26 février 2009

Gran Torino - De et avec Clint Eastwood

GRAN TORINO
Un film de Clint Eastwood
Avec Clint Eastwood, Bee Vang, Cory Hardrict, Geraldine Hughes, Brian Haley, Dreama Walker, Brian Howe, Doua Moua, Sarah Neubauer, Nana Gbewonyo, Christopher Carley, John Anton, Austin Douglas Smith..

Synopsis
Walt Kowalski est un vétéran quelque peu raciste de la guerre de Corée qui, pour sa retraite des usines Ford, s'est offert une Gran Torino de 1972. Une voiture qui attire l'attention des jeunes de son quartier, dont un jeune asiatique qui essaie de la voler en guise de rite d'initiation. Rattrapé par Walt, le jeune Tao déshonore la communauté Hmong par son acte et le force alors à s'amender auprès du vieil homme. Qui, bien sûr, ne veut pas de ce jeune dans son univers et va alors tout faire pour qu'il acquiert son indépendance, tandis qu'un gang menace la famille Hmong qui habite à côté de chez lui...
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Gran Torino
Retrouver Clint Eastwood en retraité, aigri, le jour même des funérailles de son épouse.Un Clint grimaçant, de ce rictus qui met la bouche de travers et évoque le grincement de dents. Et il grince notre héros, sa famille, ses enfants et petits enfants personne ne trouve grâce à ses yeux. Seul, son vieux chien comme unique compagnon, une glacière de bières à portée de main, sur sa terrasse, ici dans ce qui devait être autrefois un quartier tranquille et paisible. Devant l’entrée son vieux pick-up et dans son garage, rutilante sa Gran Torino, objet de convoitise.


Hérité de ses années passés chez Ford, Walt Kowalski a aussi reçu un autre héritage bien plus lourd à porter, ses années de guerre, son passage en Corée, aussi voit il d’un drôle d’œil le quartier se peupler de sino-américains, les jaunes entre autres mots fleuris selon Kowalski. Un racisme bien ordinaire, plus bête que méchant, tout en jurons et appellations. ainsi ses quelques relations, de bar, son coiffeur, un rital, ne s’entend il pas surnommer le polack, on s’invective, se moque des origines des uns et des autres, et là Eastwood nous rappelle que l’Amerique n’est faite que d’immigrés si l’on excepte les populations indiennes largement minoritaires.
Walt Kowalski nous surprendra, nous arrachant même à maintes reprises des sourires et des éclats de rire, tant son personnage de bougon-ronchon est parfait dans l’excès. Mais peut-etre est-ce lui-même qu’il étonnera, s’intéressant, s’ouvrant à cette petite communauté, cette immense famille que sont ses voisins désormais redevables. Et ensuite lui-même à son tour recevra, réapprendra, la curiosité, à ouvrir son esprit, à partager.
Lui qui allume ses cibles, les petits caids du coin d’un index pointé, Eastwood qui détrône ici l’ancien inspecteur Harry, offrant à cet autre une belle part d’humanité et une fin digne d’Hollywood !
Signée Rédemption !
Merci !
Le Site officiel
CritiKat.Com "..Faut-il rappeler que la série des Inspecteur Harry, dont le rôle-titre était tenu par le même Eastwood, fut à l’époque considérée comme voisine du genre ? Gran Torino ne cesse de l’invoquer pour, semble-t-il, le retourner comme une crêpe, le dévitaliser en le replaçant dans une perspective morale, hors de toute catharsis sécuritaire. En témoigne ce passage presque onirique où Walt tombe sur trois lascars harcelant la soeur de Thao. Jusqu’au moment de dégainer, le personnage interprété par Eastwood, malgré son âge avancé, suit comme sur des rails la pente du vigilante : attitude cool et virile, punchline d’une efficacité redoutable, brusque explosion d’agressivité. Mais quand Walt sort la main de son veston, il n’en tire que de l’air : un simple geste de la main mimant un revolver imaginaire, successivement pointé sur les trois types éberlués.."
Le Monde.Fr - "Gran Torino" : le grand oeuvre crépusculaire de Clint Eastwood

