
DARLING
Un film de Christine CarrièreAvec Marina Foïs, Guillaume Canet, Océane Decaudain, ...
D’après l’ouvrage de Jean Teulé « Darling » publié aux éditions Julliard
Synopsis
Darling est une femme d'aujourd'hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire , son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d'elle même une énergie pour continuer.Sa parole la révèle comme une femme qui veut garder sa dignité et séduire malgré tout.
Darling est naïve et effrontée, instinctive et courageuse. Elle possède la force vitale d'une héroïne de tragédie.
La vie d’une femme de la campagne qui se crée son univers malgré la violence d’un destin qui la poursuit sans cesse. Et ce dès sa plus tendre enfance. Revenant elle-même sur son existence noire, elle nous la raconte sans rancune au travers d’une C.B…
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Catherine, (incarnée par Océane Decaudain enfant puis par Marina Foïs, Darling adulte) est une enfant non désirée, maudite par sa mère avant même sa naissance. Point de départ d’un parcours semé de coups, coups du sort, la mort de ses deux frères ainés, puis coups tout court, ceux du père, car si Darling encaisse elle a aussi du caractère. Viendront ensuite ceux du mari, blessures physiques et amorales, traitements humiliants et inhumains.
Les seuls instants de douceur, de sucre dans la vie de Darling, son apprentissage chez la boulangère du village, une femme au cœur fondant comme ses gâteaux. Tous les jours c’est en footing dans un short vieillot et trop étroit que Darling court jusqu’à l’école, puis à la pâtisserie.
Lorsque la boulangerie déménage, elle travaillera pour une entreprise de transport, au service des repas. C’est là qu’elle s’initiera à la C.B où elle officiera sous le surnom de Darling. La C.B une passion, son évasion. Son malheur aussi car à l’origine de sa rencontre avec son futur époux. Trois enfants plus tard, victime des pires humiliations elle s’enfuira et ironie du destin toujours, elle sera accusée d’abandon d’enfants et verra ceux-ci confiés à l’assistance publique.
Jamais au pire des instants, Darling n’aura baissé les bras, n’avoir pas su, pas voulu rendre les coups peut-être mais le pouvait elle ? Toujours elle a ressortie la tête hors de l’eau quand on tentait de la lui enfoncer. Une résistance de personne solide, cette volonté du coureur de fonds, elle qui a avalé les kilomètres de la ferme au bourg. Sa vie est une course de fonds pleine de faux plats, de personnes qui tentent de lui faire des crocs en jambes tous les dix pas..à chaque fois elle repart .
La première partie du film, le temps avant le mariage est assez souple pour permettre quelques fantaisies et des pointes d’humour bienvenues. La seconde est trop grave pour le permettre..
Ce film, je voulais le voir à tous prix pour Marina Foïs, de ses prestations au sein des Robins des Bois à Filles Perdues, Cheveux Gras que donnerait le registre grave et sérieux. Réussi, elle s’approprie le personnage, un peu effervescent quand la légèreté du scénario le permet, peu souvent il est vrai ! Bouleversante de dignité face aux pires situations. Bravo !
CommeAuCinéma.Com "..Pourtant le film ne sombre pas dans le misérabilisme et on sent même poindre une bonne dose d’optimisme qui donnera du baume au cœur à toutes celles et toute ceux qui se reconnaîtront..."
Arte.Fr "..incarnée par Marina Foïs qui réalise l’exploit d’être à la fois terrienne et lunaire. .."
Excessif.Com "... notamment une courte mais intense scène chez le juge d’instruction où Marina Foïs est étourdissante d’émotions ....à Marina Foïs d’accéder à des rôles à la mesure d’un talent qu’elle laisse entrevoir... "
Darling - le Site Officiel
Catherine, (incarnée par Océane Decaudain enfant puis par Marina Foïs, Darling adulte) est une enfant non désirée, maudite par sa mère avant même sa naissance. Point de départ d’un parcours semé de coups, coups du sort, la mort de ses deux frères ainés, puis coups tout court, ceux du père, car si Darling encaisse elle a aussi du caractère. Viendront ensuite ceux du mari, blessures physiques et amorales, traitements humiliants et inhumains.

Les seuls instants de douceur, de sucre dans la vie de Darling, son apprentissage chez la boulangère du village, une femme au cœur fondant comme ses gâteaux. Tous les jours c’est en footing dans un short vieillot et trop étroit que Darling court jusqu’à l’école, puis à la pâtisserie.
Lorsque la boulangerie déménage, elle travaillera pour une entreprise de transport, au service des repas. C’est là qu’elle s’initiera à la C.B où elle officiera sous le surnom de Darling. La C.B une passion, son évasion. Son malheur aussi car à l’origine de sa rencontre avec son futur époux. Trois enfants plus tard, victime des pires humiliations elle s’enfuira et ironie du destin toujours, elle sera accusée d’abandon d’enfants et verra ceux-ci confiés à l’assistance publique.
Jamais au pire des instants, Darling n’aura baissé les bras, n’avoir pas su, pas voulu rendre les coups peut-être mais le pouvait elle ? Toujours elle a ressortie la tête hors de l’eau quand on tentait de la lui enfoncer. Une résistance de personne solide, cette volonté du coureur de fonds, elle qui a avalé les kilomètres de la ferme au bourg. Sa vie est une course de fonds pleine de faux plats, de personnes qui tentent de lui faire des crocs en jambes tous les dix pas..à chaque fois elle repart .
La première partie du film, le temps avant le mariage est assez souple pour permettre quelques fantaisies et des pointes d’humour bienvenues. La seconde est trop grave pour le permettre..
