FRÈRES D’EXIL
Un film de Yilmaz Arslan.
Né en Turquie et venu s’installer en Allemagne, Yilmaz Arslan est un cinéaste qui connaît bien les problèmes d’immigration.
Léopard d’argent au Festival de Locarno en 2005
Mention spéciale du Jury au festival de Locarno pour le tout jeune Xewat Gectan Avec Xewat Gectan, Erdal Celik, Nurettin Celik
Synopsis:Azad, un jeune Kurde, a quitté sa famille pour rejoindre son frère en Europe et gagner de l’argent pour ses parents au pays. Dans son foyer d’accueil, il fait la connaissance d’un jeune garçon de 9 ans, orphelin kurde prénommé Ibo et le prend sous son aile. Rejetant son frère et ses activités illégales, Azad survit en faisant des rasages jusqu’au jour où il croise deux jeunes d’origine turque et que leur rencontre dégénère.
Telerama : "L’itinéraire violent de deux gamins kurdes en Allemagne. Entre film Social et Thriller"
La fiche de CommeAuCinema:"une plongée réaliste dans l'enfer du fanatisme....communautaire.."
Un film de Yilmaz Arslan.
Né en Turquie et venu s’installer en Allemagne, Yilmaz Arslan est un cinéaste qui connaît bien les problèmes d’immigration.
Léopard d’argent au Festival de Locarno en 2005
Mention spéciale du Jury au festival de Locarno pour le tout jeune Xewat Gectan Avec Xewat Gectan, Erdal Celik, Nurettin Celik
Synopsis:Azad, un jeune Kurde, a quitté sa famille pour rejoindre son frère en Europe et gagner de l’argent pour ses parents au pays. Dans son foyer d’accueil, il fait la connaissance d’un jeune garçon de 9 ans, orphelin kurde prénommé Ibo et le prend sous son aile. Rejetant son frère et ses activités illégales, Azad survit en faisant des rasages jusqu’au jour où il croise deux jeunes d’origine turque et que leur rencontre dégénère."Frères d’exil est ainsi avant tout un drame où se mélangent des thématiques très fortes et très joliment développées sur la famille, l’argent, l’immigration, l’intégration et les problèmes raciaux. Loin de tous clichés, les divers thèmes s’entrecroisent pour donner un panorama juste et émouvant des faisceaux de problèmes qui touchent les jeunes immigrants, sans sombrer dans le pathos ou le démonstratif. Narré en voix off par la voix enfantine de Ibo, le film commence sur des allures de fable, préfigurant un voyage initiatique pour le jeune orphelin. Pourtant, dès les premières séquences, l’égorgement d’un mouton filmé frontalement prévient insidieusement que la violence emmènera le récit vers le drame....." (Source Excessif)
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Un paysage desertique, fait de pierres et d'une maigre vegetation où broutent quelques chevres.Un messager dans un nuage de poussiere sur la route qui a des allures de piste apporte une lettre et dans celle-ci une somme d'argent,synonime de passeport pour l'allemagne et la perspective de pouvoir enfin subvenir aux plus elementaires besoin de la famille grace au travail du fils qui quitte ainsi les siens.
Ailleurs, un gamin (Xewat Gectan) s'effondre sur les corps fraichement assasinés de ces parents.
Ce film, cette fiction a parfois des allures de cinéma-réalité, la vie dans les foyers d'acceuill, les relations au sein des communautés, les reseaux et resistances qui se mettent en place pour pouvoir subsister . Et puis aussi hélas les frictions qui se font jour , la coexistance entre turcs et kurdes étant délicate.
Mais ce film est aussi une fiction, un polar sur fond d'embrouille exacerbée par de vielles haines raciales.
C'est un film qui ne nous épargne rien, voire meme une legere exageration (une scene un peu gore, qui je pense aurait pu etre adoucie, car la violence des actes est plus que suffisante pour évoquer la tension régnante..)...
Mais il reste une chose ,qui au milieu de toute cette violence montrée ou ressentie, parvient à s'imposer c'est la tendresse. Celle qui unit Azad à Ibo, un amour presque fraternel, comme celui d'une famille d'acceuill.Et à elle seule elle effacerait toute la violence des images precedentes si tout n'était pas à refaire.
Le scénario suit en parallele, conté par la voix de Ibo une légende ou un conte kurde.Quand à moi je retiendrais certes plusieurs images de ce film trés fort et juste, qui pose le probleme universel de l'émigration: que deviendrais-je moi si je devais pour survivre partir loin de chez moi, dans un pays où je n'aurais quasiment pas de repères. Ni langue, ni connaissances et à peine de quoi survivre..et dans un monde apparament sans pitié...