35 RHUMS - Un film de Claire Denis

35 RHUMS
Un film de Claire Denis
Avec Alex Descas, Mati Diop, Nicole Dogue, Grégoire Colin, Julieth Mars Toussaint, JC Folly, Adèle Ado, Djédjé Apali, Eriq Ebouaney, Mary Pie, Stéphane Pocrain, Ingrid Caven
Synopsis
Lionel(Alex Descas) est conducteur de RER. Il élève seul sa fille, Joséphine(Mati Diop), depuis qu'elle est toute petite. Aujourd' hui, c'est une jeune femme. Ils vivent côte à côte, un peu à la manière d'un couple, refusant les avances des uns et les soucis des autres. Pour Lionel, seule compte sa fille, et pour Joséphine, son père. Peu à peu, Lionel réalise que le temps a passé, même pour eux. L'heure de se quitter est peut-être venue...
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35 Rhums , film d’ambiance, de complicité silencieuse entre un père chauffeur de RER et sa fille alternant job chez Virgin et études à la fac. Une coexistence tendre et confiante, comme si ces deux êtres s’accrochaient l’un à l’autre. Et pourtant Lionel le sait, sa fille doit le quitter et s’il le redoute il n’en laisse rien paraitre et l’incite à vite prendre son envol, que la vie suive son cours naturel.
Au sein du foyer tous les soirs s’accomplit presque un rituel, la préparation du repas, où il est question d’autocuiseur et de sa future symbolique, d’un père râlant de voir sa fille lui laver son linge et repasser ses chemises.
Tout ceci se passe de mots, très proches, unis par une affection douce et sereine la vie déroule ses jours pour la fille comme pour le père. Qu’il soit question du départ en retraite d’un collègue, que cette idée même rend dépressif, d’une voisine chauffeuse de taxi éprise de Lionel mais que ce dernier ignore ouvertement, du jeune propriétaire de l’appartement du dessus qui lui aurait bien besoin de quelqu’un pour lui repasser ses chemises, un peu original, un peu fou, jeune un peu bohème peut-être.
Bien que focalisée sur Lionel et sa fille Joséphine, Claire Denis explore tout d’abord la magie de ces paysages urbains, enluminés par la nuit, la couleur des lueurs, où un immeuble grâce à quelques fenêtres éclairées se transforme en œuvre d’art tout au moins en poésie urbaine. Tout comme ce bar qui rouvre ses portes dans la nuit et accueille les secrets, les espoirs, peut-être une légère mais si fugace angoisse, ainsi est la vie. Ainsi est-elle si bien, si magnifiquement saisie par Claire Denis.
En sortant du cinéma, encore sous le charme, dans le métro Lillois, cherchant la chaleur de mes congénères..C’est beau une ville la nuit !
35 Rhums - Le Site
CritiKat.Com "..Pas des moindres, Claire Denis réussit, avec 35 Rhums, une chronique mélancolique et gracieuse sur le quotidien, sans complaisance ni misérabilisme. Un film rare, en somme..." Excessif.Com "..Le coeur névralgique du récit a lieu dans un bar/restaurant où il faut refaire le monde, la nuit, après une averse et un concert manqué, où les désirs se réveillent, où les danses ressemblent à des étreintes sensuelles. Avant le cruel réveil du lendemain de cuite, avec les yeux noyés comme des mutants sous hypnose..." Le Monde.Fr - "35 rhums" : quand vient l'heure de se quitter

Au diable Staline, vive les mariés !


Au diable Staline, vive les mariés !
Un film de Horatiu Malaele
avec Alexandru Potocean, Luminita Gherghiu et Valentin Teodosiu...
Roumanie

Synopsis
Roumanie de nos jours.
Une équipe de tournage arrive dans un village isolé pour un reportage sur des phénomènes paranormaux. A la surprise de tous, seules de vieilles femmes en deuil habitent ce village. Quelle est donc leur histoire?
Roumanie 1953
Ana et Lancu sont sur le point de se marier. Tout le village s'attèle aux préparatifs de la noce. C’est un véritable festin qui attend tous les convives. Alors que la fête bat son plein dans le jardin de la maison, le maire du village et le commandant du régiment font irruption pour annoncer la mort de Staline ainsi qu’une semaine de deuil national prenant effet sur le champ. Toutes les festivités sont interdites. Malgré l’interdiction, les mariés et leurs invités feront preuve d'ingéniosité pour poursuivre la fête...
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Cela débute dans une ambiance et un décor sinistre. Des bâtiments industriels abandonnés, en ruine qu’hantent des femmes toutes de noir vêtues. Une équipe Tv interroge et filme un drôle d’anniversaire à la recherche d’images insolites tandis que sur les lieux semble planer une étrange présence. Retour en arrière, à ce jour funeste que l’on s’apprête à célébrer.
les champs de vestiges laissent alors place à ceux de blé, aux prairies , fleurs et arbres pour l’ ambiance champêtre d’alors. Un petit village pauvre que le réalisateur filme un peu à la Pagnol, les scènes de troquet, un peu à la Don Camilo, le maire et ses quelques sbires, plus bêtes que méchants, chantant bien haut les vertus du communisme alors que les troupes russes manœuvrent au loin.


