
THE WRESTLER
Un film américain de Darren Aronofsky
avec Mickey Rourke, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood, Judah Friedlander, Ajay Naidu ...
Golden Globe 2009 du meilleur acteur dans un film dramatique pour Mickey Rourke Meilleure chanson pour "The Wrestler" (Musiques et paroles de Bruce Springsteen) Bafta 2009 du Meilleur acteur pour Mickey Rourke
Synopsis
Dans les années 1980, Randy «The Ram» («Le Bélier») Robinson était une star du catch professionnel, mais il est peu à peu redescendu de son Olympe. Pendant un match sans envergure, il endure une crise cardiaque ; un médecin lui explique qu'un autre combat lui serait fatal. Il décide alors de se ranger définitivement, prend un petit boulot dans la restauration,frequente une strip-teaseuse vieillissante qui lui conseille d'essayer de renouer avec sa fille....°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Un scénario assez basique, le lutteur, le catcheur star des rings vieillissante doit victime d’un infarctus quitter les cordes et se reprendre en main. Oublier tous les abus, produits dopants, machines chimiques à gonflettes et à risques. Quitter la scène car s’il s’agit bien d’un sport, ici tout n’est que spectacle, requérant force et souplesse, et coordination entre les deux adversaires face à un public de plus en plus exigeant, de plus en plus avide de sensations fortes. Comme dans certaines émissions télévisées, les jeux du cirque reviennent. ;on peut se le demander et avec eux l’obscurantisme aussi !!Bref ! Un mobile home comme unique logis, et encore lorsqu’il arrive à payer son proprio, sinon il ne lui reste que son van, Randy doit doubler son quota d’heures au magasin qui l’emploie. Il soigne sa solitude dans un bar topless, nouant des conversations monnayés avec Cassidy (Marisa Tomei).Sur les conseils et l’insistance de cette dernière il reprendra contact avec sa fille Stéphanie (Evan Rachel Wood), une jeune femme à présent.
Il l’avait abandonnée en même temps que sa mère, revenir vers elle, se faire accepter, pardonner. ..de là découlera tout l’aspect sentimental, déchirant du film. ..trop important pour que je vous en dise plus..

Trop peu aussi car il me semble que cela aurait gagné à être un peu plus développé, ici en un round le match est expédié.
Et The Wrestler n’est pas bien armé pour la vie, en payera-il le prix fort ?
Voilou Mickey Rourke accomplit d’une assez belle manière son retour au cinéma et souhaitons lui d’autres projets, d’autres rencontres comme celles qui lui font croiser la route de Evan Rachel Wood et Marisa Tomei !
CritiKat.Com "...comment surmonter cette surcharge pondérale, ces muscles gonflés aux stéroïdes et ces fictions « énormes » – la chorégraphie des coups, le déroulement du combat – qui plantent toujours le même décor sans laisser la moindre place à un autre scénario possible, venu de l’extérieur ? The Wrestler trouve une réponse : en attaquant le catch par la voie dont on en sort (le corps usé, l’esprit aliéné), par sa pente descendante..."
Excessif.Com "...Tout dans la trajectoire de Mickey Rourke respire une telle tristesse et un tel sentiment d'échec qu'on ne peut pas contenir son émotion. Le poids du corps déformé par les années, l'extinction de toute grâce, la terrifiante mortalité de la star bouleversent..."
Le Monde.Fr "The Wrestler" : la passion d'un catcheur décavé, la rédemption de Mickey Rourke

4 commentaires:
Hello
Je ne suis pas franchement d'accord sur l'idée de "retour"... Même après ses c... il n'a jamais cessé d'avoir d'excellents seconds rôles (et parfois même de voler la vedette, beh, à la vedette justement... Cf. son rôle face à Matt Damon dans L'idéaliste de Coppola) que ce soit chez Buscemi ou Penn...
Sa rédemption, il l'a trouvé avec Sin City. Ici, il s'agit purement et simplement de la consécration d'un talent qu'il n'a cessé de dilapider.
