Schatzberg avec Gene Hackman & Al Pacino , l’élément déclencheur, les trains et aussi cette période de dépression économique, et puis quel plaisir de se souvenir de ce film phénoménal Palme D’or à Cannes, vous dire ma mémoire a même ressorti quelques nœuds étranges avec « Chacun cherche son chat » de Cedric Klapisch, bon là un fil tenu juste pour le plaisir d’évoquer ce petit film français.
Ainsi cette campagne d’affichage improvisée, Wendy est toute tendue vers un seul but retrouver son chien ..et poursuivre sa route..
Qu’en sera-il ?
Une œuvre remarquable, de simplicité rimant avec efficacité, jamais larmoyant, humain toujours, de ces petites étincelles que font deux solitudes qui un instant se croisent et se comprennent !
Encore une fois un gros, non, un immense coup de cœur..
Ou comment avec trois fois six sous toucher à la perfection !
Quand à cette fin ...Sublime..il vous faudra aller vous enivrer d'émotions avec Wendy & Lucy !

Excessif.Com "..Pour Kelly Reichardt, le cinéma, c'est l'art simultané de l'espace et du temps. Le cinéma comme on aimerait qu'il soit toujours et partout. .."
CritiKat.Com "..et passeurs, malgré tout, d’une bienveillance minimale, de la seule aide qui puisse se porter en un monde aussi hostile et verrouillé, celle d’individus isolés dont la route se croise pour un instant où il devient vital de déposer chez l’autre quelque chose de soi. C’est là tout l’humanisme de Wendy & Lucy.3
Le Monde.Fr - "Wendy & Lucy" : en panne sur la route vers le rêve américain
"..Wendy & Lucy filme sans y toucher la panne sèche de l'Amérique et classe Kelly Reichardt parmi les cinéastes indépendants les plus prometteurs de ce grand pays."

10 avril 2009

Country Teacher - De Bohdan Slama



COUNTRY TEACHER
Un film tchèque de Bohdan Slama
Avec Pavel Liska, Zuzana Bydzovska, Ladislav Sedivy, Marek Daniel....

Titre original : Venkovský Ucitel

Synopsis
Professeur de biologie dans un lycée de Prague, Petr quitte un jour la capitale pour devenir instituteur dans un village de campagne. Les habitants s'interrogent sur les raisons qui ont pu le pousser à cet «exil"...