Et tout ce petit monde s’agite gentiment, dans une mise en scène qui ne peut qu’évoquer (est-ce un hasard ?) Emir Kusturica ! Horatiu Malaele filme la vie de ce petit monde, rivalités, amours et passion pour nos deux jeunes tourtereaux, occasion de quelques très belles images, très originales.
Voila une ambiance haute en couleur, qui me laisse toutefois un peu réticent, un sentiment d’assister à quelque chose d’un peu surfait, surjoué. La sarabande qui entoure Kusturica, sa bande, sa famille, ne joue pas vraiment la comédie elle la vit face à la caméra, retranscrivant le délire imaginé par son auteur .Ici manque peut-être un esprit d’unité, tout au moins dans cette partie là, les préparatifs du mariage, l’arrivée du cirque et catastrophe l’annonce du décès de Staline…adieu veau, vache..Non, nos astucieux amis, se réunirons, bravant l’interdiction dans la plus grande des salles de ferme et y ferons bombance..En silence.
Là le film trouve son second souffle, la farce est énorme, est-ce d’un conducteur d’acteur venu du théâtre que nait cette magie. Magnifique banquet tout en silence où les scènes de mime sont nombreuses et hilarantes. Bref la tablée et ses hôtes, silence oblige délivre des moments épiques, le talent du réalisateur est alors immense…tout comme la fin, habilement gérée, dramatiquement monstrueuse. Seul et unique rappel de l’horreur d’alors !
Excessif.Com "..La ressemblance avec le cinéma d'Emir Kusturica est frappante. On y retrouve ce goût pour des gens simples, proches de la nature, de la fête et surtout de l'Amour..."
CritiKat.Com "...Le cinéma roumain est en forme. ... Picnic a chatouillé notre attention en ce début d’année, Au diable Staline poursuit l’effort et l’amplifie à sa façon, foutraque et outrancière..."

17 février 2009

Picnic - Réalisé par Adrian Sitaru


Picnic
Réalisé par Adrian Sitaru
Avec Adrian Titieni , Ioana Flora, Maria Dinulescu, Alexandru Georgescu , Sorin Vasilescu , Nicodim Ungureanu

Titre original : PESCUIT SPORTIV (Roumanie)

Synopsis

Dans l'esprit de Mihai(Adrian Titieni) et Lubi(Ioana Flora), ce pique-nique dominical en pleine campagne était le moyen idéal pour passer un bon moment, mais aussi pour discuter de l'avenir de leur couple, et peut-être enfin trouver un nouveau degré d'intimité et de complicité. C'était sans compter sur une série d'événements inattendus qui vont entraîner cette balade, a priori idyllique, dans une très étrange dimension...

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La caméra à l’épaule dés le début donnerait presque le tournis, pourtant c’est que nous suivons, nous, spectateurs, voyeurs par l’œil guetteur de l’objectif. Nous pénétrons ainsi à l’intérieur de l’habitacle du véhicule. Destination la campagne nous quittons une banlieue pauvre et relativement sinistre. A bord les échanges entre Mihai et Lubi sont assez tendus, chacun semble tout en s’en défendant un peu à cran. Mihai attend que Lubi annonce à son compagnon qu’elle le quitte, cette dernière fait durer et les rapports entre nos deux amants en pâtissent.
Ainsi règne dans l’espace confiné de la voiture une tension assez palpable et peu propice à la concentration. .c’est ainsi que...un choc, un écart et là sur la route une jeune femme Ana(Maria Dinulescu ), une prostitué juste renversée par Lubi. Panique, crise de nerf, hôpital ou pas, et alors que notre faux couple se décide à l’abandon, la jeune femme inconsciente revient à elle, saine et sauve. Dans l’euphorie et la délivrance ces derniers la convient à partager leur « picnic ».


Les bords du lac, les bois sur l’autre rive offrent un cadre champêtre simplissime mais magnifique, la caméra toujours portée se permet de prendre des angles audacieux, pointant au loin dans un flou léger pour se rapprocher sur un gros plan cernant un ou deux visages. En plongé, à ras du sol, suivant un axe et une approche originale, maintes variations sans excès cependant. Scrutant tour à tour Mihai et Lubi ,Ana est le centre de tout, invitée imprévue de ses hôtes soulagés de ne pas l’avoir accidentellement tuée !
Individualité extravertie et libérée, Ana tel un ange tombé là par hasard va révéler par ces multiples conversations avec l’un tantôt, l’autre plus rétive les coins obscurs, mensonges, désirs cachés, de nos deux amants, agissant tel un catalyseur. Semant presque une légère zizanie, un doute, de celui qui fait naitre l’interrogation.
Provocante telle une digne fille d’Eve, est-elle tombée là par hasard ? Elle va dérégler, bouleverser, perturber ce moment qui devait être propice aux retrouvailles. Mais n’est ce pas à elle que Mihai tout comme Lubi, doivent un bref aperçu que ce que peut-être le désir retrouvé ! Ana le dit elle-même plus que les Cinq sous que lui rapportent son honorable métier, c’est l’idée de donner, avec générosité du plaisir à qui en a besoin, une certaine idée du bonheur !
Ce désir qui coulera à nouveau dans les veines de Mihai et Lubi osant enfin affronter leur avenir..Commun !
Quand à « qui est réellement Ana », le réalisateur laisse une porte entrouverte, pour nous laisser encore vadrouiller avec un peu de bonheur et beaucoup d’imagination….caméra à l’épaule..Lol !
Voila un premier film épatant, j’ai hésité, craignant le film d’auteur trop hermétique pour le béotien que je suis. J’ai succombé, j’en suis enchanté !
"Veni, Vidi, Con-Vici"( je suis venu, j'ai vu, je suis con-vaincu !)
Je ne peux que vous le conseiller de tout mon cœur ! Allez y Franc -Go !

