19 février 2008

Peur(s) du Noir - Oeuvre Collective


Une expérience visuelle, graphique et auditive !


Un film de Blutch, Charles Burns, Marie Caillou , Lorenzo Mattotti , Pierre Di Sciullo ,Richard Mcguire...

Direction artistique : Etienne Robial
Synopsis
Le frôlement rapide de pattes d’araignées sur une peau nue… Des bruits inexplicables que l’on entend la nuit, enfant, dans une chambre close… Une grande maison vide dans laquelle on devine une présence…
L’aiguille d’une seringue qui se rapproche inexorablement… Une chose morte emprisonnée dans un bocal de formol… Le regard fixe d’un grand chien qui montre les dents…
Autant de frissons que nous avons éprouvés, un jour ou l’autre, comme les artisans de ce voyage qui nous mène d’un trait au pays de l’angoisse.

Six grands auteurs graphiques et créateurs de bande dessinée ont animé leurs cauchemars, griffant le papier de leurs crayons affûtés comme des scalpels, gommant les couleurs pour ne garder que l’âpreté de la lumière et le noir d’encre de l’ombre.
Leurs récits entrelacés composent une fresque unique, où phobies, répulsions et rêves prennent vie, montrant la Peur sous son visage le plus noir…Peurs blanches et humour noir pour les salles obscures…

Peur[s] du noir

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Peur(s) du noir
Six artistes, six styles différents, peur du noir, à chacun sa phobie, à mettre en image, à faire ressentir au spectateur son approche de l’angoisse. Six œuvres, au final, de maitre en la matière, dessinateur ou graphiste renommé. Un étrange voyage en perspective.
La première, mais est-ce réellement elle qui ouvre le bal, ou alors celle qui en premier me vient à l’esprit car sur les six présentées elle a ma préférence.
Blutch et son trait de crayon, un dessin comme venu du passé, traits hésitants et pourtant précis, créant et renforçant le mouvement . Dans cette campagne de nulle part, d’il y a quelques siecle, on le devine .Un personnage retient à grand peine de terribles molosses, imposants, effrayants, un à un ils se libéreront et une vie alors cessera. Impressionnant comme la scène entre la danseuse de flamenco et l’animal, la belle et la bête, bestial. Ici la couleur comme dans tout le film est absente et pourtant par son trait particulier Blutch la fait surgir du noir et blanc, passant par les nuances de gris, quand au rouge il explose, non pas à l’écran. ..juste dans nos esprits, scènes de sang que nous anticipons dans ce que nous imaginons être l’inéluctable et terrible conséquence. Ma séquence préférée.
L’autre se situe sur la fin de ce drôle de voyage, et croyez le je ne fais pas l’impasse sur le reste tout vaut le coup d’œil, et je suis persuadé que vous serez tenté.
McGuire achève ce parcours, écran noir, les seules lumières dans la salle, le logo exit et l’halo du projecteur empêche je le regrette d’obtenir une obscurité totale, et pourtant c’est sur ce principe que repose ce coup de génie. Imaginez une feuille noire, toute l’action, admirablement conçue, découpée par les traits de lumière blanche qui revele ici un objet, une silhouette. Un effet bluffant, graphiquement on touche à la perfection, c’est également pesant et opressant, qu’il serait bon de trouver un interrupteur…voila mes deux passages chouchou mais je ne peux oublier le reste..allez je vous encourage à aller découvrir cette œuvre atypique.
On n’a pas tous les jours l’occasion de voir quelque chose de si peu ordinaire.
A noter une bande son idéale, se mariant funèbrement au sujet.
Le soir apres la scéance, dans les rues désertes, je regardais les choses d’un œil nouveau, cette longue colonne serpentant de lampadaires aux lumières faiblardes, toutes ces ombres si mal connues….avaient-elles quelque chose à me dire ! je dormis d’un sommeil léger malgré tout !
Le site Officiel, puisqu'il est question de dessins..à voir !

Sur Myspace "Peur(s ) du Noir", une vidéo de chaque artiste
Voilou en espérant que cela vous mette l'eau à la bouche

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