Il me reste aussi une image, vous la trouverez dans le petit collage, Ibo (le tout jeune Xewat Gectan) première journée sur une chaise d'école, et aprés quelques secondes,au son de la voix qui inlassablement repete des mots simples en allemand, des images, des dessins puerils et animés envahissent la tete de l'enfant.Elles se melangent à son court mais douloureux passé et ..un sourire merveilleux, remplit d'innocence,de joie, de bonheur lui avale tout le visage..sans doute pour moi une des images les plus fortes et émouvantes du film.
Voilou, en resume un film fiction-verite puissament et justement interprete notamment par les deux jeunes comédiens...
Restent des scenes un peu violentes mais helas pour la plupart d'entre-elles necessaires..qui valent au film d'etre interdit au moins de douze ans.
Excessif.com : un avis juste et complet.°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Un paysage desertique, fait de pierres et d'une maigre vegetation où broutent quelques chevres.Un messager dans un nuage de poussiere sur la route qui a des allures de piste apporte une lettre et dans celle-ci une somme d'argent,synonime de passeport pour l'allemagne et la perspective de pouvoir enfin subvenir aux plus elementaires besoin de la famille grace au travail du fils qui quitte ainsi les siens.
Ailleurs, un gamin (Xewat Gectan) s'effondre sur les corps fraichement assasinés de ces parents.
Ce film, cette fiction a parfois des allures de cinéma-réalité, la vie dans les foyers d'acceuill, les relations au sein des communautés, les reseaux et resistances qui se mettent en place pour pouvoir subsister . Et puis aussi hélas les frictions qui se font jour , la coexistance entre turcs et kurdes étant délicate.
Mais ce film est aussi une fiction, un polar sur fond d'embrouille exacerbée par de vielles haines raciales.
C'est un film qui ne nous épargne rien, voire meme une legere exageration (une scene un peu gore, qui je pense aurait pu etre adoucie, car la violence des actes est plus que suffisante pour évoquer la tension régnante..)...
Mais il reste une chose ,qui au milieu de toute cette violence montrée ou ressentie, parvient à s'imposer c'est la tendresse. Celle qui unit Azad à Ibo, un amour presque fraternel, comme celui d'une famille d'acceuill.Et à elle seule elle effacerait toute la violence des images precedentes si tout n'était pas à refaire.
Le scénario suit en parallele, conté par la voix de Ibo une légende ou un conte kurde.Quand à moi je retiendrais certes plusieurs images de ce film trés fort et juste, qui pose le probleme universel de l'émigration: que deviendrais-je moi si je devais pour survivre partir loin de chez moi, dans un pays où je n'aurais quasiment pas de repères. Ni langue, ni connaissances et à peine de quoi survivre..et dans un monde apparament sans pitié...

Il me reste aussi une image, vous la trouverez dans le petit collage, Ibo (le tout jeune Xewat Gectan) première journée sur une chaise d'école, et aprés quelques secondes,au son de la voix qui inlassablement repete des mots simples en allemand, des images, des dessins puerils et animés envahissent la tete de l'enfant.Elles se melangent à son court mais douloureux passé et ..un sourire merveilleux, remplit d'innocence,de joie, de bonheur lui avale tout le visage..sans doute pour moi une des images les plus fortes et émouvantes du film.
Voilou, en resume un film fiction-verite puissament et justement interprete notamment par les deux jeunes comédiens...
Restent des scenes un peu violentes mais helas pour la plupart d'entre-elles necessaires..qui valent au film d'etre interdit au moins de douze ans.
Telerama : "L’itinéraire violent de deux gamins kurdes en Allemagne. Entre film Social et Thriller"
La fiche de CommeAuCinema:"une plongée réaliste dans l'enfer du fanatisme....communautaire.."

1 commentaires:
Salut Kilu !
Je poste ici, non pour commenter ton article, mas parce qu'avec 4 adresses mail à ton actif, je ne sais pas à laquelle envoyer ma requête...
Bref.
C'était juste pour dire que j'avais testé de refaire le logo des irréd', celui en vigueur étant "baveux" (compression jpg oblige).
Tu me dis ce que t'en penses ? Si t'es contre, tu le dis, si tu veux changer quelque chose idem.
URL : http://img91.imageshack.us/img91/9507/logoirred9ta.png
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