CritiKat.Com "..Partant d’un scénario simple, le cinéaste sait rendre ses personnages opaques, révéler la complexité de leurs comportements en prenant soin de ne porter sur eux aucun jugement. Les comédiens jouent juste, les dialogues sont très travaillés, nous avons autant de plaisir à multiplier les interprétations à donner aux personnages qu’à contempler la lumière qui éclaire le théâtre de leur étrange carrousel, le lac qu’on ne quitte pas..."
le Monde.Fr "..Un drôle de "Picnic", comédie placée sous le signe de la culpabilité.."

16 février 2009

Eden à l''Ouest - De Costa-Gavras


EDEN A L'OUEST
Un film de Costa-Gavras
Avec Riccardo Scamarcio, Odysseas Papaspiliopoulos, Léa Wiazemsky, Tess Spentzos, Kristen Ross, Stella-Melina Vasilaki, Gil Alma, Eric Caravaca, Ulrich Tukur

synopsis
En Méditerranée, un bateau d'immigrés est arraisonné à quelques miles des côtes italiennes. Elias(Riccardo Scamarcio), l'un des immigrés, arrive à fuir à la nage pour se retrouver le matin suivant échoué sur une plage de nudistes d'un hôtel de luxe. Se mêlant aux touristes puis au personnel de l'établissement, il tente d'échapper à la surveillance de la police. Au bord de la piscine il rencontre le magicien Nick Nickelby (Ulrich Tukur)qui l'emploie pour ses tours de passe-passe le soir même et, dans un élan d'excitation, l'invite à le rejoindre à Paris. Ne parlant qu'à peine le français, sans papier ni même la moindre idée de comment s'y rendre, Elias va commencer un voyage incertain durant lequel il rencontrera de nombreux obstacles mais aussi une foule de personnages différents. Coûte que coûte Elias désire se rendre dans la ville lumière afin de commencer une nouvelle vie.
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Comme dans l’Odyssée, c’est en mer Egée que l’aventure d’Elias, notre héros sans légende, commence.
Sur la même mer, sous le même soleil et le même ciel qu’à l’aube de la civilisation. Après bien des péripéties, dont une escale au paradis et un bref séjour en enfer, son épopée finit magiquement à Paris.
Paris, que chaque errant voit briller au plus profond de ses rêves dans son sommeil incertain.
Eden à l’Ouest tente de faire écho au parcours, à l’errance, à l’histoire de ceux - hier ce fut nous-mêmes ou nos pères et mères - qui traversent la terre, bravent les océans et les uniformes à la recherche d’un toit.
L’histoire d’Elias n’est pas celle d’Ulysse, ni celle de Jean-Claude, ni la mienne. Mais je me reconnais dans Elias, cet étranger qui ne m’est pas étranger…