Bon, allez, soyons grands seigneurs, pardonnons-lui !
Hello itou !
j'avais oublié Sin City, tellement les acteurs se confondent avec le graphisme général, désincarnés en quelque sorte ..pour mieux exister !
Je n'ai pas vu L'idéaliste et je dois avouer ne re-fréquenter les salles ciné que depuis mon retour sur la métropole lilloise en 2000..mon come back perso en quelque sorte..lol
Je porte une même tendresse à l'acteur qu'au personnage aujourd'hui disparu qu'il incarne dans Barfly,Chinasky alias Bukowsky
Kilucru ...un chouia borderline...
@+
Attention, Mickey Rourke est de retour pour de vrais. Après quelques apparitions dans des rôles de seconds plans, le voilà à nouveau en pleine lumière, pour notre plus grand bonheur de cinéphile. Dans ce mélodrame désarmant de simplicité, il se glisse avec une facilité confondante, dans la peau d’un catcheur ex-grande star du ring tombée dans l’oubli. Il survit tant bien que mal en participant le week-end, à des combats de seconde zone dans des salles de quartiers ou des gymnases d’école.
Le corps vieillissant et l’âme en morceau, il sait qu’il joue ses dernières billes. Mais peu importe, le catch c’est toute sa vie. Pour lui, il a abandonné femme et enfant il y a des années pour s’y consacrer entièrement. Mais aujourd’hui, l’époque bénite où il faisait la une des journaux spécialisés est révolue. Aujourd’hui son plus grand souci c’est de conjurer le temps et de maintenir son corps en état de marche jour après jour, match minable après match minable, car ce corps est l’instrument même de son art. Pour cela il ne lésine devant rien. Musculation en force, dopage féroce, séance d’UV, teinture capillaire etc...mais à plus de cinquante ans, tous les artifices du monde ne pourront lui redonner les années perdues. Son corps a trop souffert. Son cœur est épuisé malgré la rage qu’il possède encore. Toute sa personne est un livre ouvert sur ses combats passés, ses égarements et sa solitude.
Après un combat particulièrement dur, son cœur décide d’en finir de tous ses efforts et il se retrouve obligé d’arrêter le ring après une sévère crise cardiaque. Mais pour un catcheur professionnel, fût-il en toute fin de course, la vie calme et tranquille du commun des mortels, loin des cris de la foule et du tapis des rings, n'est pas si évidente.
Mais il va quand même essayer. Il va essayer de renouer avec sa fille qu’il n’a pas vu depuis des lustres, il va essayer de se faire aimer par une strip-teaseuse au grand cœur, elle aussi en bout de course. Il va essayer de prendre un boulot fixe pour pouvoir payer le loyer de son mobil home minable. Mais l’appel du ring sera le plus fort.
Darren Aronofsky, filme au plus près un Mickey Rourke grandiose de tristesse et de désenchantement.
La mise en scène simple et sans ostentation capte au millimètre près toutes les failles de cet homme à bout de souffle et en quête de rédemption. De plus on en apprend beaucoup sur l’univers très particulier des matchs de catch. Leur organisation, ce qui se passe dans les coulisses avant et après les combats.
Mickey Rourke est stupéfiant de vérité. Malgré ou grâce à sa gueule cabossée par tant de fracas, par son corps mutilé par tant de combats, son talent est resté immense. Il s’offre tout entier à son public, sans tricher et avec la sincérité du cœur. C’est le résultat inconditionnel d’années de luttes et d’échecs dans sa vie personnelle contre ses démons intérieurs. Ce rôle était fait pour lui et rien que pour lui. Sauvage et admirable ‘The Wrestler’ est un film coup de poing au sens noble du terme. C’est un film essentiel sur la vie et un miroir sur les erreurs humaines que nous pouvons tous commettre. C’est une grande leçon de cinéma.
Bises à toi Luc!
Quel plasir de te relire ici ;o)
Bises à Toi itou Zem !
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