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Un plongeon dans la campagne, comme Petr ((Pavel Liska) nous nous délectons de l’immensité, la campagne qui entoure ce paysage villageois. Présentation, installation rondement menée, sans fioritures, il sera hébergé chez une aïeule du village, conditions sommaires mais sans chichis, il lui faudra juste supporter le son de la tv qui dévide son programme de jour comme de nuit, présence rassurante pour la vielle femme que le silence affole.
Petr semble d’une bonne condition et accepte ce qu’on lui propose de bonne grâce, au point d’étonner le chef d’établissement surpris qu’un élément de sa valeur soit venu se « perdre dans ce trou », mais bon il est le bienvenu.
Le village, ou petit bourg vit autour de son café, à l’occasion des fêtes qui y sont organisées, bal de temps en temps où les quelques jeunes peuvent même « pogoter » au petit matin.
Alors qu’il rêvasse walkman sur les oreilles, écroulé au somment d’un tas de foin, Petr va faire connaissance avec Marie, une agricultrice qui gère seule son troupeau de vaches, aidés par son fils.
Entre eux une amitié va vite s’installer, et alors que Marie semble prête à s’abandonner, griserie des foins, désir réel, tout aussi surement, elle est sans un mot repoussé par Petr. Gênée elle s’esquive et comprend qu’il l’a trouve trop âgé pour lui !
Ce léger coup de froid sur la relation qui venait de se nouer, ne durera pas, et Marie reviendra vers Petr, avec un souhait, qu’il aide son fils dans la préparation de son future examen.
Voila un film qui commence par une intense bouffée d’air pur, un sentiment relaxant là au creux de la campagne Tchèque, puis peu à peu devient légèrement angoissant, l’arrivée non désiré d’un ancien ami, semant la pagaille dans cette apparente tranquillité. Oui Petr ne peut toujours fuir, se cacher, d’autant que le désir, le trouble l’envahit et menace l’unité qu’il forme à présent avec cette petite famille.
Il lui faudra choisir, fuir à nouveau ou affronter sa vérité, la révéler et ainsi soulagé. .exister !
En aura-il la force ? Pour lui et pour Marie, leurs deux solitudes apprivoisées, résistera-il aussi à tant de jeunesse ?
Voila un film un tant soit peu bucolique, un grand bol d’air, une belle histoire entre deux êtres Marie et Petr, unis dans leur solitude affective, mais qui peuvent s’enivrer d’un contact, d’une chaleur humaine, tombant fraternellement dans les bras l’un de l’autre pour un nécessaire réconfort..
Un léger, et c’est ce qui en fait sa force plaidoyer pour la différence, pour l’acceptation de l’autre. La différence comme partie intégrante de la nature, c’est admirablement exposé, notamment par ce jeune et brillant professeur de biologie et son cours sur l’identité sexuelle des escargots, animal qui déjà avait l’honneur de l’ouverture du film..
Voilou une bien belle partie de campagne, émouvant, et reposant !Excessif.Com "...le cinéaste signe un film particulièrement émouvant et quand les solitudes se rencontrent et se reconnaissent, quand les amitiés et les amours évoluent à contre-courant mais se forgent à force de creuser, Slama embarque le spectateur dans une parenthèse aérienne où l'on reprend son souffle, petit à petit... Country Teacher pourrait porter le titre du précédent film du réalisateur : Something Like Happiness ! Et ne cherchons pas plus loin, le bonheur est bien dans le pré. .."
Le Monde.Fr -"Country Teacher" : une symphonie pastorale qui ne manque pas de charme

09 avril 2009

VILLA AMALIA - Un film de Benoît Jacquot

COUP DE COEUR !!!

VILLA AMALIA
Un film de Benoît Jacquot
Avec Isabelle Huppert, Jean-Hugues Anglade, Xavier Beauvois, Maya Sansa, Clara Bindi ...

Adaptation du roman éponyme de Pascal Quignard

Synopsis
Comme la goutte d'eau fait déborder le vase, Ann voit une nuit Thomas embrasser une autre, et elle décide de le quitter, de tout quitter. Elle est musicienne, seule la musique la tient mais ne la retient pas. Elle ne tient qu'à la musique.
Avec l'amitié de Georges, surgi de son enfance, elle rompt et fuit, part à la rencontre de son origine et de son destin, trouve une île, là où est la Villa Amalia ...
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Reçu comme un uppercut, la découverte d’être trompée jette Ann ( Isabelle Huppert) sur le chemin du changement. Aussi brutale fut la révélation, aussi prompt sera le gigantesque coup de balai donné à son existence. Exit amour déchu, exit boulot, table rase Ann vend appartement, ses précieux pianos, jette ou brule toute trace d’existence présente ou passé, rompt ses contrats comme ses contacts, ne garde comme seul contact l’ami d’enfance Georges justement retrouvé…et part..
Partir …Pour Renaitre !
Cette première mesure, trahison et abandon, est vivement mené, à l’image de cette femme secrètement meurtrie et qui souhaite que le mouvement s’accélère. Elle est déterminée et à peine entend- elle son ami Georges (Jean-Hugue Anglade) qui tente de la retenir tout au moins de la freiner, en vain !
la suite son trajet en Europe, délestée de tout, seul un léger sac , quelques mauvais rêves et leur réveil brutal attestent d’une tranquillité encore toute relative . Allemagne ou Autriche, Italie, Train, car et avion, le périple s’accomplit et l’allure change, plus sportive, les cheveux mi courts, une métamorphose s’accomplit. Ann commence à irradier.