Costa-Gavras
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Eden à L’Ouest
« Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage », celui d’Elias commence à bord d’un frêle esquif, avant d’embarquer contre espèces trébuchantes à bord d’un cargo rappelant étrangement celui de « Coke en stock » du Sieur Hergé, les candidats à l’exil remplaçant aujourd’hui les esclaves de la traite des noirs d’hier !
Les poches quasi vides, Elias possède cependant deux richesses, quelques mots de français appris laborieusement et surtout un physique que nous qualifierons de » beau comme un dieu « !
Plongeant du cargo dans les eaux profondes, pour échapper à la brigade maritime, le petit matin trouve notre ami échoué, épuisé sur une plage. .de naturistes, au sein d’un luxueux complexe touristique. Doué d’un instinct de survie et d’adaptation notre jeune débarqué s’improvise plombier, groom, séduit le chef du personnel, une touriste allemande esseulée. Alors que la police locale recherche les clandestins, Elias voit son ami se faire alpaguer sous ses yeux, difficile mais un moindre mal quand plus loin au matin la police repêche sous les regards dégoutés de certains les corps sans vie d’exilés moins chanceux.
La détermination d’Elias n’en sera que plus grande. Son histoire sera faite d’une infinité de rencontre, chacune le rapprochant un peu plus de son but, Paris.
Son physique avenant, mais aussi la bonté et la douceur, peut-être un chouia de naïveté en font tour à tour une proie, dépouillé par un italien roublard, abandonné au milieu du froid par un couple sans scrupules, mais aussi réconforté par des routiers sympas et originaux, sauvé par des Rom’s lui le « Gadjo », enfin un compagnon d’infortune, un « pays » » pour qui la solidarité n’est pas un vain mot…
Bref un voyage qui le mènera au centre de Paris, là où l’attend croit il son but ultime. Oui il pourra se rendre compte que même les magiciens dressent des tableaux idylliques, utopiques, simples écrans de fumée que le vent dissipe aussi vite que leurs belles paroles.
Mais après tout Elias est à Paris, jeune et audacieux…à suivre..et du voyage il a beaucoup appris !
Voila un film alerte, voyage vif et souvent drôle, ce qui n’est certes pas incompatible avec le propos, même si celui aurait peut-être gagné en gravité, car le sujet l’est. Cette immigration risquée, dangereuse, source d’espoir, de déception aussi. Du droit des peuples à aller et venir, cela devrait être inscrit sur les tables d’une constitution universelle. Bon nous on a Besson qui planche sur les bienfaits de la délation..Génial !
Excessif.Com "...son voyage se transforme vite en succession de courses-poursuites, certes non dénuées d'humour, mais qui provoquent rapidement un sentiment de lassitude là où l'on aurait aimé une réflexion plus profonde sur la place de l'immigré et son sentiment de confusion vis à vis d'une culture qui lui est étrangère....Eden à l'ouest a du charme, mais il lui manque du réalisme pour être percutant ou de la fantaisie pour se regarder telle une fable moderne..."
Le Monde.Fr "Eden à l'Ouest" : le voyage plein de désillusion d'un Ulysse du XXIe siècle."
CritiKat.Com "..Costa-Gavras a voulu, dit-il, « dédramatiser » l’enfer des immigrés clandestins... mettre en scène, en quelque sorte, une œuvre qui montre l’horreur de l’errance en décalant le réel, en le contournant pour le mettre en valeur : le détournement d’Eden à l’ouest est cependant bien mince. Tout d’abord, son Elias, éphèbe grec aux yeux bleus et à la coiffure ébouriffée, semble lorgner sur le burlesque tragique d’un Charlot moderne, mais ne parvient jamais à égaler la profondeur gestuelle et sociale des films de Chaplin, tant son personnage est encombré de tics et de clichés.."
Chez Lo "..Eden a l'Ouest est un film brillant, qui porte à l'écran un lourd parcours de migrant.."

13 février 2009

Elève Libre - De Joachim Lafosse


ELEVE LIBRE
Un film de Joachim Lafosse
Avec Jonas Bloquet, Jonathan Zaccaï, Yannick Rennier, Claire Bodson, Pauline Etienne, Anne Coesens, Johan Leysen
Synopsis
Jonas, seize ans, vit un nouvel échec scolaire et pense pouvoir tout miser sur le tennis mais il échoue aux portes de la sélection nationale. Il rencontre Pierre, un trentenaire, qui touché par sa situation, va le prendre en charge. Fort de ce lien privilégié, Jonas abandonne l'école publique. Incapable de fixer les limites de cette relation, l'éducation va dépasser le cadre purement scolaire.
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Elève Libre

Difficile de se prononcer, y voir une monstrueuse machination à l’égard d’un adolescent ? Pas évident ! Une volonté de l’accompagner sur le chemin de l’éducation et de l’émancipation peut-être ? Jusqu’à être rattrapé par ses propres démons, que l’on refuse de voir comme tels, sans doute.
Que ce soit dans la demeure familiale, dans l’appartement du désormais professeur privé, sur la piste d'une boite de nuit, autour d’une table pour un repas entre amis, Joachim Lafosse en de multiples plans, de manière réaliste, dans une ambiance un tant soit peu grise, oui couleur quotidien, explore ses personnages!


L’histoire ne laisse aucune chance à l’amour maladroit, nos deux tourtereaux débutants, vite laminés par ces adultes soit disant bienveillants ! Précipitant la, les découvertes, voluptueuses certes, mais ne laissant aucune chance au temps, de se construire, une vie, une identité sexuelle, faite d’émois, d’appréhensions ! Non ici elle arrive, l’expérience, de façon « doctorale » comme les cours dispensés qui mèneront Jonas vers son diplôme. Ici les dés sont un chouia pipés, seul face à ce trio d’amis , Jonas croit avancer vers la réussite, et son épanouissement personnel et sexuel, sa petite copine ayant fuit bien vite la situation malsaine.
Si la route vers le succès s’annonce bien, les relations entre l’élève et le professeur dérivent. Alors quel qualificatif appliquer, et c’est là tout le nœud du problème. Où plaçons nous la barre à ne pas franchir, si tant et qu’il ne soit pas trop tard.
Et enfin pour Jonas le jeu en valait-il la peine ? Il faudra dans la balance placer résultat et de l’autre cote le prix sur sa personne encaissé !
Voila un film dérangeant, un mérite celui d’avoir su resté dans les moments les plus délicats, visuellement pudique !
Excessif.Com "..Le libertinage, l'homosexualité et les pratiques sexuelles généralement considérées comme tabous dans les discussions sociales sont ici bien évidemment le centre des dialogues, paradoxalement les adultes n'offrent pas de solutions aux problèmes amoureux de Jonas, bien au contraire, ces discussions inconsidérées lui font perdre tout repère. En définitive le film place la jeune amoureuse de Jonas, Delphine, pudique et sincère, comme l'être le plus équilibré car elle ne dissocie pas l'acte du sentiment...."
CritiKat.Com "..L’opus qui réinvestit aujourd’hui les salles nous relate le parcours traumatique de Jonas, élève bousculé par l’éloquence et les gestes d’un professeur des plus pervers. Si le film révèle une nouvelle fois les prouesses stylistiques de son auteur, c’est le discours tenu qui dérange et noie Elève libre dans un verbiage professoral..."

