19 novembre 2007

De L'Autre Coté - Réalisé par Fatih AKIN

AUF DER ANDEREN SEITE
DE L'AUTRE COTÉ

réalisé par Fatih AKIN
ALLEMAGNE, TURQUIE
Avec Baki Davrak(Nejat Aksu), Hanna Schygulla(Susanne Staub), Nurgul Yesilcay(Ayten Öztürk), Nursel Koese(Yeter Öztürk), Patrycia Ziolkowska(Lotte Staub), Tuncel Kurtiz( Ali Aksu)...

Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes 2007
Prix du meilleur scénario & Prix du jury Oecuménique au Festival de Cannes 2007
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Avant toute chose, j'ai vu ce film l'esprit quasi vide ( qui a dit comme d'hab'!), sans vraiment savoir quel était le sujet, l'histoire traitée.
C'est à mon avis le meilleur état d'esprit pour gouter et déguster quelque
chose...quand en plus le cru est d'excellente qualité...alors ne reste que le bonheur ...Cela pour dire que si vous ne l'avez pas vu vous pouvez bien sur lire ce qui suit, mais aussi courir vite fait jusqu'au ciné..et revenir partager vos impressions après ...


En préambule, une voiture, sur une route de Turquie, une station service, Nejat (Baki Davrak)demande le plein, c’est période de fête , Bayram.
Le découpage du scénario est clairement affiché, un encart annonce la mort de Yeter.
A Brême Ali (Tuncel Kurtiz) , immigré Turc, retraité, conclut avec Yeter ( (Nursel Koese), prostituée, Turque elle aussi, l’étrange marché , devenir son seul client. Son fils Nejat, universitaire, prof d’allemand, peu favorable à ce marché, découvre une femme attachante, qui monnaye ses charmes pour payer les études de sa fille, laquelle la croit vendeuse de chaussures.
Une femme trop jeune, la boisson, une santé sur le déclin, et Ali devient agressif et violent. Un soir de dispute il tue la jeune femme accidentellement, d’un coup de poing.
Alors qu’Ali rentre en cellule, le cercueil de Yeter emprunte le tarmac, destination la Turquie, tout comme Nejat décidé à retrouver la fille de Yeter , en quête d’un pardon que lui ne peut accorder à son propre père .
Deuxième encart la mort de Lotte, suite à une manifestation musclée, Ayten (Nurgul Yesilcay), doit fuir la Turquie. Une filière clandestine l’amène à Hambourg. Ayten a un but : retrouver sa mère, marchande de chaussures ! Sa route croise celle de Lotte(Patrycia Ziolkowska), étudiante, celle-ci l’héberge, chez sa mère, Susanne(Hanna Schygulla). Qui ne voit pas cette intrusion d’un très bon œil ! Entre les deux filles c’est le coup de foudre, alors que Lotte promet d’aider Ayter dans ses recherches, celle-ci se fait arrêter, expulser, puis incarcérer en Turquie. N’écoutant que son cœur, et cette folle passion qui étreint les deux filles, Lotte s’installe en Turquie. Elle loue une chambre chez Nejat qui vient d'ouvrir une librairie . Lors d’une visite, Ayter charge Lotte d’une mission, sans se douter qu’elle l’envoie à une mort stupide.
Et c’est un autre cercueil, dans l’autre sens, qui emprunte le tarmac de l’aéroport.
Epilogue, avec l’arrivée de Susanne ivre de chagrin dans cette chambre d’hôtel. Puis son passage sur les traces de sa fille, son installation dans sa chambre, soit chez Nejat. Puis sa visite à Ayter en prison, moment d’émotion.
Et ce magique transfert d’amour, Susanne vivra désormais pour Ayter et obtiendra sa libération.
Son pardon, ses regrets…Ainsi de Nejat et là retour aux premières images du film, la station, étape sur la route qui le mène au village où son père, expulsé, sa peine purgée est de retour. Nous le quitterons , l’attendant sur la plage, le coeur enfin apte à pardonner, car l'amour de Susanne aussi grand et profond que sa douleur irradie amour et pardon.

