09 mars 2009

Boy A - Un film de John Crowley


Boy A
Un film de John Crowley
Avec Andrew Garfield, Alfie Owen, Katie Lyons, Peter Mullan, Taylor Doherty, Shaun Evans, Anthony Lewis, Siobhan Finneran, James Young, Skye Bennett, Victoria Brazier, Madeleine Rakic-Platt
Festival du film britannique de Dinard 2008 :
Grand Prix du jury,
le prix du Public,
le prix du Meilleur scénario
Meilleure photographie.

Synopsis
À 24 ans, Jack a passé presque toute sa jeunesse en prison. Relâché dans un univers d'adulte parfois déroutant, Jack a une nouvelle identité, un nouveau boulot, un nouveau foyer, une nouvelle vie. Mais l'anonymat est à double tranchant, car Jack se voit obligé de cacher aux personnes qu'il apprend à connaître et à aimer, son passé et le crime monstrueux qu'il a commis étant enfant ...
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Peut-on adulte échapper à son passé. Ce dernier si lourd, qu’il a fait d’un enfant un criminel. Acte odieux certes mais dans quelle mesure le presque encore enfant influençable en avait-il conscience ?
Mais ce n’est pas cette question qui aujourd’hui nous est posée. Si nous revivons par de fréquents flash-back, presque trop net, les faits, l’engrenage ayant conduit à la tragédie. Retours en arrière trop nets et aussi trop nombreux peut-être, à moins qu’il ne faille y voir une marque indélébile laissé dans la mémoire de Jack. Témoin ce rêve qui revient le hanter, son compagnon d’alors et son tragique destin.
Un film sur le signe d’une culpabilité inoubliable ? Non absolument pas, car jack, son nouveau prénom, guidé par Terry (l’inoubliable Peter Mullan de « My Name is Joe » de Ken Loach), magistral éducateur accompagnateur pour ce retour à la vie hors barreaux, prend petit à petit et même assez rapidement ses marques dans sa nouvelle vie, en fait la même qui continue sous une autre identité, ce jeune homme qui a tout à découvrir. Là est sa vrai renaissance, son travail, ses amis, la découverte des substances chimiques. Sublime séquence où l’esprit se déchaine et se manifeste par la dance, on croit voir Ian Curtis de Joy Division..
Des amis, une petite amie qui s’invite dans sa vie, début d’une tendre et douce love story puis ce sauvetage, presque improbable, sur la route, cette fillette miraculée. Ce geste impossible de ne pas y voir un rachat, une véritable rédemption. Cet acte fera de lui un heros local et ce qui aurait du le mettre en paix avec lui-même, avec le monde, parce qu’un autre gamin, que le père a trop longtemps ignoré va finalement tout bouleverser.
John Crowley filme avec justesse, avec une certaine tendresse cette jeunesse, cadre ses personnages avec attention. Il capte Terry qui reconstruit un môme encore légèrement vacillant sans voir le sien. Ce dernier qui souffre d’être ainsi délaissé au point de..mais chut..
Mettons simplement les mots.. tabloïds, …de ceux qui conduisent à l’abattoir !
CritiKat.Com "..Le jeune acteur prend certainement son envol sous la direction de John Crowley dans le rôle-titre, à hauts risques, de ce sombre Boy A. Une interprétation remarquable pour un film difficile, sans faux-semblants, et moralement audacieux..
Excessif.Com "...Le soin apporté à développer le sens de la fraternité de Jack et son attachement à ses proches parviennent alors à nous offrir un portrait quasi complet de cet homme énigmatique, dont l'ultime blessure, impossible à guérir, est au final le seul trait pouvant le caractériser. Comment oublier son passé quand son existence s'est construite autour de multiples traumatismes ?

4 commentaires:

Pascale a dit…

Dur, mais essentiel !

Kilucru a dit…

Oui, j'ai songé à un autre film anglais, il ne sont pas si nombreux, surtout de cette qualité Red Road.
vengeance puis pardon sont les themes en lieu et place de la redemption qui figure ici !
Un "petit" film, par les moyens, exceptionnel par le résultat !

Fétid a dit…

...m'a déprimé !
surtout par la disparition du "Boy B", et aussi parce que ce genre d'événements arrivent, et que la réponse au "pourquoi" restera sans doute à jamais sans réponses... une vie a se poser milles question... sans cesse, sans repos !
Il me rappelle combien les mauvaises fréquentations que j'ai pu avoir ont pesé sur ce que je suis devenu, bien plus que l'école, ou même les parents. Comment condamner un "ami", aussi infréquentable soit-il ??

Kilucru a dit…

S'il en est qui doivent te rendre plus fort, plus riche ce sont bien celles-là.
Sinon comment condamner qui que ce soit d'ailleurs !
La redemption au cinema, un theme qui me fascine assez, certainement depuis Abel Ferrara et son "Bad lieutenant" à opposer à "Mary" par exemple

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