08 février 2009

Morse - De Tomas Alfredson


Morse

Un film suédois de Tomas Alfredson
avec Kare Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar, Henrik Dahl, Karin Bergquist ...
Titre original : Låt den rätte komma in

Adapté du best-seller suédois de Joh
n Ajvide Lindqvist.

Grand Prix au 16ème Festival Gerardmer - Fantastic'Arts 20
09
Synopsis
Oskar (Kare Hedebrant)est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Pour tromper son ennui, il se réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des scènes de vengeance. Quand Eli(Lina Leandersson) s'installe avec son père sur le même pallier que lui, Oskar trouve enfin quelqu'un avec qui se lier d'amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne manque pas de l'intriguer... et son arrivée dans cette banlieue de Stockolm coïncide avec une série de morts sanglantes et de disparitions mystérieuses.
Il n'en faut pas plus à Oskar pour comprendre : Eli est un vampire. Leur complicité n'en pâtira pas, au contraire...
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Tomas Alfredson oppose aux ambiances sombres, aux faibles lumières des feux de cheminées ou autres lueurs des candélabres d’antan la majestueuse clarté ouatée de la neige. Là dans cet univers scandinave, dans cette petite banlieue moderne le béton remplace les murailles de pierres des vieilles cités « Draculéiennes » .
Dans ce conte fantastique, moderne et merveilleux, entourés de quelques adultes, des enfants, presque ados apportent si j’ose dire une sacré dose de sang frais à ce ge
nre déjà tant décliné ! Le film de vampire !
Sans omettre les principaux traits, codes du mythe, Alfredson confie les rennes de l’histoire à deux enfants, jouant sur la fragilité de l’un, le caractère plus qu’étrange, et pour cause ,de l’autre, en instillant une histoire de confiance, amitié ou amour, voire plutôt un peu de tout cela. Ces petits riens qui entre le fragile blondinet et la brune créature créent une bizarre alchimie, mélange de confiance, soif de rompre une éternelle solitude !!


Jouant sur l’opposition entre les scènes plus acres, rudes et la blancheur ouatinée des lieux, exploitant l’aspect cosy ,vieillot de ces petits immeubles, où l’on peut communiquer au travers des cloisons , un coup long, un long frottement, bases du « Morse » , le réalisateur nous offre une petite merveille. Sec et parfois brutal, son film nous renvoie aussi à notre propre adolescence, une période propice à aimer ce genre de film, sauf que Morse s’affranchit de ces prédécesseurs en étant certainement plus abrupt, parfois limite « gore ».
Avec son importante galerie de personnages, ses décors et ses séquences fabuleuses, sa belle peinture de l'âge ingrat, voila un film dont on se souvient avec une immense envie d’y revenir.
Bref a un gros coup de cœur pour un film efficace, direct et suffisamment riche pour marquer les esprits, une belle réussite !
Excessif.Com "...Et à bien regarder, sa réussite ne vient pas d'une séduction immédiate de petit malin et n'a rien d'un trompe-l'oeil. C'est un coup d
e maître au romantisme éblouissant, qui va inoculer un poison doucereux dans vos veines..."
Le Monde.Fr "Morse"
: la beauté des enfants vampires

05 février 2009

L'AUTRE - De Patrick Mario Bernard & Pierre Trividicre



L'AUTRE
Un film français de Patrick Mario Bernard & Pierre Trividicre
avec Dominique Blanc, Cyril Gueï, Peter Bonke, Christèle Tual, Anne Benoit ...

Adapté du livre 'L' Occupation' d'Annie Ernaux.