Un scénario divisé en trois actes, six personnages, six destins, des histoires qui comme les personnes se croisent. Immigration, liberté, libres circulations des êtres, s'affranchir aussi de ses propres barrières, les personnages ici se remettent en question, par necessité, mais aussi une aspiration à plus d'espace..pour exister !
Voilà un film admirable, riches de ses personnages, qui se croisent, que nous reconnaissons là où nous ne nous attendions pas à les trouver, tells de vieilles connaisances..
A Voir et à revoir ....et dire que je n'ai pas vu Head-On ( pourtant programmé sur Lille il y a peu )
CommeAuCinema.Com "..Film interculturel et intergénérationnel, il touche, transporte et interroge..."
Kilucru vous recommande l'article du Monde.Fr

8 commentaires:

Pascale a dit…

Bon apparemment vous n'avez pas vu LE film de l'année, de la décennie, du siècle... mais tant pis, je vous lis alors je vous lie !

Kilucru a dit…

??? "vous n'avez pas vu LE film de l'année, de la décennie, du siècle...je vous lis alors je vous lie !"
Commentaire très obscur, en bref je n'y comprends rien...merci d'éclairer ma lanterne, je suis avide de savoir ;o)

Pascale a dit…

1° - je n'ai pas vu ici de "critique" de "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford".

2° - je vous lis : du verbe lire...
je vous lie : du verbe lier, mettre en lien (sur mon blog) !

C'est plus clair ?

Sinon, je renonce !

Kilucru a dit…

Oups ! mettons cela sur le compte de la fatigue. Lie évoquant pour moi sa traduction anglaise c.a.d "mensonge". A ma décharge le fait que je sortais d'avoir vu deux films "L'homme sans age" de Coppola et "La Femme des Sables" d'Hiroshi Teshigahara, une merveille !
Encore en retard la chronique de "Nous les vivants", j'ai délibérément fait l'impasse sur "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford".Ais-je vraiment loupé quelque chose?
Sinon je veux bien vous rendre la politesse en liant moi itou votre blog au mien.
j'attends juste votre autorisation, et peut-être aussi celle qui consiste à laisser de coté le vouvoiement, qui ne sied pas toujours tres bien, à la convivialité du net.enfin je trouve
@+

Pascale a dit…

Je disais "vous" car j'avais cru comprendre qu "tu" étais plusieurs...
la fatigue aussi sans doute !!!

Ai-je bien compris ? TU n'as pas vu "L'assassinat..." qui est pour moi le genre de films qui justifie ma passion pour le cinéma ???

Je ne demande aucune politesse (je suis une teigne impolie)... Je n'ai mis ce blog (le tien) dans mes (rares) liens que parce qu'il me plaît beaucoup. Si le mien ne te plaît pas... tu n'es pas obligé(e) de me le dire (je suis aussi très susceptible) mais aussi pas obligé(e) de le mettre ne lien !

Je ne crois pas avoir entendu parler de "La femme des sables", par contre le Coppola est pour moi une splendeur... Et le "Nous les vivants" me tente très moyennement...

Kilucru a dit…

Comme d'hab', nous sommes trois, un qui vaque à ses études, un qui entre son boulot et ses occupations familiales a de quoi s'occuper...
quoi qu'il en soit je leur dois mes débuts sur le net, moi j'ai du temps libre, alors kilucru s'accroche à ce blog, se sachant lu là où la terre se termine par ses deux autres compères..et quelques millions d'anonymes qui n'osent pas se déclarer Lol !

Lola a dit…

un qui entre son boulot et ses occupations familiales a de quoi s'occuper... Et oui

Mais fidèle lecteur quotidien (avec quelques millions d'anonymes qui n'osent pas se déclarer !)

@+eckmuhl

Kilucru a dit…

Tu remarqueras cher ami, que ta place au sein du triumvirat est toujours gardée bien au chaud, et ce même au plus froid de cet hiver qui s'annonce
{;o)
Salut à la petite famille d'eckmuhl!

ha qu'il est bon de se savoir lu, je me faisais parfois l'impression d'un vieux fou soliloquant dans le désert de son web(oued!)...
Soliloquer quel mot splendide..lol

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