
Sherrybaby
Réalisation de Laurie Collyer
Avec Maggie Gyllenhaal (Sherry Swanson), Brad William Henke (Bobby Swanson), Sam Bottoms (Bob Swanson Sr.), Danny Trejo (Dean), Ryan Simpkins (Alexis Swanson)...Prix du scénario et Prix de la critique internationale du 32e Festival Du Cinéma Américain De Deauville 2006. Golden Globes : Nomination meilleure actrice. Sélection au Festival de Sundance.
Synopsis
Sherry Swanson, ancienne droguée, sort de prison après avoir purgé trois ans. Totalement sevrée, elle goûte à son premier jour de liberté et décide de tout faire pour regagner la garde de sa fille, dont se sont occupés son frère et sa femme en son absence...°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Une vision très réaliste, cette sortie de prison, le bus walkman sur les oreilles, celui qui n’a pas du la quitter de ces trois années écoulées ! Yeux grands ouverts, sourire aux lèvres elle regarde défiler le paysage semi urbain. Semi aussi sa libération, trois ans pour vol butin destiner à financer son addiction à l’héroïne, liberté assujettie à un pointage régulier auprès du shérif chargé des conditionnelles, fouilles et analyse d’urines en prime. Placée en foyer, Sherry n’attends qu’une chose pouvoir revoir sa fille. Placée au bon soin de sa famille, son frère et sa belle sœur .
Seulement les retrouvailles n’auront pas la chaleur prévue,, tout au moins rêvée par Sherry, trois ans c’est long, et sa fille la considère comme une revenante de mars quand à sa belle sœur trois ans c’est suffisamment long pour créer un lien bien trop important ,pour cette femme sans enfant..Et oui Sherry bien que clean a encore et toujours les nerfs à vif, que les séances, aux A.A et aide aux addicts en tout genre ne parviennent pas toujours à soulager.
La rencontre d’une vielle connaissance, Dean(Danny Trejo imposant), depuis un moment déjà sorti d’affaire, va lui offrir un court répit. Le sexe en lieu et place de drogue…mais la pression familiale, le manque de confiance la mine.
Même ses parents, cherchent à moins qu’il ne s’agisse que d’un excès de parano à la rouler.
La mère complètement absente et le père terriblement présent, stupéfiant plan fixe où celui-ci console sa fille en larmes sur ses genoux, tout en lui caressant les seins ..la caméra s’attarde, la fille se lève et part, le père reste les yeux plantés dans la caméra..pas un mot..à nous de peser toute l’importance de ce geste…

La réalisatrice Laurie Collyer filme un peu à la manière d’un documentaire, foyers de sortie de taule, cérémonial policier lors des pointages, séances des alcooliques et addicts anonymes sans jugements, très convaincants.
Désir de réintégration, fragilité et replongeons ou pas… !
Désir de fuite, roulez, là-bas, loin avec sa fille..inconscience.. ?
Quelle option choisira finalement Sherry, pour elle et sa petite fille..A vous de voir….
Voilou forte en Mother Sherry, coriace en fille de la rue, faible en Sister Morphine, Maggie Gyllenhaal s’impose à l’écran et donne véritable vie à son personnage !
Excessif.Com "..Et puis il y a Maggie Gyllenhaal, de tous les plans. En poupée brisée, ancienne taularde et junkie, qui déploie des efforts surhumains pour se racheter une conduite et récupérer la garde de sa fille,.."
CritiKat.Com "...Or, Sherrybaby ne semble pas relever de cette famille avilissante : elle ne prend pas en otage la bonne conscience émotive, elle tente tout au plus de la titiller avec gaucherie........L’actrice régule avec une grâce fragile le pathos du récit, lui rendant un semblant de crédibilité. Elle incarne avec talent une humanité moins factice que celles semées autour d’elle, en somme elle est l’élément de vie du film faisant presque oublier la facticité de l’ensemble. Bravo à elle..."
Le Monde.Fr - "SherryBaby" : portrait d'une femme fragile et déterminée

3 commentaires:
J'enrage ! Il n'est pas sorti ici !
Aaaah ! comme je regrette "mon" Métropole !
Hi ! Ici ils rénovent les deux salles Art et Essai, que sont Le Majestic et...Le Métropole !
J'adore ces petites salles, je ne fréquente ni ugc et encore moins le plus grand ciné qu'est le Kinepolis de Lomme...
Beurk les usines à pop-corn !
Je me suis perdue une fois dans le Kinépolis de Lomme !
Enregistrer un commentaire