

ALEXANDRA
Un film de
Alexandre Sokourov
Avec Galina Vishhnevskaya, Vasily Shetvtsov, ...
Synopsis
Un officier russe basé en Tchétchénie reçoit la visite de sa grand-mère, Alexandra. Par son indépendance d’esprit et son franc-parler, la vieille dame bouleverse la vie bien réglée du camp militaire qui l'accueille. Elle pose des questions, écoute les soldats, plus qu'elle ne parle. Elle sort aussi dans le village voisin pour aller au marché. Alexandra y rencontre des femmes tchétchènes, se lie d'amitié avec elles; elles discutent de leurs sorts respectifs, constatent qu’il n’y a pas de différences entre elles...
Sokurov a confié le rôle-titre à Galina Vishnevskaya, 80 ans, légende de la scène d’opéra russe et veuve du génie violoncelliste Rostropovitch. Evoquant l’ambition de son dernier long métrage, Alexander Sokurov déclare : « Pour moi, cette histoire ne parle pas d’actualité, mais de ce qui est éternel. Elle ne parle pas de la Russie d’aujourd’hui, de sa politique dans le Caucase, de son armée, mais de la vie russe éternelle. La guerre est toujours quelque chose de terrible. Il n’y a pas de guerre dans ce film sur la guerre. (…) Notre film relève de la fiction et n’est nullement un acte politique. Dans notre film, nous cherchons les voies qui rapprochent les hommes – et nous les trouvons. »
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Je survole habituellement l’actu qu’elle soit régionale, nationale ou internationale assez rapidement. Ayant renoncé à me faire saper le moral par des médias pas toujours crédibles d’ailleurs.
Ainsi Alexandra, avec pour cadre la Tchétchénie, étant synonyme dans mon esprit d’images de guerre, j’allais donc voir ce film ce matin-là presque en trainant les semelles, avouant qui plus est une réelle méconnaissance du réalisateur et de son œuvre par conséquent. .Oui je sais je suis impardonnable ! le synopsis j’essaye généralement d’en savoir le moins possible sur un film, un peu ma façon à moi de jouer à la roulette russe, pas de barillets chargés ici, mais des bobines de pellicules en lieu et place..
Il aura suffit de quelques images pour que d’emblée je me plonge corps et âme dans cet univers. Le film, comme un filtre couleur sable ou kaki sur l’écran, comme une couleur de poussière, ici rien ne rutile, un peu à l’image de cette guerre certainement pas brillante. Mais une guerre peut-elle l’etre d’ailleurs ? Seul le visage fier, encore frais d’Alexandra détonne !
Alexandra ce sont ces images assez improbables d’une femme à l’âge avancé, aux traits fiers et sévères d’une beauté classique sans artifice, complétés d’un caractère que l’on devine endurci.
Alexandra c’est l’âge et l’expérience au milieu de soldats trop jeunes et mal nourris.
Alexandra c’est son petit fils officier de terrain, homme d’action qui est déjà allé trop loin dans la violence pour espérer encore une rédemption, cela on le devine lors des quelques échanges avec sa grand-mère . C’est aussi une nostalgie et une faille dans la carapace quand il brosse et natte les longs cheveux de son aïeule tout comme quand il était gosse.

Grace à la réalisation de Alexandre Sokourov, nous passons de la vision fataliste et juvénile des jeunes soldats à celle presque cynique du militaire de carrière aux mains sales du petit fils d’Alexandra, pour enfin rencontrer hors de du camp là où parmi les ruines a poussé un marché noir , espace de troc entre civils et soldats. Là où Alexandra rencontrera les femmes tchétchènes, esquissant un pont que les hommes et leurs armes sont incapables à créer.
Oui décidemment la femme est bien le devenir de l’homme..S’agirait de faire vite !!
Excessif.Com "..Le réalisateur Alexandre Sokourov s’intéresse une nouvelle fois à la «voie solitaire des hommes» à travers les pérégrinations d’Alexandra qui revigore des âmes brisées en temps belliqueux. Une radiographie sublime des cataclysmes intérieurs où une femme réussit à réconcilier chacun avec soi-même. Simplicité, émerveillement, universalité. Le cinéma de Sokourov à son meilleur. .."
CommeAuCinema.Com << Note du réalisateur, Alexandre Sokourov" Il n’y a pas de guerre dans ce film sur la guerre "..>>
Critikat.Com "..Alexandra n’est pas un film de guerre mais un paradoxal hymne à la vie. La guerre n’existe qu’en pointillé, dans la profondeur de champ. A l’écran, on ne voit que les pérégrinations d’une femme qui traverse un théâtre de l’absurde avec grâce en bravant ordres et préjugés. Son prénom ? Alexandra. Son corps, lourd, semble avoir survécu à toutes les guerres, notamment celles des cœurs ; ses phrases, maugréant contre le bellicisme et l’horreur, se révèlent réconfortantes ; son âme légère remplit la longue focale. Fantomatique et désuète, elle incarne une sorte d’allégorie Dostoïevskienne...."

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