Prix d'interprétation féminine au Festival de Venise 2008. Coupe Volpi

Aperçu :
Anne-Marie, quarante sept-ans, se sépare d'Alex, un homme bien plus jeune qu'elle. Il veut une vraie vie conjugale mais elle veut garder sa liberté. Ils se séparent sans heurts et continuent à se voir. Pourtant, lorsqu'elle apprend qu'Alex a une nouvelle femme dans sa vie, Anne-Marie devient folle de jalousie. Et bascule dans un monde inquiétant, fourmillant de signes et de menaces.
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Longs rubans, blanc et rouge, vus du ciel et de nuit les circonvolutions des feux avant ou arrière forment des trajets évoquant ceux d’une fourmilière. Flux montant et descendant de milliers de « leds » lumineux, on zoome et à mesure que l’on distingue les véhicules et leur environnement s’installe l’aire, voire ère, périurbaine et ces individus.
Ce prélude laisse présager des conséquences de l’environnement sur l’être humain, ici Anne-Marie(Dominique Blanc) et bien d’avantage.
Revendiquant une indépendance et le célibat qui l’accompagne, cette dernière va affronter les affres de la jalousie, s’en défendant théoriquement, la subissant au plus profond d’elle-même. je ne suis plus le centre de ton monde semble-t- elle reprocher à son ancien compagnon alors qu’elle a volontairement mis une barrière à leur intimité.
Moi me remplacer, et par qui, comment, qui est » l’autre » questionne elle ? Commence alors une crise identitaire, cherchant à cerner la personnalité de celle qui occupe à présent les pensées de son ex ? Qui est-elle, que fait-elle, qu’a elle de plus que moi, en quoi suis-je ou est-elle différente ?
Anne-Marie finit par douter, par se perdre, jalousie ou plutôt amour propre écorné la rende chancelante. Le rythme, la solitude urbaine, le vide, et partout jusqu’ au plus prés d’elle ces mécaniques domotiques semblent l’observer et se moquer, conçues pour faciliter la vie ,elles aussi commencent à se dérégler, tout lui échappe, un abime s’ouvre sous ses pieds.
Tout ceci est interprété par Dominique Blanc, souveraine, d’abord solide puis glissant dans la fragilité la plus convaincante. Une mise en scène millimétrée s’appuyant sur des lieux magnifiés par une photographie et un éclairage remarquable qui tend bien souvent vers le noir, sombre comme il en est de cette histoire.
Patrick Mario-Bernard & Pierre Trividic captent le vide, l’inhumanité de la cité, usent de moyens ingénieux. Le miroir recouvert d’un journal dans lequel s’ouvre une fenêtre est simplement fantastique !
Au final un film très sombre, sur un être humain qui vacille perdu dans l’immensité. Solitude, amour propre en péril, dépression autant de dangers qui peuvent nous guetter..Vous vous croyez forts.. ?
Encore bravo à Dominique Blanc flamme vacillante qui peu à peu s’enferme dans une schizophrénie terrible dans la lueur grise ou bleutée des grands ensembles ultramodernes.

Excessif.Com "...Coincée dans un tunnel, Dominique Blanc, à la lisière de la démence, est prodigieuse de bout en bout, confère au film une incandescence anxieuse.."

Le Monde.Fr "L'Autre" : un cas contemporain de jalousie en banlieue

"..Recourant au nappage musical et à la fragmentation visuelle, utilisant les ressources d'une modernité architecturale qui témoigne de la solitude des individus dans le monde (circulation nocturne, prolifération des vitres et des écrans, performance de la technologie sécuritaire : autant de circuits fermés du trafic relationnel). L'Autre est avant toute chose un film d'atmosphère.."

03 février 2009

Los Bastardos - De Amat Escalante



Los Bastardos
Un film mexicain de Amat Escalante
avec Kenny Johnston, Nina Zavarin, Trevor Glen Campbell, Jesús Moisés Rodriguez, Rubén Sosa ...
Synopsis
A Los Angeles, comme chaque matin, Fausto (Ruben Sosa)et Jesùs (Jesus Moisés Rodriguez), deux travailleurs mexicains clandestins, attendent au coin d'un terminal de bus dans l'espoir d'être embauchés. Les tâches sont ingrates et très mal payées, mais la nécessité de gagner un peu d'argent leur met une pression intense.
Aujourd'hui, ils ont trouvé un travail beaucoup mieux payé.
Aujourd'hui, leur outil de travail est un fusil à canon scié