Ce film, je voulais le voir à tous prix pour Marina Foïs, de ses prestations au sein des Robins des Bois à Filles Perdues, Cheveux Gras que donnerait le registre grave et sérieux. Réussi, elle s’approprie le personnage, un peu effervescent quand la légèreté du scénario le permet, peu souvent il est vrai ! Bouleversante de dignité face aux pires situations. Bravo !
CommeAuCinéma.Com "..Pourtant le film ne sombre pas dans le misérabilisme et on sent même poindre une bonne dose d’optimisme qui donnera du baume au cœur à toutes celles et toute ceux qui se reconnaîtront..."
Arte.Fr "..incarnée par Marina Foïs qui réalise l’exploit d’être à la fois terrienne et lunaire. .."
Excessif.Com "... notamment une courte mais intense scène chez le juge d’instruction où Marina Foïs est étourdissante d’émotions ....à Marina Foïs d’accéder à des rôles à la mesure d’un talent qu’elle laisse entrevoir... "
Darling - le Site Officiel

3 commentaires:
En premier lieu, on pense à une banale histoire de violence domestique tiré d’un mauvais fait-divers, comme on peut en lire tous les jours dans certains journaux à sensation, mais on change d’avis très vite au fur et à mesure que nous entrons dans la vie du personnage principal de ce film car comment penser une seconde, qu’à notre époque, dans notre pays, le sort ait pu s’acharner à ce point sur une personne en lui infligeant autant d’épreuves et de drames en si peu d’années ? Darling, c’est la monstrueuse histoire, vraie et stupéfiante, d’une enfant ( Océane Decaudain, bluffante !) sauvage, solitaire et rebelle, non désirée, puis mal-aimée, subissant au quotidien la violence verbale et physique de ses parents, un couple d’agriculteurs de Basse-Normandie qui lui préfèreront toujours ses deux frères à la destinée encore plus tragique que la sienne. Pour éviter de mourir étouffée sous le poids de la souffrance affective, la fillette, trouve refuge auprès d’une boulangère au grand cœur et dans des rêves de voyages imaginaires, en regardant défiler les plaques numérologiques des dizaines de camions de routiers qui passent tous les jours sous ses fenêtres. De cette enfance puis de cette adolescence dans cette ferme de malheur, elle voudra s’en sortir à tous prix, et pour ça, pas question d’épouser un agriculteur (comme son père ?). Non ! Elle, elle épousera un gentil routier ! Pour cela, elle s’achète une CB, se trouve un nom de code : Darling,(Marina Fois, pleine de pudeur et d’émotion !) et commence à faire du radio guidage pour permettre aux routiers égarés de retrouver leur chemin dans cette campagne normande. Et un soir, la voix de Joel, nom de code : Roméo,(Guillaume Canet affreux de justesse !) se fait entendre. Il a les yeux « couleur flaque de gasoil » et il est beau ! Elle se marie, persuadée de pouvoir enfin commencer à « vivre », mais le malheur ne lâche pas si facilement ses victimes et Darling va à nouveau en faire les frais ! Battue, humiliée, violée, torturée par un mari alcoolique au dernier degré, Darling vas tout subir et tout supporter parce qu’elle l’aime. Jusqu’à la limite du supportable ! Tout dans ce film, est à vif comme une plaie. Les rares scènes de tendresses entre Darling-enfant et la boulangère puis Darling avec ses trois enfants qu’elle essaie de protéger tant bien que mal font paraître toutes les autres scènes encore plus terribles. Car la réalisatrice, Christine Carrière, à choisit de ne pas montrer de visu les scènes de violence physique. Il n’y a donc pas ce côté « voyeurisme » qui aurait pu être malsain, ce qui renforce d’autant le sentiment d’authenticité de cette histoire vraie. Elle nous laisse seulement deviner ce qui c’est passé grâce à un scénario très bien construit et à la voix off de Darling qui nous accompagne, avec une dérision et un humour noir qui renforce l’effet dramatique du récit beaucoup plus que ne le ferais n’importe qu’elle scène de violence, même insoutenable. Jusqu’au bout, cette femme voudra rester debout et garder sa dignité, ou du moins ce qu’il lui en reste, ne pas s’apitoyer sur son sort et continuer à avancer, car elle à appris depuis l’enfance que : « Des histoires comme la sienne il y en a plein les tiroirs. Et que les gens, ce qu’ils veulent tous, c’est des belles histoires avec des gens beaux. La merde des inconnus, tout le monde s’en fout ! ». Une belle leçon de courage d’une oubliée du bonheur.
(Critique un peu ancienne, désolée!)
Pourquoi désolée, et comment cela ancienne, le film est sorti le 7 Novembre !
Et encore une fois quelle écriture juste et facile..Et moi qui doit parfois me torturer, me presser comme un citron, pour un semblant de texte cohérent !
Sinon j'ai une imfime réticence vis à vis de Guillaume Canet. Il est vrai qu'il reste en retrait, la caméra s'attarde plus sur Darling . Il represente aussi tout ce que l'on peut haïr, mais ce costume ignoble ne lui va pas tres bien. Peut-etre aussi n'ai-je pas d'atomes crochus avec cet acteur..sans bien savoir pourquoi d'ailleurs !
C'est parce que je l'ai écrite il y à quelques jours déjà! Pour Guillaume Canet, dans ce film il nous dérange car on a plus l'habitude de le voir dans des rôles plus "gentil gendre idéal!" Ici, dans ce rôle de salaud première catégorie, il nous dérange et nous écoeure, c'est ce qui me fait dire qu'il est "affreux de justesse". Je ne suis pas fan de lui mais là j'applaudis sa prestation. Bonne journée.
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