Le mérite en revient à l’actrice et à la réalisation, plans serrés, la caméra colle aux basques de cette dernière, amplifiant le résultat attendu, Ann renait, Ann revit. Jusqu’à l’arrivée en ce lieu magique et magnifique, isolé, parfait pour revivre. Magnifique rencontre entre Ann et Amalia (Clara Bindi) la femme, Amalia la villa, un instant deux êtres de fer s’affrontent, se jaugent et s’adoptent.
Voila la suite témoigne de la paix retrouvé, de l’amour réinventé.
L’ensemble constitue un objet merveilleux, jamais ennuyeux, les rencontres, la beauté des lieux, la transfiguration d’Ann suffissent à créer une dynamique. Et puis la situation devient assez enviable, ne rêverait- on pas d’un asile aussi idyllique.
Voila un film admirable, assister à la mutation d’Isabelle Huppert irradiante, elle rayonne, rajeunit littéralement sous nos yeux, une fois purgé de sa colère. Elle vient de trouver sa place, son lieu, sa Villa Amalia.
Mené tambour battant par Benoît Jacquot la réalisation n’est jamais ennuyeuse, les faits, les décors s’enchainent souvent chargés d’une certaine émotion, devant un paysage, une rencontre, un gamin à qui l’on abandonne un sac à dos, un couple qui vous vient en aide et à qui on se confie , phénomène fréquent des rencontres de voyage où rien ne prête à conséquences.
Déjà Benoît Jacquot m’avait impressionné avec « L’Intouchable », là aussi une femme à la recherche d’une partie d’elle-même !
Isabelle Huppert et Jean-Hugue Anglade main dans la main, deux acteurs qui illuminent ce film.
Mais je retiendrais la formidable prestation de cette pianiste, qui a choisi la solitude dans un lieu féerique. Oui j’ai vu Isabelle Huppert rajeunir un peu plus à chaque plan, un régal !
Et la haut à la Villa.....
« ..Si dur que soit la solitude, elle te ramène à ton destin, la loi du grand amour est rude ;
pour qui s’est trompé de chemin.. » Jacques Higelin
CritiKat.Com "..Villa Amalia est donc un voyage qui ne cesse pas au générique, qui laisse personnage et spectateurs poursuivre grâce à une mise en scène en résonance avec le récit.."
Excessif.Com "...Rares sont les films qui veulent tout oublier, vivre des choses différentes et qui emmènent le spectateur vers l'évasion totale, celle où l'existence se reforme... Benoît Jacquot nous convie dans son nouveau film à adopter un nouveau regard, celui d'une femme qui a décidé de tout laisser tomber, de fermer la parenthèse d'une première vie et d'entamer une nouvelle nature, explorer son identité à travers la solitude, les rencontres et l'évasion. A l'instar du film de Sean Penn, Into the Wild, Villa Amalia est une très belle échappée, une bouffée d'oxygène dans un monde gâche par la morale, les convenances et le paraître. En quête d'identité et d'un nouvel amour, Isabelle Huppert rayonne et dans cette villa aux volets verts elle revit un peu... et nous aussi. .."
Le Monde.Fr "...Villa Amalia est aussi l'histoire d'une concertiste découvrant que le compromis n'est plus dans ses cordes et qui change de solfège, en deux temps trois mouvements."
Le site Officiel
Voilou, un grand moment en votre compagnie et au plaisir de vous retrouver..à Cannes, madame la Présidente ! Mes hommages , votre humble serviteur Kilucru

07 avril 2009

Nulle part, Terre Promise - De Emmanuel Finkiel


NULLE PART, TERRE PROMISE
Un film de Emmanuel Finkiel
Avec Elsa Amiel, Nicolas Wanczycki, Haci Haslan, Haci Yusuf Aslan, Joanna Grudzinska....
Prix Jean Vigo 2008 Festival de Locarno - Sélection Officielle