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C’est lent, à l’image de ce long, infini premier plan, immense ruban de macadam légèrement incurvé. Un son au loin, le rebond du ballon qu’inlassablement les deux hommes qui s’approchent renvoient vers le haut de la piste.
Amat Escalante campe le décor, il pose sa caméra et capture, observe ces étres qui s’activent ou pas, prisonnier le plus souvent d’une attente éprouvante dans l’espoir qu’un véhicule s’arrêtera pour leur proposer un job de misère, à eux et comme aux dizaines d’autres.
Pour Fausto et Jesùs, les vingt quatre heures qui s’annoncent vont être très particulières. Parti pour un travail très spécial, Escalante filme ces deux personnages et les évenements qui doucement, au rythme de la nuit vont nous mener, déboucher sur le drame de la manière la plus abrupte qui soit. Clouant le spectateur en un quart de seconde sur son fauteuil !
Usant de plans séquences relativement long, englobant ces trois acteurs, au cœur de la nuit, dans un mélange de frustration, de désir ou de haine profondément ancré enfouie, de sexe aussi, le tout recouvert de l’opacité que procure la drogue, opiacée ou marijuana. Un voile irréel, le temps , la nuit se dilate, le réalisateur observe patiemment, étirant la nuit jusqu’à …..ce qu’elle nous explose au visage, littéralement, difficilement, nous réveillant nous qui nous étions presque assoupi…le dernier acte donc, bref, la grosse et méchante claque..jusqu’au plan final et le sentiment d’un immense gâchis..Pour tous ces êtres dits humains.
Nuit de dérive pour un triste bilan, il aura suffit de peu pour que tout chavire !
Il s’agit d’un film dur, sans concession, où le hasard et la malchance a sa place, dés le départ quand on est né du mauvais coté, « No Future »
Et je rejoins l’avis de Arte.Fr "Amat Escalante a voulu réaliser une œuvre nihiliste et sans doute frappante, en tout cas éloignée de son étonnant coup d’essai, « Sangre » (2005). Certains la trouveront schématique, d’autres furieusement punk . Julien Welter"
Excessif.Com "...Le coeur du récit possède deux hémisphères bien distincts : le Mexique (la région de Guanajuato) et les Etats-Unis (Los Angeles), le premier représentant les travailleurs ; le second, ceux qui les exploitent. Amat Escalante crée la collision entre ces deux mondes, regarde les éclats qu'elle provoque et enferme le spectateur dans un étau. Le climat est de plus en plus asphyxiant ; le résultat, effrayant...."
CritiKat.Com "..Solitudes, désamours, exils (d’un pays, de soi-même), failles dans les parcours de vie… sont les leitmotivs d’une œuvre naissante qui ne transige pas avec la réalité..."

01 février 2009

Le Bal Des Actrices - De Maïwenn

LE BAL DES ACTRICES
Un film de Maïwenn
Avec Maïwenn, Karin Viard, Mélanie Doutey, Jeanne Balibar, Romane Bohringer, Julie Depardieu, Marina Foïs, Estelle Lefébure, Charlotte Rampling, Muriel Robin, Karole Rocher, Linh-Dan Pham, Joeystarr, Nicolas Briançon..

Synopsis
Une réalisatrice veut faire un documentaire sur les actrices, toutes les actrices : les populaires, les inconnues, les intellos, les comiques, les oubliées... Filmant tout, tout, tout, avec ou sans leur accord, la réalisatrice va se prendre au jeu et se laisser dévorer par ces femmes aussi fragiles que manipulatrices...
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Original de par la forme, plaisant par son casting à 99% féminin, quoi de plus normal, et pourtant me concernant la surprise et le souvenir que je garderai de cette fresque sympa, réside dans l’imposante interprétation de Joey Starr impressionnant de lucidité et de naturel face à la caméra. Je ne suis pas fan du rappeur, le comédien, ici père à l’écran comme dans la vie m’enchante !Plus vrai tu meurs !
Quand au reste ? Femmes ou actrices, les deux à la fois souvent, chacune se dévoile ou se cache interposant alors son personnage devant la caméra de Maïwenn. Le tout dans une astucieuse mise en scène qui rappelle parfois le film de Bertrand Blier « Les acteurs », et le clin d’œil est appuyé par la présence du réalisateur au coté de Karin Vard et Maïwenn dans une des premières séquences.
Sous prétexte d’aller à la rencontre des différentes stars, de les filmer en vidéo numérique, notre jeune réalisatrice entraine ses héroïnes dans des contes où réel et fiction se confondent. Chaque rencontre est stylisée et retranscrite sous la forme finale d’une chanson véritable clip vidéo. A cet égard j’accorderais une mention très spéciale au tube très cuir de Jeanne Balibar et moment extraordinaire, Charlotte Rampling dans un décor jauni et vieillot, qui crevant l’écran de sa présence diaphane débite une musique urbaine des plus modernes.


Voila l’ensemble est assez kitsch, bien sur on voit du Maïwenn partout. est-ce qu’elle se fout de nous..Ou bien d’elle-même ? Allez savoir !!
Un bon moment, très divertissant et puis je les aime bien moi ces actrices et si ce film n’a pas vraiment fait avancer le « schmilbilk* » et qu’on peut contester la présence de la réalisatrice d’un plan à l’autre, bah y a plus désagréable !
* ancien jeu idiot mais surtout sketch d’un grand bonhomme qui ne l’était pas lui (idiot) !

L'avis de Chez Lo "..... en un mot, blueffée !.."
Excessif.Com "..Au final, Le Bal des Actrices est une vraie réussite qui parvient à se soustraire de l'effet people engendré par le prestigieux casting..."
CritiKat.Com "..sous ses faux airs de pavé dans la mare, Le Bal des actrices ne nous apprend rien de bien neuf sur les états d’âme des actrices françaises d’aujourd’hui..."
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