Synopsis
Trois personnages sillonnent l'Europe d'aujourd'hui. Un jeune cadre. Une étudiante. Un kurde et son fils. Vers l'est ou vers l'ouest, en camion, en business class, en stop, en train, avec ou sans papier, à travers l'Europe contemporaine, chacun en quête de sa terre promise ...
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Une route, autoroute, une gare, un train, un aéroport, une zone industrielle, autant de lieux, autant de moyens de transport, entrées et voies d’accès, à travers l’Europe. Trois personnages, trois statuts bien différents, une étudiante (Elsa Amiel) qui parcourt l’union, un père(Haci Aslan)et son fils(Haci Yusuf Aslan), kurdes clandestins sur le chemin de l’exil et un jeune cadre (Nicolas Wanczycki) qui accompagne la délocalisation d'une usine française en Hongrie. Un point commun, l’errance dans cette Europe pas si hospitalière que cela, pour les uns comme pour les autres.
Pour le réalisateur la possibilité d’adopter trois regards, trois optiques, l’une chargé d’espoir et de crainte mélangé, au fond d’un camion sans confort sans hygiène, l’autre interrogative et profondément humaine d’une étudiante qui munie de sa camera DV filme et noue un simple lien avec les laissés pour compte, ainsi ce clochard croisé dans le train s’estimant heureux et libre. Elle cherche à capter un peu de chaleur et d’humanité, celle là même qu’elle ne trouve pas au sein de la jeunesse étudiante qui l’a accueillie. Cette vision enfin d’un système mécanique où le jeune envoyé spécial, crispé, se retrouve bien seul et certainement cogite et se rappelle ces regards de désespoirs lancés par les ouvriers voyant s’enfuir leur matériel dans un impressionnant convoi .


Peu de mots, le son le bruit des routes, trains, une image épurées, limite glaciale, des angles, des prises de vues astucieuses, l’intérieur du camion, une mince fenêtre sur l’extérieur, les gares et leur rassemblement hétéroclite, on y traine on y squatte, on y mendie, on y vole, ailleurs la halle immense d’une future unité de production, cathédrale moderne d’un capitalisme souverain.
Emmanuel Finkiel ne porte pas de jugement, il dépeint avec brio optant pour la froide peinture du réel. Dans la même Europe que de fossé! Culture et langage même les cadres internationaux nécessitent une interprète. Quand à tous loin de chez soi, pour peu que l’on en ait un la solitude est le tribut à payer, bien souvent.
Voila un exercice filmé avec infiniment de talent, il devrait nous inciter à tendre encore plus fortement vers l’unité mais en révèle aussi toutes les limites et les obstacles, et encore que quelques uns à surmonter !
Pas franchement optimiste tout cela je trouve et pourtant..Comme le chante
Arno
«…
il y a des gens qui parlent
beaucoup
mais ne disent rien du tout
il y a des gens qui crèvent
de faim
putain putain
c'est vachement bien
nous sommes quand meme
tous des Européens
…… »

Excessif.Com "..Décidément les films sur la migration des hommes sont un sujet qui préoccupe le cinéma actuel, après Welcome, A l'est d'Eden et 14 kilomètres, Nulle part terre promise propose sa propre vision du phénomène. Si les trois films cités concernaient exclusivement l'immigration clandestine, Nulle part, terre promise propose un spectre plus large des déplacements...Nulle part, terre promise mérite amplement son Prix Jean Vigo 2008 tant la mise en scène et l'écriture du film sont en adéquation avec le sujet"
CritiKat.Com "..Emmanuel Finkiel revient au thème de l’exode, du transport des êtres qui ne trouvent ni de lieu pour vivre ni de place dans cet espace confiné qu’est l’Europe. En quête d’"images fortes", l’ancien assistant de Kieslowski filme avec émotion et sobriété la souffrance des uns, la misère des autres, et l’errance de tous en mal de sens..."
àVoir-àLire.Com "..D’aucuns reprocheront au réalisateur d’enfoncer des portes ouvertes ou de donner dans l’exercice de style consensuel, mais ce serait méjuger la cohérence et la force du résultat final, plus que du matériau scénaristique initial..."

04 avril 2009

A L'AVENTURE - De Jean-Claude Brisseau


A L'AVENTURE
Un film de Jean-Claude Brisseau

Avec Carole Brana, Arnaud Binard, Nadia Chibani, Lise Bellynck, Etienne Chicot, Jocelyn Quivrin..
Synopsis
Lasse de son actuel mode de vie, une jeune femme décide de tout quitter. Elle fait alors des rencontres qui l'amèneront vers de nouveaux plaisirs, mais aussi au seuil du fantastique.
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Comme une soudaine et imprévisible prise de conscience. Comme si un vide soudain se révèle ! Besoin de combler des amours tristes qui laissent le corps insatisfait et que seule la masturbation repait ! Besoin de voguer vers d’autres aventures, quitter l’autre, quitter sa routine. Passer un jour adossé au poteau d’un quai de gare sans embarquer pour nulle part. Passer d’autres jours sur le banc d’un jardin public où un individu laisse s’écouler ses pensées et réflexions, étrange. ..Intéressant surtout.
Au café aborder un homme et sa lecture intrigante sur l’hypnose. Lui parler, se lancer dans.. "l’aventure " .. !
La quête du plaisir, le chemin vers l’orgasme cède la place à une recherche plus approfondie, l’extase, orgasmique et quasi mystique. Le moyen d’y accéder l’hypnose.
Bon c’est un peu fouillis, les femmes sont belles dans leur nudité, les scènes troublantes signées Jean-Claude Brisseau! Les intermèdes, les interventions de l’homme du banc, puits de sagesse et de connaissance.
Riche idée que d’allier la physique et la philosophie. la Connaissance du comment pour essayer de saisir le pourquoi. Sympathique parcours, comme le personnage (Etienne Chicot), que celui de ce chauffeur de taxi, revenu d’une escapade en inde à la recherche d’une forme de sagesse et précédemment prof de physique.


Voila, mon sentiment final, c’est troublant, la beauté et l’érotisme présent expliquant ceci, cela ressemble aussi à une ode ou plutôt un appel à la liberté, jouir de la vie. C’est aussi un appel à la réflexion, une invitation à changer de vie.
C’est aussi une mise en garde avec cette dernière scène dans l’ancestrale demeure violement secouée. Sachons peut-être garder une certaine limite !
« ..Enfer ou ciel qu’importe, plongeons au fond du gouffre pour trouver du nouveau.. » Charles Baudelaire
Voilou ce volet devrait clore la trilogie, "Choses Secretes", "Les Anges Exterminateurs"...
CritiKat.Com "..On y entend à l’occasion des propos déjà tenus dans Choses secrètes et Les Anges exterminateurs relevant davantage du fantasme masculin que de l’écoute dénuée de tout a priori de ce que pensent les femmes – démarche prétendue du cinéaste. Il y a toujours chez ce dernier – est-ce, au fond, évitable ? – quelque chose de l’ordre de ce que les hommes veulent entendre, croient ne pas vouloir entendre, croient être le désir des femmes... Mais il y a aussi beaucoup de paroles libres, non rebattues, plus fraîches, plus neuves. Or beaucoup, presque tout se joue là – dans la parole. Avec pour point de fuite l’extase absolue – mystique, sexuelle, peu importe. L’au-delà : ce qui ne peut être dit..."
Inrocks.Com "..La connaissance de son corps donne-t-elle accès à la connaissance de l’univers ? La jouissance absolue ouvre-t-elle sur la science ? Une fable folle et troublante..."
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